Monaco a ses spécialités. Certaines qu'il entend bien conserver, comme cette capacité à imprimer un rythme infernal dans le sprint final. Et d'autres dont il se séparerait volontiers, comme cette fâcheuse tendance à caler au moment de démarrer son championnat. C'est un peu le résumé de ses deux dernières saisons. Bien finir lui a permis de terminer à chaque fois à la troisième place du classement. Et mal commencer lui a interdit de viser encore plus haut. Pour passer du statut de candidat au podium à celui de prétendant au titre, les Monégasques savent ce qu'ils doivent corriger. Réussir leur été, c'est la clé pour viser encore plus haut.
Ligue 1
Frustrant pour Rennes
IL Y A UN JOUR
C'est peu de dire que l'ASM a pris l'habitude de peiner dans la période estivale. La saison passée, elle n'avait enregistré qu'une petite victoire, pour deux nuls et trois défaites, sur les six premières journées. Si irrésistible quelques mois plus tôt (7 victoires sur ses 9 derniers matches en 2020-21), la formation alors dirigée par Niko Kovac avait laissé filer la bagatelle de 13 points sur cette période et ne figurait qu'à la 14e place du classement. Monaco avait bouclé la saison avec 15 points de retard sur le champion, Paris, et 2 sur son dauphin, l'OM. Sans son été pourri, l'histoire aurait été différente. Et peut-être plus belle.

L'enjeu de la Ligue des champions

A un degré moindre, l'ASM avait déjà connu un retard à l'allumage la saison précédente. Après un été passable (2 victoires, 1 nul, 1 défaite), elle avait connu un gros trou d'air entre la mi-septembre et la mi-octobre et figurait à une modeste 10e place au soir de la 8e journée. A seulement quatre points de la 2e place, cependant. Mais quatre points, c'était justement l'écart qui l'avait séparé du PSG, dauphin du champion lillois, à l'heure du verdict. De quoi, déjà, nourrir de gros regrets par rapport à son début de saison manqué.

Paris, vers un mercato parfait ?

Monaco sait où le bât blesse. Corriger le tir n'en demeure pas moins une tâche délicate. Comme la saison passée, les Monégasques ont dû composer avec le 3e tour préliminaire de la Ligue des champions, et un éventuel barrage, dans leur préparation estivale. L'enjeu d'une qualification pour la phase de poules implique une débauche d'énergie à la fois physique et mentale, qui peut avoir un impact négatif sur les résultats du club en championnat. Cela s'est vérifié l'été dernier, même si ce n'était pas la seule explication du mauvais départ pris par les Monégasques.

Du très lourd pour commencer

Mais l'obstacle le plus dur à surmonter pour réussir enfin une bonne entame de championnat, c'est certainement le calendrier particulièrement indigeste dont les Monégasques ont hérité jusqu'à la fin de l'été. Avec au programme pas moins de six formations qui ont bouclé l'exercice précédent dans la première partie du tableau à affronter sur les sept premières journées : trois membres du Top 5 (le PSG, Rennes et Nice) ainsi que Lyon, Lens et Strasbourg, premier adversaire des Monégasques, samedi à La Meinau.

Alexis Sanchez est-il fini ?

Le déplacement en Alsace symbolise assez bien la complexité du début de saison qui attend les joueurs de la Principauté. Il aura lieu entre les deux rencontres du 3e tour préliminaire de la Ligue des champions face au PSV Eindhoven, et trois jours seulement avant un match périlleux aux Pays-Bas où l'ASM jouera sa qualification pour le barrage après le nul concédé mercredi à Louis-II. De quoi compliquer la préparation d'un duel avec un Racing compétitif, poussé par son public, et qui a pris l'habitude de faire des misères au club de la Principauté (une seule défaite sur les huit dernières confrontations).

Prêts pour le combat

La tâche est plutôt délicate, mais Monaco pouvait s'y attendre. L'ASM s'est préparée en conséquence. Elle a déjà l'expérience de la saison passée et sait les erreurs qu'elle ne doit pas reproduire. Elle a surtout le bénéfice d'un travail physique minutieux effectué sous les ordres de Philippe Clément, un paramètre capital compte tenu de l'enchaînement des matches face à des adversaires de qualité. Le technicien belge peut aussi s'appuyer sur un effectif fourni, et qui pourrait encore être renforcé d'ici la fin de l'été, même si Aurélien Tchouaméni n'a toujours pas été remplacé.
Si son été s'annonce comme une grande bataille, Monaco est prêt à partir à la guerre. Les combats promettent d'être rudes et l'ASM n'aura pas le droit au moindre relâchement. Mais le jeu en vaut la chandelle. S'il sort indemne de ce programme de costaud, s'il a su se faire une place dans le haut du tableau au bout de la période estivale, le club du Rocher aura alors de belles certitudes sur sa qualité de jeu et celle de son effectif. Il pourra afficher les plus hautes ambitions. Et espérer, enfin, boucler une saison sans avoir à regretter ses errements de l'été.

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