Laurent Blanc à l’OL, onze mois d’échecs aux responsabilités partagées

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Moins d'un an après son arrivée sur le banc de l'Olympique Lyonnais, Laurent Blanc a déjà quitté les Gones, actuels derniers de Ligue 1. A la tête d'un effectif trop faible selon lui, l'entraîneur a souvent été critique envers sa direction. De la communication aux résultats, son triste bilan avec l'OL met en lumière les difficultés de l'ancien sélectionneur des Bleus, autant que celles du club.

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Video credit: Eurosport

Le bal des entraîneurs licenciés lors de l’exercice 2023-2024 est lancé. Laurent Blanc, attendu comme le sauveur d'un Lyon trop souvent absent de la scène européenne ces dernières saisons, n'aura pas laissé une image marquante dans la capitale des Gaules où son année aura été rythmée par la vente du club et des contraintes financières importantes.
Son cheval de bataille, le marché des transferts, lui a longtemps servi d’excuse après les contre performances. "Certains me disent chouineur mais je suis combatif, affirmait-t-il en conférence de presse le 25 août dernier. Le mercato se termine le 31 août et ensuite c'est fini. La prochaine porte, tu n'es pas certain de la voir." Presque visionnaire là-dessus, l'entraîneur de 57 ans avait pourtant demandé d’attendre la clôture du marché pour voir les progrès de son équipe. Mais la patience des nouveaux dirigeants du club a ses limites. Et dix jours après la clôture du marché en France, il a été remercié.

Un jeu et des résultats décevants

Récemment, la défaite 4-1 contre le PSG, une semaine après un très triste 0-0 à Nice, symbolisait les difficultés de Lyon sur le terrain. De trop rares projections vers l’avant et une défense presque attentiste face aux offensives parisiennes : c’est tout un effectif qui, dès la quatrième journée, semblait avoir jeté l’éponge. Malgré près de 11 mois de travail, la patte Laurent Blanc n’a jamais pris au sein de son effectif.
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Les joueurs de l'OL après la défaite contre le PSG en Ligue 1

Crédit: Getty Images

Le projet de jeu assez flou n’a pas aidé dans la quête de résultats. La demi-finale de Coupe de France a presque été oubliée, tant les difficultés ont été nombreuses en championnat. Quelques victoires de prestige comme face à Paris en avril (1-0) ou Monaco en mai (3-1), mais surtout des défaites inquiétantes face à des plus petits comme Clermont (2-1 et 1-0) ou Auxerre (2-1). Lyon sous Laurent Blanc - et bien avant - ne faisait plus peur. Son bilan en 2022-2023 n’a pas été si négatif avec 14 victoires en 28 rencontres et une bien meilleure seconde partie de saison, mais reste le troisième plus mauvais de sa carrière derrière Bordeaux en 2009-2010 et Al-Rayyan en 2020-2021, en termes de nombre de points pas match.

Ventes, blessures et rouges

Tout n’est pas à mettre au débit de l’ancien sélectionneur pour autant. Avec les problèmes financiers du club, Blanc n’aura jamais eu à sa disposition un effectif à la hauteur de ses ambitions. Les départs de Castello Lukeba puis Bradley Barcola ont par exemple été compensés par le prêt d’un Duje Caleta-Car en perte de vitesse et celui d'un Diego Moreira qui n'a aucune expérience du haut niveau, même si le prometteur Ernest Nuamah est arrivé en parallèle.
Soit bien peu de renforts de qualité malgré une première saison dernière marquée par les blessures. Corentin Tolisso en tête, absent lors de huit rencontres de Ligue 1 en 2022-2023, est toujours loin d’avoir fait un aussi bon retour dans son club formateur qu’Alexandre Lacazette. Derrière, les absences d’Anthony Lopes, Malo Gusto ou encore Dejan Lovren avaient régulièrement affaibli l’effectif en deuxième partie de saison.
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Lukeba et Barcola face à Strasbourg.

Crédit: Getty Images

Avant même l’entame de cet exercice 2023-2024, la blessure du portier lyonnais n’aidait pas Blanc. Et quand le capitaine du club, deuxième meilleur buteur du championnat la saison passée, Lacazette, se faisait exclure dès la deuxième journée, tout semblait s’acharner sur le tacticien français. Sans doute les résultats et l’attitude des siens contre Nice et le PSG auraient été différents avec leur habituel leader.

Une communication qui pose question

Comme tous les entraîneurs de Ligue 1 depuis l’arrivée d’Amazon Prime dans le marché de la diffusion, l’homme de 57 ans a toujours joué le jeu des interviews bord terrain d’après match. L’occasion pour lui d’envoyer des messages à ses joueurs, comme ce fut régulièrement le cas avec Rayan Cherki. Mais aussi de laisser comprendre son mécontentement. Après la défaite à domicile contre Montpellier, Blanc parlait même de "changer d’entraîneur", comme si le poste ne l’intéressait plus.
Ce n’est pas sans rappeler son départ de l’Équipe de France, notamment causé par une mauvaise entente avec Noël Le Graët. L’ancien président de la Fédération française de football trouvait alors son sélectionneur très peu concerné par sa mission. Là aussi, le tacticien était arrivé dans un contexte de crise, celui d’un fiasco à la Coupe du monde 2010.
Après ce mariage raté, l’avenir de Laurent Blanc, comme celui de Lyon, est assez flou. L’OL parviendra-t-il à se sortir de la crise de résultats ? Une interrogation qui pourrait trouver comme premier élément de réponse le scénario de Lyon – Le Havre, dimanche à 20h45.
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