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Ligue 1 - 7e journée : Lens, chaque chose en son temps
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Publié 29/09/2023 à 00:20 GMT+2
Mardi, Lens recevra Arsenal dans un stade Bollaert-Delelis incandescent. Une affiche européenne que les fans artésiens attendent avec impatience et que les joueurs de Franck Haise ont forcément dans un coin de leur tête. Avant, les Sang et Or iront à Strasbourg, ce vendredi. Un rendez-vous que le Racing, actuel 16e du championnat, n’a pas intérêt à négliger.
La joie des Lensois face à Toulouse. / Ligue 1
Crédit: Getty Images
Et soudain, la délivrance. Dimanche dernier, le coup de sifflet final de M. Ben El Hadj a été accompagné par un vibrant rugissement de plaisir, poussé par le public de Bollaert-Delelis. Lens venait de battre Toulouse (2-1), décrochant enfin son premier succès de la saison et quittant, par la même occasion, la dernière place du classement. Il fallait bien ça pour redonner le sourire au peuple sang et or et insuffler de la confiance à un effectif qui en avait tant besoin. Surtout que la suite du programme s’annonce copieuse.
Les neuf jours à venir vont en effet offrir un enchaînement XXL au vice-champion de France sortant. Vendredi, les partenaires de Brice Samba seront sur la pelouse de Strasbourg, sixième du championnat. Dimanche prochain, ils affronteront Lille dans le cadre du toujours bouillant derby du Nord. Et entre ces deux rendez-vous, rien de moins que la réception d’Arsenal, mardi soir. Depuis le tirage au sort de la phase de groupes et la publication du calendrier, cette affiche de Ligue des champions face aux Gunners monopolise l’attention des supporters lensois, qui se sont arrachés les billets disponibles. Les joueurs, inévitablement, l’ont aussi dans un coin de leur tête.
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Lens est venu à bout de Toulouse ce dimanche
Crédit: Getty Images
Lens ne peut pas se permettre de choisir ses matches
"Quand je me déplace dans la ville ou au stade et que je vis une ambiance comme celle-là, c’est extraordinaire, a soufflé Ruben Aguilar en conférence de presse. Les joueurs m’ont un peu prévenu, m’ont dit : 'Tu verras, Arsenal et le derby, ce sera encore plus'." Dans la sous-préfecture du Pas-de-Calais, impossible d’ignorer l’imminence de la venue des Londoniens. "Les joueurs savent très bien que dans quelques jours il y aura Arsenal pour le premier match de Ligue des champions à Bollaert", a reconnu Franck Haise. Avant de préciser : "Mais dans mon discours, on ne parle que de Strasbourg et nous. Je ne sens pas mes joueurs plus excités que d’habitude."
À vrai dire, Lens ne peut pas se permettre de galvauder son déplacement à La Meinau. Avec déjà quatre défaites en six matches et seulement quatre points pris sur dix-huit possibles, le bilan artésien est bien en-deçà des attentes. Si le Racing avait sans doute un peu surperformé l’an passé, il est actuellement en net sous-régime, comme en atteste son classement (16e). Son efficacité redoutable dans les deux surfaces s’est évaporée, ce que n’a pu masquer le succès arraché face au TFC. Dans un tel contexte, face à un tel besoin de points et de certitudes dans leur jeu, les Sang et Or seraient ainsi bien inspirés de ne pas repartir d’Alsace les mains vides.
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Kevin Danso et Lens au plus mal après la défaite contre Metz
Crédit: Imago
Après, seulement après, il sera possible de véritablement se tourner vers Arsenal. "On est en bas du classement, donc on n’a qu’une envie, c’est de prendre des points, a confirmé Aguilar. Honnêtement, on ne pense pas à Arsenal, on pense à Strasbourg parce qu’on sait que ça va être un match difficile." Arrivé à La Gaillette en fin de mercato, le latéral droit français tape d’ailleurs juste en estimant qu’"un résultat positif à Strasbourg nous mettrait dans les meilleures dispositions pour recevoir Arsenal et vivre une très belle soirée." Chaque chose en son temps, donc.
Quel que soit le résultat obtenu face à la troupe de Mikel Arteta, Florian Sotoca et ses coéquipiers n’auront ensuite guère le temps de savourer, ni de gamberger. Lille, déjà, pointera le bout de son nez. Les Dogues ont beau réaliser une entame de championnat mitigée (deux victoires, deux nuls, deux défaites), leurs ambitions élevées et la rivalité entretenue avec leur voisin en feront des visiteurs pour le moins hostiles. Arsenal puis le LOSC, la C1 puis le derby : il n’y pas à dire, les habitués de Bollaert vont vivre une semaine folle. À condition de bien la négocier. Et cela dès ce vendredi soir, sur les bords du Rhin.
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