Ligue 1 – Bradley Barcola déclassé, Khvicha Kvaratskhelia espéré : Au PSG, ça tangue à bâbord

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Le PSG est entré dans son mois crucial de janvier du bon pied. Vainqueur du Trophée de champions, le club de la capitale a également commencé à accélérer sur le volet mercato. Cité parmi les cibles parisiennes, Khvicha Kvaratskhelia viendrait garnir un couloir gauche déjà concurrentiel, où un certain Bradley Barcola vit une période creuse. Derrière le nom, on peine à discerner l’idée.  

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Le Paris Saint-Germain a entamé l’année avec un trophée et des rumeurs de plus en plus nettes sur la réorganisation de son contingent d’attaquants. Randal Kolo Muani promis à l’exil et pressenti du côté de la Serie A (Juventus), le club de la capitale espère remplacer numériquement l’international français par l’une des stars du championnat italien, l’électrique ailier gauche Khvicha Kvaratskhelia (23 ans). Déjà sur les tablettes du PSG en août, le Géorgien viendrait grossir la liste des prétendants pour animer le couloir gauche, territoire un temps chasse gardée d’un Bradley Barcola sur la pente descendante.
Mis sous pression par la montée en puissance de Désiré Doué, l’ex-Lyonnais souffre de la comparaison avec son compatriote, plus mobile et volontaire. La venue de "Kvara" pourrait accélérer la déliquescence de Barcola, un risque semble-t-il assumé par Luis Enrique, pourtant grand artisan de la venue de l’international tricolore. Autre curiosité, Kvaratskhelia présente des caractéristiques semblables à celles de ses potentiels futurs concurrents. Ce qui renvoie une énième fois à l’ambivalence des demandes de l’Asturien, marionnettiste aux consignes parfois contradictoires.

Barcola et le "syndrome Mbappé"

L’été indien semble bien loin. Promesse emballante de la saison passée, Bradley Barcola a profité du départ estival de Kylian Mbappé pour prendre le pouvoir sur le côté gauche, et endosser le costume de détonateur numéro 1 du jeu parisien. Quelques crochets dévastateurs et quelques buts plus tard, le soufflé est retombé. Cette baisse de niveau est importante et lisible à travers un investissement décroissant sans ballon. Une donnée déjà à l’origine des critiques concentrées à l’intention de son illustre prédécesseur dans le couloir gauche.
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Muet en Ligue des champions et buteur pour la dernière fois en Ligue 1 il y a plus de deux mois (doublé à Angers, le 9 novembre), Barcola souffre également d’un manque d’initiatives qui tranche avec le jeu volubile et audacieux d’un Désiré Doué de plus en plus débridé. Sans doute touché par une crise de confiance, le numéro 29 des Rouge et Bleu n’est pas aidé par les consignes sibyllines de son entraîneur. Grand prêcheur d’un contrôle systémique des joueurs, de leur position, et des circuits de passes, Luis Enrique sanctionne dans le même temps Barcola pour sa créativité défaillante.

Doué, plus qu’une simple alternative

Ce n’est donc pas étonnant de voir le nom de Doué sur le couloir gauche de l’attaque parisienne lors du Trophée des champions remporté la semaine passée au Qatar (1-0, contre Monaco). Capable de permuter avec Ousmane Dembélé, dont la complicité a livré quelques enseignements positifs pour la suite, Doué offre également un profil de joueur dézonant son couloir, laissant la porte ouverte aux montées ravageuses de Nuno Mendes. Concerné lors des tâches défensives, quitte à défendre devant sa propre surface, l’ancien Rennais a clairement marqué des points.
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Désiré Doué et Ousmane Dembélé, buteurs pour le PSG face à Monaco

Crédit: Getty Images

Mais voilà qu’un troisième larron pourrait bien secouer une énième fois la hiérarchie. Ailier au CV laudatif (vainqueur de la Serie A avec Naples en 2023, meilleur joueur et meilleur passeur du championnat cette saison-là), "Kvara" arriverait avec l’étiquette d’un titulaire, surtout au prix annoncé (autour de 75 millions d’euros). Remis sur pied depuis l’intronisation d’Antonio Conte chez les Napolitains, le Géorgien n’apparaît toutefois plus comme la seule arme létale (5 buts, 3 passes en Serie A) du club.

Kvara espéré, Barcola ménagé, mais à quoi joue Luis Enrique ?

Séduit par un changement d’air, Kvaratskhelia trouverait avec Luis Enrique un pan de philosophie commune, en la volonté de construire une équipe hétéroclite. Un message répété samedi lors de la conférence de presse d’avant-match. "C’est un commentaire valable aussi bien pour Doué que pour Barcola, Dembélé, et toute l’équipe : nous sommes une équipe de foot, nous ne dépendons pas d’un joueur." Conscient du moment délicat traversé par son joueur, Luis Enrique n’a pas manqué de soutenir Barcola.
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"Vous dîtes en ce moment que Barcola est moins bien car il ne marque pas de buts, mais pour moi il est toujours aussi important, maintient le coach espagnol. Alors j’essaye de l’encourager, parce que vous vous chargez de le descendre." Luis Enrique joue de son rôle de figure paternelle mais n’hésite pas à passer les minutes qui suivent en mode père fouettard ("Soit tu te motives, soit quelqu’un passe devant toi"). Désireux de poursuivre sur "cette même ligne" d’une formation aux profils versatiles, Luis Enrique, en visant un joueur seulement capable d'évoluer à gauche comme Kvaratskhelia, contribue, d’une certaine façon, à épaissir le tapis brumeux au-dessus des têtes parisiennes. Plus qu’une solution, l’affaire soulèverait plutôt un nouveau casse-tête.
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