Paris champion de France, comme d'habitude, mais différemment : "C'est un doux rêve de jouer comme ça"

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Vainqueur 1-0 lors de la 28e journée face au SCO, ce samedi au Parc des Princes, le PSG a acté son treizième titre de champion de France. Pour Marquinhos, c'est le dixième. Pour Luis Enrique, le deuxième. Pour tous, il a un parfum singulier. Celui d'une synergie que Alexandre Dujeux, entraîneur d'Angers, a aussi souligné. Reste à concrétiser au niveau européen, pour ce PSG invaincu en Ligue 1.

Quelle valeur donner au titre du PSG ?

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Paris Saint-Germain, ou le champion attitré. "Quand on ne le gagne pas, ça m'est arrivé deux fois, ça fait mal", a déclaré Marquinhos, ce samedi, au sujet du titre national que le PSG venait d'assurer en battant le SCO au Parc des Princes (1-0, but de Désiré Doué). Décuple roi de France, le défenseur central brésilien a ainsi rappelé à quel point son club avait, depuis qu'il opère sous pavillon qatari, inversé notre perception de la course au trophée. La norme, c'est qu'il échoit à Paris. L'exceptionnel, c'est que Paris échoue.
Mais ce couronnement assuré dès la 28e journée de L1 a tout de même une saveur particulière. Il se dégage de ce PSG une impression d'œuvre collective qui ne transpirait pas de ses prestations, depuis quelques saisons. "Tout donner sur le terrain, avoir toujours la philosophie d'être agressif", est une sorte d'"ADN" que Marqui' a mentionné, au micro de beIN SPORTS, suggérant une notion de cohésion. Alexandre Dujeux, coach angevin, décrit "un très beau champion, car tout le monde attaque et tout le monde défend, c'est un doux rêve de jouer comme ça".
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Et maintenant ? Rester invaincu et conquérir l'Europe

Architecte d'une osmose derrière laquelle le PSG "starisé" de Kylian Mbappé, Lionel Messi, Neymar ou autre Zlatan Ibrahimovic a longtemps couru, Luis Enrique considère son équipe en progrès : "La saison dernière, nous avons mérité de gagner le championnat, mais cette année nous avons encore amélioré nos performances." Celui que Lucas Hernandez érige en "boss" se réjouit de "remporter un championnat début avril" – "cela veut dire que nous avons un très haut niveau" – et veut "rester invaincu" au terme des 34 journées, exploit qui serait inédit.
"Je trouve que c'est fantastique de respecter les adversaires à tous les matches", poursuit un Dujeux élogieux, devant la presse : "Même s'ils ont un budget pharaonique par rapport au nôtre, j'aime bien tout ce qui est mis en place". Et son confrère espagnol de rester sur son nuage, célébrant son deuxième titre de champion de France (le 13e du Paris Saint-Germain) : "Mon bonheur est en lien avec l'implication que je vois dans le club, le profil des joueurs recrutés, les ressources du club, on essaye de travailler de la meilleure manière."
Le PSG fait donc différemment, sans doute, et mieux, probablement. Mais pour un résultat que l'on peut qualifier de "convenu". La différence fondamentale serait, pour le club phare de la ville lumière, d'exporter sa domination de l'Hexagone au Vieux Continent. Luis Enrique est convaincu que son équipe "saura élever son niveau mercredi" en Ligue des champions face à Aston Villa car "elle est fraîche sur le plan mental". Pour ce quart de finale aller au Parc, il faudra faire sans Marquinhos (suspendu). Mais Paris n'en est plus à dépendre d'un seul joueur, n'est-ce pas ?
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