Mercato OM | Niveau, salaire, mercato : Geoffrey Kondogbia, le symbole

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Il a vécu un véritable calvaire, dimanche soir, sur la pelouse de l'AS Monaco (2-0). Geoffrey Kondogbia a énormément souffert face au talent et à l'impact de Paris Brunner. L'international centrafricain est devenu, malgré lui, le symbole d'un club marseillais mis dans l'impasse par une politique ayant attiré des joueurs coûteux, parfois fragiles, et au rendement très insuffisant.

Geoffrey Kondogbia lors du match entre Monaco et Marseille

Crédit: Imago

Dimanche, à la mi-journée, l'Olympique de Marseille officialisait le départ de Leonardo Balerdi, devenu le bouc émissaire de supporters lassés. Dimanche, en fin de soirée, ces mêmes supporters l'ont remplacé par un autre. Malgré l'interdiction de déplacement des soutiens marseillais à Louis-II pour le choc à Monaco (2-0), Geoffrey Kondogbia a bien eu droit à quelques sifflets venus des tribunes au moment où il a quitté la pelouse, à l'heure de jeu.
Avant cela, celui qui avait justement laissé de bons souvenirs sur le Rocher avait vécu un véritable calvaire, incapable, tout au long de la rencontre, de prendre la mesure de l'excellent Paris Brunner. En souffrance sur les plans technique et physique face au nouveau chouchou de l'ASM, l'international centrafricain a même fini sur les fesses après un festival de l'attaquant arrivé de Dortmund, et auteur du but du break.
"Je pense qu'il ne faut pas tirer des enseignements sur un match, a tenté de défendre Bruno Genesio en conférence de presse d'après-match. Il n'y a pas que Geoffrey qui a pu être en difficulté face à Brunner. C'est un attaquant très puissant, qui est dur à prendre au marquage. C'est aussi un problème collectif parce qu'on n'a pas été suffisamment présents autour, notamment sur les seconds ballons. On en a perdu beaucoup et, après, forcément, vous avez beaucoup d'espace à gérer dans le dos. C'est très, très difficile pour tous les défenseurs. Donc il ne faut pas se focaliser uniquement sur le match de Geoffrey."

L'un des visages de la politique de Pablo Longoria

Mais il y avait quelque chose de symbolique à voir le milieu de terrain, reconverti défenseur central, vivre un tel moment de détresse au soir d'un 30 août. Lui, l'un des derniers joueurs dont le salaire approchant les 7 millions d'euros est devenu un boulet incommensurable dans le budget de l'OM. Lui qui fut, à l'époque, l'un des premiers coups retentissants de Pablo Longoria et qui devait incarner, par son statut de joueur consistant passé par l'Inter et l'Atlético, les nouvelles ambitions européennes du club phocéen.
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Le duel entre Geoffrey Kondogbia et Paris Brunner lors de Monaco - Marseille

Crédit: Getty Images

Après trois saisons de performances très inégales, durant lesquelles il a peiné à enchaîner les matches en raison de blessures à répétitions (une dizaine au total), Kondogbia est devenu le visage de toutes les limites marseillaises. Sur le terrain, l'ancien Monégasque a atteint son plafond, tant physiquement que techniquement. En dehors, son âge (33 ans), son passif et ses émoluments en font un élément quasiment invendable, d'autant que la nouvelle direction marseillaise n'entretient désormais que peu de lien avec les clubs de Premier League.
Au contraire de Nayef Aguerd et Pierre-Émile Höjbjerg, autres cadors encombrants pour la grille salariale olympienne, Kondogbia n'a pas eu la moindre piste concrète durant cette grande braderie estivale. Il fait, en revanche, partie des joueurs "prêts à faire des sacrifices" avec lesquelles des "discussions encourageantes", selon les termes du président Stéphane Richard, ont été entamées. Cela ne suffira certainement pas à offrir une ouverture à Grégory Lorenzi, le directeur sportif, lors de l'ultime journée de mercato. Ni à apaiser la lassitude des supporters marseillais.
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