Ligue 2 - Rétrogradation du FC Sochaux : "On va vers la disparition du FCSM dans sa forme actuelle"

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Le dernier espoir s'est envolé. Malgré les fonds réunis par un héritier de la famille Peugeot, les autorités sportives ont rejeté mardi le plan de sauvetage du FC Sochaux, qui se dirige vers le dépôt de bilan. Le CNOSF n'a pas été convaincu par le projet de reprise piloté par Romain Peugeot, arrière-petit-fils du fondateur. Et maintenant ?

La DNCG relègue le FC Sochaux en National

Crédit: Getty Images

Pour le FC Sochaux, l'ultime espoir vient, peut-être, de s'éteindre. Ce mardi, le Comité national olympique et sportif français (CNOSF) a refusé la demande sa demande se maintenir en Ligue 2. "On va vers la disparition du FCSM dans sa forme actuelle", a déclaré à l'AFP le président du Grand Belfort, Damien Meslot, dont l'agglomération avait prévu d'apporter un million d'euros au club quasi-centenaire.
Le club sochalien, 9e de Ligue 2 à l'issue du dernier exercice, avait été rétrogradé en National par la DNCG. Ce revers devrait profiter à Annecy, 17e et premier relégable, en passe d'être repêché en deuxième division, dont la première journée débute samedi. M. Peugeot avait présenté lundi son projet au CNOSF à la suite du retrait de l'actionnaire chinois, le groupe immobilier Nenking, en grande difficulté financière.
Ce financier de 33 ans, installé à Londres, n'était pas joignable mardi soir pour commenter ces informations. "C'est une grande tristesse et une grande déception car le club reste entre les mains de Nenking qui va déposer le bilan", a estimé M. Meslot. "Le club va perdre son statut professionnel et ses salariés vont se retrouver au chômage". Le club a annoncé la possibilité d'une "’saisine du juge des référés du tribunal administratif".
Cette perte du statut professionnel pourrait se traduire par une descente aux enfers et une équipe première repartant en National 3, au niveau de l'équipe B sochalienne. La Fédération française de football (FFF) et sa Direction nationale du contrôle de gestion (DNCG) exigeaient du FCSM un budget de 12 millions d'euros afin de faire face à ses charges.
Mais "le CNOSF a estimé que le montage proposé par Romain Peugeot et ses investisseurs était arrivé trop tard et qu'il ne justifiait pas de revoir la décision prise par la DNCG", selon M. Meslot, à quelques jours de la reprise samedi du championnat de L2. Les supporters du club ont été ballottés ces derniers jours entre espoir et désillusions.
Fondé en 1928 dans le berceau du constructeur automobile Peugeot, le club de Sochaux a été un modèle de stabilité durant près de 90 ans quand il était détenu par la famille du même nom. Son centre de formation a sorti nombre de joueurs majeurs et d'internationaux français ces dernières décennies. Sochaux est un des fondateurs du premier championnat de France professionnel, en 1932-1933. Les Lionceaux ont été champions de France à deux reprises (1935, 1938) et ont remporté la Coupe de France deux fois (1937, 2007), ainsi que la Coupe de la Ligue en 2004.

Revirements

Mais en quelques années, ses propriétaires chinois l'ont poussé au bord de la faillite. Le dernier propriétaire, Nenking, a fait savoir ces dernières semaines qu'il ne souhaitait plus investir dans le club franc-comtois. Puis dans la nuit du 25 au 26 juillet, M. Peugeot est parvenu à négocier un accord stipulant qu'il reprenait 67% du capital du FCSM pour 8 millions d'euros, le groupe chinois conservant provisoirement le capital restant (4 millions d'euros).
Mais Nenking est revenu sur cet engagement, a annoncé dimanche à l'AFP le sénateur du Territoire de Belfort Cédric Perrin. L'entourage de Romain Peugeot avait ensuite assuré lundi que ce dernier avait réuni une offre de reprise "suffisante" pour le maintien en Ligue 2 avec l'aide des collectivités locales.
Une cagnotte en ligne, lancée par l'association Sociochaux, avait réuni de son côté mardi plus de 140 000 euros. "Il serait inconcevable que le FC Sochaux-Montbéliard disparaisse de la carte du football français", plaidait l'association. La semaine dernière, Emmanuel Macron avait de son côté "souhaité exprimer auprès des propriétaires son attention à la sauvegarde du FCSM et de ses salariés comme de son centre de formation", avait-on indiqué dans l'entourage du président de la République.
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