L'expérience de Lyon ou l'ambition de Paris ? Les deux porte-étendards du football féminin français se disputent samedi (21h00) une place en finale de la Ligue des champions devant 40.000 spectateurs prêts à chavirer pour le PSG, mal embarqué face au septuple vainqueur de l'épreuve.
A l'issue de cette demi-finale retour (aller: 3-2 pour l'OL) au Parc des princes, il n'y aura qu'une seule équipe française à Turin pour la finale du 21 mai. Et celle-ci promet déjà d'être périlleuse, probablement face aux tenantes du titre barcelonaises, bien engagées dans leur demi-finale face à Wolfsburg (5-1 à l'aller avant le retour en Allemagne). Qui prendra l'ascendant ? Le PSG de Marie-Antoinette Katoto, malgré les remous encore vivaces de l'affaire Kheira Hamraoui ? Ou l'OL d'Eugénie Le Sommer et Amandine Henry, habitué des sommets européens ?
"Nous allons aborder cette rencontre avec l'idée d'attaquer et de marquer. Être offensif fait certainement partie de l'ADN du football féminin, mais aussi de la qualité de mes joueuses", a souligné l'entraîneure de Lyon Sonia Bompastor. Le choc au Parc des princes est beaucoup plus qu'une demi-finale retour de C1: il en va de la hiérarchie du foot féminin français, longtemps dominé par le précurseur lyonnais, mais rendu bicéphale par d'ambitieuses Parisiennes depuis quelques années.
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Dynamique lyonnaise

Dernièrement, c'est même plutôt le PSG qui gagne aux points face au rival, avec ce titre de champion de France arraché la saison passée après 14 ans de suprématie lyonnaise, cette victoire parisienne face à l'OL en quart de finale de la dernière C1 et, récemment, l'élimination des Lyonnaises par le club de la capitale en Coupe de France, sur un score large (3-0) en janvier.
En quelques jours, la dynamique menace néanmoins de s'inverser: Lyon compte cinq points d'avance en D1, un matelas presque définitif dans un championnat déséquilibré ; et l'OL a fait un petit pas vers une dixième finale continentale en treize ans. Mais les partenaires de Wendie Renard connaissent trop bien leurs meilleures ennemies pour les prendre de haut. Elle savent d'abord que leur victoire à l'aller n'a tenu qu'à trois erreurs de la gardienne parisienne Barbora Votikova ; et elles n'ont pas oublié, non plus, qu'elles avaient remporté le match aller l'année dernière (1-0) avant de plier au retour (2-1).
Cette fois-ci, la règle du but à l'extérieur a disparu et il faudra bien deux buts d'écart aux Parisiennes pour inverser la tendance, à moins de miser sur une séance de tirs au but, comme en finale de l'édition 2017 entre les deux équipes (0-0 a.p., OL vainqueur 7-6 de la séance).

"Soirée magique" au Parc ?

"C'est un match décisif, qui se jouera sur la détermination et le talent. Et notre équipe est capable, sur le plan qualitatif et collectif, de faire mieux qu'à Lyon", assure l'entraîneur parisien Didier Ollé-Nicolle. Pour faire basculer la confrontation, Paris ne pourra pas compter sur Hamraoui, laissée hors du groupe toute la semaine après une altercation à l'entraînement. L'avenir de la milieu est incertain, sur fond de tensions qui persistent avec certaines coéquipières depuis l'agression dont elle a été victime en novembre, toujours non-élucidée.
C'est plutôt sur Katoto que le PSG misera: la meilleure buteuse de D1 (17 buts) rêve d'apporter au PSG sa première Ligue des champions, ce qui comptera peut-être dans son choix de rester, ou non, dans la capitale à l'expiration de son contrat fin juin.
Les 40.000 spectateurs attendus au Parc des princes, un record pour un match féminin de clubs en France, sauront-ils convaincre l'attaquante de prolonger son bail ? Dans un premier temps, ils comptent bien apporter ce supplément d'âme au PSG, en quête d'une troisième finale européenne. "Cela nous fait chaud au coeur de voir autant de monde se déplacer pour nous encourager", s'est enthousiasmée la capitaine Grace Geyoro vendredi. "On espère que la soirée sera magique."
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