Il n’y a jamais de mal à se faire du bien. Mercredi soir, l’Olympique lyonnais, qui avait tant de mal ces temps-ci, s’est fait un peu de bien devant son public de Gerland, en stoppant plusieurs séries négatives. A commencer par ces six matches sans le moindre succès, qui commençait à peser sérieusement sur le bilan automnal du club rhodanien. Les Lyonnais n’avaient par ailleurs plus offert de victoire à leur public depuis la venue de Toulouse le 26 septembre, soit deux mois et demi. Lyon commençait à trouver le temps long. Heureusement, Debrecen était sans doute l’adversaire idéal pour stopper cette double disette.
Sur le fond, la prestation de l’OL n’a pas forcément effacé tous les doutes, notamment au cours d’un premier acte quelconque. Mais difficile de faire la fine bouche quand on gagne 4-0. Après tout, Hugo Lloris n’avait plus gardé sa cage inviolée depuis six matches. Quand on sait les difficultés rencontrées dans le secteur défensif par le septuple champion de France, là encore, ce n’est pas si négligeable. Au moins pour le moral. Même si cette victoire n’a pas suffi à offrir la première place de leur poule aux Lyonnais, elle tombe donc à pic pour relâcher un peu la pression sur un groupe sous tension. Alors, quand bien même Claude Puel repousse cette thématique ("Ce n'est pas une question de soulagement ou de s'être rassuré ou je ne sais quoi encore", a marmonné l’entraîneur des Gones), on imagine où en serait l’OL ce matin s’il n’avait pas battu le champion de Hongrie. Il fallait le faire, c’est fait.
Aulas : "Comment peut-on parler de crise ? "
Ligue des champions
Le plateau des 8es
09/12/2009 À 21:44
Et maintenant ? Maintenant, Bordeaux débarque dans trois jours à Gerland. C’est un peu comme passer de New Jersey aux Lakers. Techniquement, tactiquement, physiquement, il y a un monde entre Debrecen et le champion de France. A tous points de vue, le challenge sera donc tout autre. L’enjeu sera lui aussi incomparable. Mercredi soir, l’OL lorgnait certes sur la première place, mais sa qualification était d’ores et déjà assurée. Contre les Girondins, c’est déjà une partie de son avenir national que jouera l’équipe de Claude Puel puisqu’elle se retrouvera à huit points du leader en cas de défaite. "Nous avons fait un bon match mais cela ne veut pas dire que nous battrons Bordeaux qui est une équipe très respectable tout comme Lille. Si Bordeaux gagne contre nous, il aura huit points d'avance. Le match contre Bordeaux devient déterminant", concède Jean-Michel Aulas.
Prompt à défendre ses joueurs et son entraîneur en cette période troublée, ce qui est finalement tout à son honneur même s’il utilise pour ce faire des arguments parfois emprunts d’une mauvaise foi savamment dosée, JMA a profité de la large victoire contre Debrecen pour monter à nouveau au créneau. "L'OL a gagné 4-0 malgré l'inquiétude autour de l'équipe, juge-t-il. Il y a eu une réaction. Les joueurs se sont révoltés et c'est tout un club qui se trouve grandi par cette 7e qualification consécutive en 8e de finale. Il est scandaleux de remettre en cause le travail de vingt ans et de remettre en cause un entraîneur de grande qualité. Comment peut-on évoquer la crise ? Je vous assure que les joueurs sont de bons joueurs. Ils sont sérieux".
Il n’en reste pas moins que le match le plus important de cette semaine charnière n’a pas encore eu lieu. Ce n’est que dimanche soir que nous saurons, et les Lyonnais avec, s’ils sont vraiment à nouveau dans le sens de la marche. Une victoire sur Bordeaux relancerait incontestablement la machine, au-delà de l’aspect comptable. C’est là, et pas avant, que l’OL saura si Debrecen était le début d’une période plus rose ou un simple cache misère.
Ligue des champions
Lyon s'en contentera
09/12/2009 À 10:57
Ligue des champions
Rooney est "ravi"
15/03/2011 À 21:46