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Dortmund-Naples : Le Borussia peut déjà tout perdre
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Publié 25/11/2013 à 23:29 GMT+1
Six mois après avoir disputé la finale à Wembley, Dortmund est au bord du précipice. Les Borussen ne doivent pas perdre face à Naples pour éviter l'élimination.
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Face à Naples, Dortmund fera face à son destin en Ligue des champions. Car si le championnat d'Allemagne est encore long et leur laisse un brin d'espoir, malgré sept points de retard sur le Bayern Munich, la situation est plus critique sur la scène européenne : les Borussen sont distancés de trois longueurs par Arsenal et Naples à deux journées de la fin de la phase de poules. L'équipe de Jürgen Klopp, qui reste sur trois défaites de rang dont deux sur sa pelouse (contre Arsenal puis le Bayern), n'a donc plus le droit à l'erreur. Un revers, face à une équipe qui l'a battue à l'aller (2-1), serait synonyme d'adieu aux huitièmes de finale. "La mission est de tout faire pour reporter le match décisif au 11 décembre à Marseille. Ce ne sera pas facile mais on a assez d'éléments pour y croire", a insisté le coach, qui a concédé à ses joueurs "cinq minutes pour déprimer" après la débâcle à domicile contre les Bavarois (0-3) samedi.
Depuis, l'objectif était de rechercher les "solutions pour aborder avec confiance et conviction le match de mardi". Des solutions pour bricoler encore une défense décimée par les blessures (Subotic, Hummels, Schmelzer) et notamment en charnière centrale, où Sven Bender pourrait être associé à Sokratis Papastathopoulos à la place du vétéran Manuel Friedrich, recrue de dernière minute face au Bayern Munich, estimé "trop juste pour la Ligue des champions" par Klopp.
L'appel à la confiance et à la conviction était particulièrement destiné à l'attaque, où Robert Lewandowski, Marco Reus et co ont enchainé les occasions manquées pour ne claquer qu'un seul but lors des trois dernières sorties ! "Un match de foot se décide sur des buts, il faudra donc à tout prix saisir nos occasions. Et elles sont rares à ce niveau", a insisté le portier Roman Weidenfeller, qui a subi une expulsion - tout comme son coach - lors de la défaite à San Paolo (2-1) en ouverture de la compétition. "On peut gagner si les garçons donnent tout ce qu'ils ont et on va gagner parce qu'ils vont le faire", a insisté le patron Hans-Joachim Watzke, tout en glissant qu'il "n'y aurait pas de honte à jouer la Ligue Europa", où serait reversé très probablement le BVB en cas d'échec.
La bonne nouvelle est que Naples ne se présente pas dans de bien meilleures conditions. Battu à domicile par Parme (0-1), la deuxième défaite de rang après celle subie sur le terrain de la Juventus, le Napoli pointe comme son rival allemand à la troisième place de son championnat. Avec en prime, l'absence de son capitaine Marek Himsik (blessé), même si le stratège slovaque n'était pas au sommet de sa forme. A sa place, l'entraîneur espagnol Rafael Benitez pourrait aligner Lorenzo Insigne, auteur d'un superbe coup franc à l'aller, ou le Belge Dries Mertens. Mais le club napolitain n'a besoin que d'un point pour avancer en huitièmes, avant même la réception d'Arsenal le 11 décembre. Et Benitez, qui a déjà brandi la Coupe aux grandes oreilles avec Liverpool en 2005, est persuadé que "l'importance du match donnera une impulsion supplémentaire à (ses) garçons".
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