Zidane : "Real - Juve, ce sera quelque chose de spécial, c'est sûr"
Par Maxime Dupuis
Publié 11/05/2017 à 00:46 GMT+2
LIGUE DES CHAMPIONS - Zinédine Zidane a longtemps couru derrière la C1 quand il était joueur. Le 3 juin prochain, l’entraîneur du Real Madrid aura l’occasion d’en remporter une deuxième en deux saisons et d’entrer un peu plus dans l’histoire. Mais pour ce faire, il faudra battre la Juventus Turin, un adversaire évidemment à part pour ZZ.
Eurosport
Crédit: Eurosport
On ne sait pas jusqu’où il ira. On a juste conscience du chemin déjà parcouru. Lui qui, lorsqu’il a raccroché les crampons, ne se destinait pas forcément à une carrière en costard-cravate sur un banc de touche a finalement eu raison d’essayer. Le jeu en valait la chandelle. Et le Real Madrid ne peut que se féliciter d’avoir, un jour, confié les rênes de son équipe première à Zinédine Zidane, puisque c’est de lui qu’il s’agit.
Seize mois après sa prise de fonctions à la tête de la Maison Blanche, en lieu et place de Rafael Benitez - heureux promu en Premier League depuis peu -, ZZ s’apprête à diriger le Real en finale de la Ligue des champions pour la deuxième fois. Ce sera le 3 juin à Cardiff et, un an après avoir décroché la lune face à l’Atlético Madrid, le rival, Zinédine Zidane aura à faire à la Juventus Turin. Cette même Vieille Dame qui a façonné le jeune ZZ mais n’est jamais parvenue à le hisser au sommet du football européen.
"Ce sera quelque chose de spécial, c'est sûr", a reconnu Zidane après le coup de sifflet final. Si le Français est madrilène depuis 2001, une partie de son cœur est restée à Turin, où il a découvert le très très haut niveau. Turin, ce fut un fabuleux tremplin pour lui et, par extension, pour le football français qui a profité comme pas permis de l’ère piémontaise du meneur de jeu. "C'est un club très important pour moi, comme joueur, un club qui m'a aussi tout donné. Maintenant, je suis au Real Madrid, c'est le club de ma vie et ce sera une belle finale". Une belle finale qui peut accoucher d’un exploit majuscule : pas tant d’offrir une douzième coupe aux grandes oreilles au Real mais d’en glaner une deuxième en deux saisons. Un doublé que personne n’a réussi depuis le grand Milan AC d’Arrigo Sacchi, en 1989 et 1990.
"Je suis l'entraîneur et cela signifie que tout ce que j'ai fait, je l'ai bien fait mais je l'ai fait avec cet effectif, qui fait parfaitement les choses. Ce sont eux qui jouent, courent, se battent et font toujours le maximum sur le terrain", a-t-il tenu à souligner, comme pour retirer de son auguste crâne les lauriers qui s’amoncèlent au fil des mois et des triomphes. Même les soirs de défaite, d’ailleurs. Dans les couloirs de Vicente-Calderon, il n’y avait pas grand monde pour reprocher quoi que ce soit au Français mercredi.
ZZ n’a pas eu besoin d’être aidé pour analyser les débats du soir et un revers sans conséquence. "Nous avons eu des difficultés au début, ils ont marqué deux fois, mais il ne fallait pas s'affoler. Nous savions que nous aurions des occasions. En seconde période, nous avons joué bien mieux, avec Isco entre les lignes, Benzema..." Son attaquant français, auteur d’une action lumineuse qui a entraîné le but du 2-1, celui du soulagement, l’a impressionné. "Je ne sais pas comment il s'en est sorti sur cette action et même lui était incapable de me dire", a-t-il lancé. Le genre de commentaires ébahis qu’on entendait quand ZZ portait encore des crampons et gratifiait l'assistance de ses arabesques uniques. Une autre vie. Elle parait lointaine. Mais marquée, elle aussi, du sceau de la gagne.
Sur le même sujet
Publicité
Publicité