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Cet été, l'Ajax a perdu trois cadres, pas sa philosophie

Cet été, l'Ajax a perdu trois cadres, pas sa philosophie

Le 19/08/2019 à 23:37Mis à jour Le 20/08/2019 à 19:31

LIGUE DES CHAMPIONS - Avant d'affronter une première fois l'Apoel Nicosie mardi (21 heures), en barrage aller, l'Ajax Amsterdam s'était fait très peur au tour précédent. L'été a été un peu pénible pour les Lanciers, avec les départs de De Jong, De Ligt et Schöne, mais leur philosophie de football demeure pour l'instant intacte.

"Je n'ai pas été satisfait par grand-chose. Il va falloir progresser si l'on veut atteindre la phase de groupes." C'est peu de dire qu'Erik ten Hag était inquiet après la difficile qualification des siens pour les barrages de la Ligue des champions à la mi-juillet. Après un match nul initial décroché en Grèce, sur le terrain du PAOK Salonique (2-2), l'Ajax Amsterdam a gagné difficilement au retour (3-2) après avoir été notamment mené en première période.

Sensation de la dernière édition de C1, le club néerlandais avait ébloui le monde du football par sa fraîcheur, son jeu direct, sa solidarité et était passé tout près de la finale après notamment des prestations époustouflantes contre le Real Madrid, la Juventus Turin et Tottenham. Il eut été, voire même il serait assez incroyable que cette équipe, certes amputée de trois joueurs majeurs durant l'été, ne réussisse pas à rallier la phase de groupes de la coupe aux grandes oreilles l'exercice suivant. C'est pourtant tout l'enjeu des deux prochaines semaines pour Daley Blind et consorts.

Vidéo - LdC - ten Hag : "Il va falloir progresser pour atteindre la phase de groupes"

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La vie sans De Jong et De Ligt

Mardi soir et huit jours plus tard, l'Ajax va vivre une double confrontation face à l'Apoel Nicosie avec une certaine pression, forcément, eu égard au passé glorieux précédemment évoqué. Face au champion de Chypre en titre, celui des Pays-Bas partira favori, quand bien même il a dû se résoudre à voir partir Frenkie de Jong (FC Barcelone), Matthijs de Ligt (Juventus Turin) et Lasse Schöne (Genoa) cet été. Si le dernier cité, à 33 ans, représentait moins une force vive que les deux premiers pour les Lanciers, la perte de ce trio lors du même mercato impacte forcément les ambitions de l'équipe.

Un constat d'autant plus évident que l'Ajax, réputé ces dernières saisons pour bien former et recruter juste, a comme à son habitude réagi à ces départs en misant sur des joueurs méconnus et jugés prometteurs. Sont ainsi arrivés les jeunes Kik Pierie (19 ans) et Lisandro Martinez (21 ans) en défense centrale ainsi que le Roumain Razvan Marin (23 ans) et le Mexicain Edson Alvaez (21 ans) dans l'entrejeu. Quatre nouveaux éléments qui ont coûté en tout moins de 40 millions d'euros quand De Jong et De Ligt ont rapporté à eux seuls près de 145 millions d'euros (hors bonus).

Sans surprise, aucune des recrues n'a pour l'instant réussi à assumer la relève des deux vedettes néerlandaises et personne ne peut leur en vouloir aujourd'hui. Erik ten Hag a même choisi, pour l'instant, de sortir Blind de la défense pour lui demander d'aider Donny van de Beek à la création, affaiblissant de fait la charnière centrale. Preuve que le chantier de l'entrejeu est probablement le plus important aux yeux de technicien batave.

Donny van de Beek et Daley Blind lors de Venlo - Ajax Amsterdam (1-4) en championnat des Pays-Bas.

Donny van de Beek et Daley Blind lors de Venlo - Ajax Amsterdam (1-4) en championnat des Pays-Bas.Getty Images

Tadic et Van de Beek régalent toujours

Champion national, vainqueur de la Coupe des Pays-Bas et demi-finaliste de la dernière C1 en 2019, l'Ajax Amsterdam ne pourra peut-être pas s'enorgueillir d'un tel palmarès en 2020. Toujours est-il qu'il a n'a pas tout perdu cet été, loin s'en faut, son football si singulier continuant de faire des heureux à la Johan Cruyff ArenA. D'abord accroché sur le terrain du Vitesse Arneim en championnat (2-2), l'Ajax a retrouvé ses standards en dynamitant le FC Emmen (5-0) et Venlo (1-4) ce weekend. Le tout, bien sûr, avec cette fougue collective qui avait tant secoué ces derniers mois ce football européen fait d'incessants calculs.

Ce football, Van de Beek en demeure un parfait représentant, lui dont le rôle n'a pas tellement évolué d'une saison à l'autre. Orphelin de De Jong et Schöne, l'international néerlandais continue d'afficher cette audace folle qui le caractérise en évoluant quasiment avant-centre sur le terrain, ce qui explique pourquoi il affiche déjà deux buts et trois passes décisives après trois journées de championnat. Un temps courtisé par le Real Madrid, le dynamiteur de 22 ans semble parti pour rester une année supplémentaire à Amsterdam et c'est vital pour que l'Ajax continue de développer un jeu séduisant.

Mobile sur tout le front offensif, habile à la passe, précis dans ses frappes et technique dans les petits espaces, Van de Beek est toujours ce parfait allier de Dusan Tadic dans l'axe. Le Serbe, qui avait illuminé Santiago-Bernabéu avec un match parfait la saison passée, reste davantage un numéro 10 qu'un finisseur et il nécessite donc des joueurs aussi fougueux que Van de Beek, David Neres et autre Hakim Ziyech à ses côtés pour exprimer son football. On pense notamment à ses passes verticales lorsqu'il est dos au but qui continuent de faire des ravages. Et qui participent, au sein de la stratégie globable de Ten Hag, au singularisme de cette étonnante équipe.

Tadic, Van de Beek et Ziyech fêtent un but lors d'Ajax-PAOK en Ligue des champions.

Tadic, Van de Beek et Ziyech fêtent un but lors d'Ajax-PAOK en Ligue des champions.Getty Images

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