Football
Ligue des champions

La malédiction est vaincue

Partager avec
Copier
Partager cet article

Neymar buteur lors de PSG-Dortmund en Ligue des champions

Crédit: Getty Images

ParMaxime Claudel
11/03/2020 à 21:54 | Mis à jour 12/03/2020 à 10:40

LIGUE DES CHAMPIONS – Cette fois, c'est passé ! Pour la première fois depuis 2016, le Paris Saint-Germain s'est qualifié pour les quarts de finale de C1. Dans un Parc des Princes à huis clos, Paris a frappé deux fois en première période grâce à Neymar puis Bernat (2-0). La malédiction du huitième de finale est vaincue.

Après trois saisons de disette devenue une forme de malédiction, le PSG tient sa qualification pour les quarts de finale de la Ligue des Champions. Battu à l'aller dans l'antre du Borussia Dortmund, le club de la capitale a renversé la vapeur lors d'un retour disputé à huit clos (2-0). Auteurs d'une première période sérieuse et appliquée face à des Allemands bien trop timorés, pendant laquelle ils ont fait la différence au tableau d'affichage, les Parisiens ont su faire le dos rond après la pause pour poursuivre leur aventure européenne. Un match qui pourrait bien servir de déclic dans une année où tous les rêves sont encore permis.

  • Le film du match
Ligue des champions

L'antisèche : Ça, c'est Paris !

11/03/2020 À 23:21

Neymar a lancé les hostilités

On n'a pas reconnu le Dortmund du match aller, mais qu'importe. Le PSG a fait sans son public ni Mbappé au coup d'envoi et avec une pression immense, dans un contexte parasité par le bruit médiatique. C'était amplement suffisant pour cette équipe qui a souvent déçu à ce stade de la compétition. Dans ce huitième retour, le premier disputé par Neymar avec le maillot du PSG sur le dos, les hommes de Thomas Tuchel ont réalisé le match parfait.

Le succès, indispensable, porte la marque du numéro 10 parisien. Souvent imprécis dans ses transmissions mais jamais avare dans ses efforts, y compris dans le repli défensif, Neymar a lancé son équipe. A la réception d'un corner tiré par Angel Di Maria, il s'est fait oublié par Achraf Hakimi pour ouvrir le score d'une tête plongeante (1-0, 28e).

"L’année du PSG ? Le tableau s'est ouvert mais l'ombre de l'annulation plane"

00:03:13

Ce but est venu libérer une équipe parisienne qui a entamé la rencontre dans le costume du conquérant, face à un adversaire trop attentiste, qui pensait sans doute que son avance de l'aller ne fonderait pas. Mais la possession fut souvent vaine pour le PSG, qui a eu la bonne idée de se mettre à l'abri juste avant l'entrée aux vestiaires, et alors que Dortmund venait de vivre un soupçon de temps fort, certes inoffensif.

Communion avec les supporteurs à l'extérieur

C'est Juan Bernat qui s'est permis d'inscrire le but du break, en se fendant d'une récupération puis en se trouvant à la conclusion d'une action qu'il a lui-même initiée, sur un centre de Sarabia (2-0, 45e+1). A la pause, le PSG tenait sa qualification. Mais il y avait encore une mi-temps à disputer, avec une pression qui grimpait crescendo face à une équipe capable de tout.

Des guerriers, comme Neymar, c'est ce qu'il fallait à ce PSG

00:02:51

Il a fallu souffrir pour le PSG, qui a relevé le défi haut la main en faisant les efforts défensifs les uns pour les autres. La victoire n'a parfois tenu qu'à un fil tant les Allemands se sont montrés insistants dans leurs offensives. En face, les Parisiens, toujours généreux dans le pressing, ont été un peu moins mordants sur les situations de contre, même après l'entrée de Kylian Mbappé peu après l'heure de jeu. Mais toujours est-il que Keylor Navas aura passé une soirée globalement tranquille, quand les autres acteurs ont terminé dans la nervosité, symbolisée par l'expulsion d'Emre Can, provoqué par Neymar.

Il fallait voir la joie, immense, qui s'est emparée des Parisiens et des supporters restés à l'extérieur au coup de sifflet final, matérialisant une libération alors qu'ils n'ont encore rien gagné. Cette confrontation face à Dortmund a mis en lumière une chose : il y a bel et bien une force collective qui se dégage de cet effectif, derrière les traumatismes des années passées et les incertitudes des dernières semaines. En faisant front commun face à de nombreux vents contraires, le PSG a fait parler des vertus qui pourraient bien le porter loin dans cette Ligue des Champions où aucun favori ne semble se dégager.

Di Maria en feu, supporters en délire : la célébration incandescente des Parisiens

00:00:49

Ligue des champions

Les notes : Des guerriers et l’astre Di Maria

11/03/2020 À 22:46
Ligue des champions

Forces, faiblesses, système et absences : l'Atalanta en cinq questions

IL Y A 14 HEURES
Dans le même sujet
FootballLigue des championsDortmundParis Saint-Germain
Partager avec
Copier
Partager cet article