L’édition 2019-2020 de la Ligue des champions est, plus que jamais, celle de tous les possibles. Celle où tout finit par se jouer sur onze jours, à Lisbonne, afin de finir coûte que coûte cette compétition bouleversée au printemps par le coronavirus. Celle où trois matches suffisent pour qu’un club passe de simple quart de finaliste à champion d’Europe. Celles où certaines équipes doivent à tout prix saisir leur chance. Et l’Atlético en fait partie.

Le format idéal pour le "Cholismo"

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Déjà, avant que la crise sanitaire ne prenne toute son ampleur, les Colchoneros ont donné une dimension épique à cette Ligue des champions, en faisant tomber le tenant du titre à Anfield dès les huitièmes de finale. Cette victoire obtenue à l’usure après 120 minutes face à Liverpool a permis à Diego Simeone de prouver que malgré ses limites et ses échecs passés, le "Cholismo" n’est pas mort.

Et le Final 8, ce format pensé par l’UEFA aller au bout de cette édition de la C1, a tout du format parfait pour les Colchoneros. Parce qu’il n’y a plus efficace que l’Atlético de Simeone dans un match couperet. Et dans une compétition où la moindre erreur se paie cash, la solidité, la combativité et la rigueur à toutes épreuves des Madrilènes représentent des armes de destruction massive au Portugal.

De plus, l’Atlético est dans une très bonne dynamique. Mal en point en championnat avant l’interruption des compétitions due au coronavirus, les Rojiblancos se sont bien repris en main, et restent sur une série de onze matches sans défaites en Liga. Peu dangereux offensivement, ils ont trouvé un second souffle notamment par le biais de Marcos Llorente, héros de la qualification à Anfield début mars et excellent depuis la reprise du championnat espagnol mi-juin.

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Un tableau ouvert et peu expérimenté

Et en plus du format qui semble parfaitement convenir à l’Atlético, le tirage au sort lui a aussi été favorable. En quart de finale, Saul et sa troupe ont hérité du RB Leipzig, qui disputera par la même occasion le premier quart de finale de Ligue des champions de son histoire. Et si les Allemands peuvent représenter, par leurs qualités offensives démontrées tout au long de la saison de Bundesliga, un certain danger pour le club madrilène, ils seront tout de même privés de leur serial buteur Timo Werner, transféré à Chelsea.

Et, en cas de qualification, l’Atlético se retrouvera confrontée au Paris Saint-Germain. Le PSG n’a lui pas atteint les demi-finales de la compétition depuis 1995. Le club de la capitale a peu d’expérience dans le dernier carré de la C1, contrairement à l’Atlético, finaliste de la compétition en 2014 puis 2016.

Après ces deux échecs cuisants aux portes du sacre sur la dernière décennie, qui plus est à deux reprises face à son rival madrilène, l’Atlético a une revanche à prendre. Et tout laisse à croire que les hommes de Diego Simeone ont leur carte à jouer lors de ce Final 8 à Lisbonne. Ne pas se faire surprendre par le séduisant Leipzig de Naggelsman est le premier défi qui attend les Colchoneros dans leur course au graal.

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