Une première période proche de la perfection, une seconde semblable à un cauchemar. Le football est rarement tout blanc ou tout noir mais mercredi dernier, le PSG a connu les deux extrêmes face à Manchester City. L’avantage, c’est que Paris connaît le modèle à suivre pour renverser les Citizens à l’Etihad, mardi. L’inconvénient, c’est que les hommes de Pep Guardiola ont aussi compris comment prendre l’ascendant sur leur adversaire. Au global, cette rencontre fut riche en enseignements. Avec quelques axes de progression côté parisien, qui pourraient changer la face de cette double-confrontation.
Neuf tirs contre quatre pour les Citizens, un jeu (presque) égal dans la possession : le PSG a connu un gros temps fort lors du match aller. Une domination de près de 45 minutes, rapidement concrétisée par l’ouverture du score de Marquinhos, sur corner. Une phase de jeu qui a régulièrement mis les hommes de Pep Guardiola en grand danger, en particulier quand Leandro Paredes est passé proche de faire le break de la tête. Mais dans le jeu, Paris ne s’est pas créé beaucoup d’occasions franches avant le retour au vestiaire, à l’exception des deux premières tentatives de Neymar.

Neymar

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Faire mal dans les temps fort, savoir "souffrir" dans les temps faibles

Loin d’être une surprise : Manchester City ne se découvre ni comme le FC Barcelone, ni comme le Bayern Munich. En Ligue des champions, personne ne concède d’ailleurs moins de tirs par match que le futur champion d’Angleterre cette saison. Mais ce dernier n’avait, avant cela, rencontré ni Kylian Mbappé, ni Neymar. Deux atouts majeurs qui ont affiché, au Parc, un niveau très éloigné de leurs habitudes en C1 cette saison. Les deux stars parisiennes devront être trouvées davantage dans les transitions, et devront faire bien mieux, si toutefois Mbappé pouvait commencer le match. John Stones, par exemple, a progressé, mais n’est pas un monstre de régularité et mérite d’être titillé.
Ça, c’est pour les temps forts. Et dans le cas inverse ? Paris devra mieux se conditionner aux temps faibles que ce ne fut le cas mercredi. A Munich, les hommes de Mauricio Pochettino s’étaient préparés à souffrir, de par le profil de leur adversaire et les absences qu’ils déploraient. Très sollicité, le club francilien a craqué, certes, mais sans fauter directement. Face à City, pourtant avec son onze-type, Paris s’est fait punir sur deux erreurs d’inattention. Le PSG était peut-être moins prêt à défendre.

Verratti utilisé différemment ?

"Que faire quand on souffre ? Prier Dieu, a plaisanté Marco Verratti, qui a vite retrouvé son sérieux en conférence de presse. Il y a des moments où on va souffrir. Il faut souffrir ensemble, de l’attaquant à Keylor (Navas). Quand on aura le ballon, il faudra en profiter pour marquer. Contre le Bayern, on a souffert jusqu’à la dernière minute. On a aussi souffert au match retour contre le Barça. On est prêt à souffrir, prêt au combat".
L’international italien sera d’ailleurs au centre de l’attention, puisque son positionnement sera l’une des clés tactiques de cette manche retour. Excentré à gauche dans une position plus haute qu’à l’accoutumée, Verratti a été l’un des principaux artisans de la grande première période parisienne. Mais le repositionner dans sa position préférentielle aux côtés de Leandro Paredes, tout en ajoutant un élément plus offensif au onze de départ, pourrait être une solution pour gagner la bataille du milieu de terrain et limiter l’influence de De Bruyne, Rodrigo, Gündogan et compagnie. Ce qui sera le nerf de la guerre, dans une rencontre où la possession sera un enjeu majeur.
"On va essayer d’avoir le bon ballon. C’est l’intention, le challenge, a dévoilé Mauricio Pochettino devant la presse. On est une équipe qui essaye d’avoir la possession mais avec plus de balance entre la possession et les transitions. On doit être prêts à souffrir mais aussi à être cliniques et agressifs sur nos opportunités. On doit prendre des risques". La prise de risque, Paris y est en effet condamné, face à des Citizens qui auront, eux, tout intérêt à calmer le tempo.

Basculer dans l’irrationnel

Voilà un autre point important : la faculté du PSG, ou non, à faire basculer cette soirée dans l’irrationnel. Dans le genre de matches auxquels le champion de France s’est habitué ces dernières saisons, avec plus ou moins de réussite, mais plutôt plus que moins récemment. "Personne ne peut contrôler le chaos, a reconnu Pep Guardiola lundi. Ce sport est imprévisible (…) On va essayer de minimiser le danger".

Pochettino-Guardiola, duel de tacticiens

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Révélateur d’un coach qui ne veut pas que les événements s’emballent. En tout cas pas au point de vivre une soirée aussi folle que celle qui avait vu City être éliminé par le Tottenham de… Pochettino en quarts de finale, il y a deux ans (1-0, 4-3). "C’est difficile de tout préparer. Le foot peut vous surprendre", a d’ailleurs déclaré ce dernier. Mais au-delà des axes de progression et des différents scénarios envisageables, une certitude : pour commencer, Paris devra livrer deux mi-temps du même niveau. Ne répéter que la première serait insuffisant. Rééditer la seconde serait rédhibitoire.
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