Dix-huit tirs concédés contre Bordeaux. Plus de 14 en moyenne sur chaque match de Ligue des champions. Les statistiques l'illustrent parfaitement. Mais il suffit de regarder une rencontre du PSG pour s'en rendre compte tant cela saute aux yeux : Paris expose sa cage de manière inquiétante cette saison. Comme l'a encore rappelé sa sortie contre les Girondins ce weekend (2-2), il y a un laxisme certain dans l'arrière-garde des champions de France depuis plusieurs semaines maintenant. Les raisons sont multiples. Mais une est aussi évidente que la perméabilité récurrente des hommes de Thomas Tuchel : le départ de Thiago Silva a laissé un grand vide.

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Les soucis défensifs du PSG s'expliquent bien sûr de plusieurs manières. Entre les blessures, le Covid et l'enchaînement des rencontres, Thomas Tuchel n'a pas pu durablement installer un quatuor défensif pour travailler les automatismes. Si Juan Bernat n'est pas un roc défensif, son absence longue durée laisse aussi un couloir gauche bien friable, Layvin Kurzwa et Mitchel Bakker n'étant pas des assurances tout risques.

Autre constat flagrant : l'effectif parisien, confronté à l'impossibilité de travailler le foncier depuis le Final 8 de la C1 avec la répétition des rencontres, manque de jus, ce qui l'empêche d'imposer un pressing régulier et l'expose à des trous d'airs coupables dans une rencontre. Forcément, il y a également derrière tout cela une question d'attitude. "En deuxième période, on a vraiment manqué de sérieux, d'efforts, de discipline, d'attitude", a ainsi fustigé Thomas Tuchel samedi. Mais le technicien allemand est aussi à la source de ces failles.

Thiago Silva, quand un seul être vous manque…

Son équipe se retrouve trop souvent coupée en deux avec un bloc plus exposé. Pire, le dernier finaliste de la Ligue des champions est cette saison incapable de défendre collectivement. Enfin, l'obstination de Tuchel à vouloir intervertir Danilo et Marquinhos n'a également pas favorisé la mise en place d'une défense plus solide. Le leadership du Brésilien a même manqué cruellement derrière sur certaines sorties, notamment lors de la défaite à Leipzig (2-1) où Presnel Kimpembe s'est perdu. Et il manque d'autant plus en charnière centrale que Thiago Silva n'est donc plus là.

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Mis à la porte du projet parisien par un Leonardo resté fidèle à sa ligne de conduite sur les trentenaires, Thiago Silva n'est peut-être plus la référence de ses plus belles années. A 36 ans, l'ancien de l'AC Milan n'a plus la même explosivité. Mais par sa lecture du jeu, son expérience et son sens tactique, il reste une valeur sûre. Il possède en plus cette capacité rare à bonifier les joueurs qui évoluent à ses côtés. Demandez donc à Chelsea, qui a enregistré sept clean sheets en 10 matches avec "O Monstro" comme titulaire et où Kurt Zouma a encore passé un cap…

Leonardo voulait tourner la page. Cela se respecte. Mais il ne l'a pas remplacé cet été. Et cela se ressent encore plus quand Marquinhos doit être amené à jouer plus haut sur la pelouse, abandonnant une défense qui aurait bien besoin de certitudes même si le cœur du problème est surtout collectif. Avant un match crucial face à Manchester United emmené par Marcus Rashford, Anthony Martial et Edinson Cavani, il serait en tout cas bon de rectifier le tir. Histoire de ne pas offrir trop d'occasions aux Red Devils, qui ne se montreront peut-être pas aussi maladroits dans le dernier geste que Leipzig la semaine passée.

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