Paris en avait perdu l'habitude. Les automnes gris et maussades ont longtemps fait la légende du club parisien qui piquait sa crise avant les fêtes de fin d'année. Mais depuis que QSI a pris les rênes, quelques traditions ont volé en éclats et le PSG marchait tranquillement sur la Ligue 1 et l'Europe pour passer Noël au chaud. L'an passé, il avait même signé sa meilleure phase de poules depuis 25 ans. Voilà des années qu'il n'a pas connu l'angoisse d'une sortie de route avant les 8es.

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Le tour de chauffe a souvent ressemblé à une formalité et à une litanie de volées de bois vert infligés aux quatre coins de l'Europe. Mais 2020 n'est décidément pas une année comme les autres. Après la première finale de son histoire en Ligue des champions, Paris n'est pas certain, quelques semaines plus tard, de franchir les poules. La faute à un automne pourri.

Pas vraiment l'idée qu'on se fait d'un qualifié

Revoilà donc le goût du souffre au beau milieu du mois de décembre, la menace du sol qui se dérobe sous les pieds des finalistes. Rattrapé par ses difficultés, le PSG joue son avenir en Ligue des champions, mercredi soir à Old Trafford sur la pelouse de Manchester United, où une défaite peut le rapprocher d'une élimination cauchemar dès la phase de groupes pour la première fois de l'ère qatarie. "On ne cherchera pas d'excuses de savoir si on joue trop et si on manque quelqu'un dans l'équipe, a fait savoir Marco Verratti en mode commando. Il ne faut penser qu’à la victoire et pour ça il faut être parfait comme équipe. C’est seulement comme ça qu’on pourra prendre les trois points."

La victoire contre Leipzig mardi dernier (1-0) a nourri un paradoxe : il a rapproché Paris de la qualification et l'a éloigné de l'idée qu'on se fait d'un qualifié. La maigre qualité de jeu n'a rassuré personne. Et le nul concédé face à Bordeaux samedi (2-2), une semaine après une défaite à Monaco (3-2) et au terme d'une seconde période d'une rare pauvreté, a même fini par convaincre Thomas Tuchel, très en colère, du péril qui guettait ses hommes.

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Un 16e de finale

Oui, Paris va mal. Les coéquipiers de Kylian Mbappé, minés par les blessures et épuisés par une saison sans temps mort depuis un Final 8 mené tambour battant, sont sur les rotules. Et ils ne font plus figure de favori face à des Mancuniens qui les avaient battus au Parc des Princes lors du match aller et qui aligneront Edinson Cavani.

Une bien nouvelle quand on connaît la faculté des anciens Parisiens à mettre à mal leur ancien club. Demandez donc au Bordelais Yacine Adli, buteur samedi. Voilà qui tombe mal car c'est un vrai 16e de finale qui se joue à Manchester. Un carton plein lors des deux dernières journées, avec une ultime affiche contre le Basaksehir Istanbul, équipe la plus faible du groupe, le 8 décembre, sera synonyme de huitièmes pour le finaliste sortant.

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Mais le PSG, qui paie ses deux défaites lors de la phase aller, n'a pas de marge non plus. Un nouveau revers mercredi, cumulé à une victoire de Leipzig en Turquie, le placerait au bord d'un gouffre, puisque le club allemand n'aura besoin ensuite que d'un seul point, face à des Anglais déjà qualifiés, pour le pousser hors de la phase finale. C'est dire si la bande à Neymar et Mbappé, qui n'a plus marqué en Ligue des champions depuis 8 matches, n'a pas le droit à l'erreur ce mercredi.

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