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Ligue des champions - Avant Dortmund - Real Madrid : Vinicius Junior, le vrai favori au Ballon d'Or ?
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Publié 01/06/2024 à 00:41 GMT+2
Derrière l'enjeu pour le Real Madrid de décrocher, samedi contre Dortmund (21h) la 15e Ligue des champions de son histoire, s'écrit aussi l'histoire personnelle de Vinicius Junior. Le Brésilien, auteur d'une saison formidable, pourrait remporter la C1 pour la deuxième fois à 23 ans. Et surtout confirmer ce qui ressemble à une évidence : le favori dans la course au Ballon d'Or, c'est lui.
Ancelotti est-il le plus grand entraîneur de tous les temps ?
Video credit: Eurosport
Octobre 2023. Pendant que Lionel Messi s'adjuge le 8e Ballon d'Or de sa carrière, Vinicius Junior progresse doucement mais sûrement dans cette quête de la récompense individuelle ultime en terminant 6e du classement, soit deux places de mieux qu'en 2022. Dans le même temps, le Brésilien remporte le prix Socrates, en raison de son implication dans la fondation pour enfants défavorisés qu'il a créée.
Le trophée pour avoir fait le bon... avant le grand bond ? Puisque Harry Kane n'a rien gagné avec le Bayern, puisque Erling Haaland ne disputera pas l'Euro et n'a pu conserver la Ligue des champions avec Manchester City, le débat semble se résumer à trois hommes cette année : Jude Bellingham, Kylian Mbappé et Vinicius, donc. Et le Brésilien a une belle tête de favori.
Sa campagne a en tout cas débuté, sans qu’il n’ait eu à s’en occuper. "Il est proche de le gagner, estimait Carlo Ancelotti le 10 mai dernier. Et s'il termine bien la saison avec la finale de la Ligue des champions et la Copa América, je pense qu'il peut le gagner".
Son sélectionneur Dorival Silvestre Júnior va même plus loin. Pour lui, le doute n'est pas permis : "La saison qu’il a réalisée le mène droit au trophée. De tous les joueurs qui seront impliqués dans les deux compétitions (Euro et Copa América), personne n'a eu une année plus équilibrée que Vini. Je pense que cette élection est en cours, si elle n'a pas déjà eu lieu".
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Vinicius, favori pour le Ballon d'Or ?
Crédit: Quentin Guichard
Que son patron en sélection le veuille ou non, Vinicius doit encore, en quelque sorte, transformer l'essai. Une finale de Ligue des champions marquée de l'empreinte de Bellingham, un Euro réussi et remporté par Mbappé pendant qu'il se montrerait plus discret à la Copa América (20 juin - 14 juillet) et le débat ne serait pas aussi tranché. Mais à l'instant t, le virevoltant brésilien part avec un coup d'avance. Même son coéquipier et concurrent le dit.
"Pour moi, c'est le meilleur joueur du monde, je l'ai dit tellement de fois, a expliqué l'international anglais au moment de se prononcer sur cette course. Quand il est à son meilleur niveau, il est injouable. C'est un plaisir de jouer avec quelqu'un comme lui. Il fait de la magie à partir de rien, il est agréable à voir jouer".
On le sait, les "performances individuelles" et le "caractère décisif et impressionnant des prétendants" sont désormais les critères prédominants, devant "l’aspect collectif et les trophées remportés" et "la classe du joueur et son sens du fair-play". Si le goût du Brésilien pour la provocation est un sujet, le reste ne fait pas débat. Ni les trophées - la Ligue des champions pourrait être son 3e de la saison - ni son sens du spectacle. Encore moins ses statistiques.
L'ancien de Flamengo a manqué une dizaine de matches sur blessures cette saison, mais marqué 23 fois en 38 rencontres. Soit le même total que la saison dernière avec... 17 matches de moins. Et un de plus que celle d'avant, bouclée à 52 matches. Son ratio devant le but a tout simplement explosé, pendant qu'il s'est calmé sur les offrandes (11 passes décisives cette saison contre 21 la saison dernière).
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Vinicius
Crédit: Getty Images
D’ailier à numéro 9
Le résultat d'une évolution majeure dans son jeu, devenu ultra complet. Car si le Real a continué d'exceller après le départ d'un Karim Benzema remplacé par le seul Joselu, c'est aussi parce que Vinicius a su interpréter un rôle plus axial. "Ma plus grande fierté cette saison ? D'avoir pu jouer numéro 9, assure-t-il. Le coach m'a convaincu de jouer à ce poste. Maintenant, je me sens plus à l'aise dans cette position qu'en tant qu'ailier".
Impensable il y a encore quelques années en arrière, quand il n'était encore qu'un dribbleur fou aux pieds carrés. Mais désormais, il est devant le but comme devant les défenseurs adverses : clinique. Capable de débouler à gauche comme de mystifier un adversaire par un appel-contre appel, le joueur de 23 ans sait désormais tout faire, et le fait souvent dans les grands rendez-vous.
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"Joselu, symbole d'un Real qui renverse tout, peu importe le contexte"
Video credit: Eurosport
Allez demander à Leipzig, contre qui il a marqué en 8e de finale retour de C1. Au Bayern, qui a souffert de son doublé en demi-finale aller. Ou au Barça, impuissant face à son triplé en finale de la Supercoupe d'Espagne. Les supporters de Liverpool se souviennent, eux, encore de son but en finale de la Ligue des champions 2022, celui qui avait acté pour de bon son changement de statut.
Deux ans plus tard, tout est réuni pour qu'il franchisse le palier d'après. Le palier ultime. Quand on lui demande à qui il donnerait le Ballon d'Or, le natif de Sao Gonçalo répond poliment, tantôt Bellingham, tantôt Toni Kroos. Mais à force, il finit par le reconnaître. "Ce serait un très beau prix parce que vous travaillez toutes les années de votre vie pour devenir l'un des meilleurs joueurs du monde". Il fait déjà partie du gratin. Reste à ajouter la cerise sur le gâteau.
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