Ligue des champions - Boulettes à la pelle, Embolo à la peine : les tops et flops de Benfica-Monaco

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L'AS Monaco est passée très proche de la qualification pour les 8es de finale de la Ligue des champions sur la pelouse de Benfica mardi soir (3-3). Portée par un grand Maghnès Akliouche, l'ASM a toutefois été plombée par une défense terriblement fragile et un Breel Embolo trop maladroit. A l'arrivée, la malédiction des club français en terre portugaise se poursuit. Voici les tops et les flops.

Thilo Kehrer, coupable face au Benfica

Crédit: Getty Images

Les tops

  • L’artiste Akliouche
Au milieu des bourdes défensives à répétitions et de l’inefficacité offensive (surtout en première période), il y a eu Maghnes Akliouche. La qualité technique rare de l’international Espoirs tricolore a fait des dégâts et donné du relief à la prestation monégasque. Précieux, doué, décisif (sur le deuxième but), le milieu de terrain a été très productif (11 dribbles tentés, 5 réussis) et aurait sans doute mérité d’être un peu mieux accompagné par ses coéquipiers. Lui a le niveau pour la Ligue des champions. Et peut-être même un peu plus. Allô Didier ?
  • Le poison Pavlidis
Avant cette double confrontation, les Monégasques étaient prévenus : Vangelis Pavlidis arrivait lancé. Auteur d’un triplé face au FC Barcelone il y a un peu moins d’un mois et de neuf pions lors de ses huit derniers matches, l’attaquant du Benfica a pesé de tout son poids dans ce barrage. Déjà buteur à l’aller, le Grec a encore fait de sacrées différences. Auteur d’un énorme travail avant de servir Kerem Aktürkoglu sur l’ouverture du score, il n’a pas tremblé sur le penalty égalisateur (2-2). A l’arrivée, il est directement impliqué sur trois des quatre buts marqués par son équipe sur l’ensemble des deux rencontres.
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Evangelos Pavlidis of SL Benfica celebrates scoring his team's second goal from a penalty during the UEFA Champions League 2024/25 League Knockout Play-off second leg match between SL Benfica and AS Monaco.

Crédit: Getty Images

Les flops

  • La malédiction française à Lisbonne
Le Benfica vit avec la malédiction Béla Guttmann. A Lisbonne, les clubs français en connaissent une autre. Et l’AS Monaco n’a pas réussi à la briser. Ce mardi soir, le déplacement de l’ASM à l’Estadio da Luz était le 18e d’un club français en compétitions européennes. Le PSG, Marseille, Lyon, Bordeaux, Toulouse, Saint-Etienne, Lille ou encore Nantes : aucun d’entre eux n’était parvenu à s’imposer. Le club du Rocher s’est désormais ajouté à cette liste. Le bilan est douloureux : 5 nuls, 13 défaites.
  • Monaco sans défense
Victime d’une pénurie de milieux de terrain, Adi Hütter s’est adapté en alignant une défense à cinq mardi. Et si l’on savait déjà que la solidité d’une équipe ne se résume pas à son nombre de défenseurs, Monaco en a fait la spectaculaire démonstration à Lisbonne. De retour de blessure, Wilfried Singo a perdu deux fois le ballon sur l’ouverture du score adverse.
Au cœur d’une prestation ratée, Thilo Kehrer a lui concédé un penalty après une erreur de Christian Mawissa, et c’est tout une charnière qui a semblé perdu sur le 3e but portugais. Incompatible avec la Ligue des champions, tout simplement. Aucune équipe n’a commis autant d’erreurs amenant à un but cette saison en C1.
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Thilo Kehrer lors de Benfica - Monaco

Crédit: Getty Images

  • Embolo, un peu de malchance, tellement de maladresse
On connaît les qualités et les défauts de Breel Embolo, mais sa prestation a frôlé la caricature mardi. L’attaquant suisse a parfois su jouer de son corps pour user la défense portugaise, notamment sur le premier but monégasque. Il a été malchanceux, aussi, comme sur sa tête qui a heurté le poteau et longé la ligne. Mais il a surtout manqué deux énormes occasions en première période, d’abord à cause d’un contrôle trop long, puis sur une frappe partie dans les nuages dans une position pourtant idéale dans la surface. Maghnès Akliouche, auteur d’un travail remarquable à chaque fois, a dû apprécier…
  • Trublin en mode passoire
Anatoliy Trubin pourra remercier ses coéquipiers pour leur persévérance. Sans eux, ses erreurs du soir auraient coûté très, très cher à Benfica. Le portier ukrainien avait visiblement oublié de mettre du grillage et a permis à Takumi Minamino d’égaliser une première fois à 1-1, puis à George Ilenikhena d’inscrire le but du 3-2 pour Monaco. A chaque fois, les tentatives monégasques étaient largement à sa portée. Mais le gardien de 23 ans s’est montré beaucoup trop tendre. Avec visiblement une faiblesse côté gauche, du pied comme de la main.
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Video credit: Eurosport


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