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Ligue des champions I J3 - Même face au Bayer Leverkusen, Brest impressionne : "On a été loin d’être ridicules"
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Publié 23/10/2024 à 22:11 GMT+2
Auteurs d’une performance remarquable face à une formation qui fait figure d’épouvantail depuis de nombreux mois, les Brestois ont réussi à obtenir le match nul, au Roudourou, face au Bayer Levekusen (1-1). Un résultat qui rapproche un peu plus les partenaires de Pierre Lees-Melou d’une qualification au prochain tour et qu’ils n’ont pas volé, loin de là, en affichant un gros tempérament.
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Le petit poucet fait grosse impression. Déjà surprenants lors des deux premières journées, pour les premiers pas du Stade Brestois dans la plus prestigieuse des compétitions européennes, les joueurs d’Eric Roy continuent de jouer les premiers rôles dans cette Ligue des champions au format renouvelé, après le match nul (1-1) acquis ce mercredi sur leur pelouse face au Bayer Levekusen, champion d’Allemagne l'an passé sans avoir perdu un seul match.
"Je pense que beaucoup nous voyaient prendre une branlée et on a été loin d’être ridicules", s’est réjouit le grand héros de la soirée, Pierre Lees-Melou, au micro de Canal +, quelques instants après le coup de sifflet final, devant des tribunes euphoriques. "Ça prouve qu’on est une équipe qui a du cœur, qui joue ensemble je ne vais pas dire qu’on a des regrets mais je trouve qu’on a fait un bon match".
Auteur d’une splendide volée pour signer l’égalisation de son équipe, l’ancien joueur de Nice n’a pas laissé son humour aux vestiaires, au moment de commenter ce geste splendide : "On ne contrôle jamais dans ces moments-là, j’aurais pu tuer un spectateur, mais j’ai le rebond parfait, juste devant le gardien, je suis content". Un geste de grande classe qui ne l’a pas empêché de s’arracher pour conserver le résultat ensuite : "Il va falloir que je me mette dans la glace parce que je vais avoir du mal à récupérer là (rires)".
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Une attitude adoptée par tout le collectif tricolore, expliquant l’énorme performance réalisée face à une des meilleures équipes d’Europe, permettant au novice de tenir la dragée haute à la troupe de Xabi Alonso : "En première (période), ils n’ont pas tellement d’occases (sic). J’ai l’impression qu'en deuxième période on leur a supprimé le ballon, on a montré plus d'agressivité. C’est bien, on voit ce que c’est que le haut niveau, on a pas été ridicules, il faut continuer", a martelé Lees-Melou, rapidement rejoint par son partenaire du milieu Hugo Magnetti.
"On savait que ça allait être compliqué, mais on a mis nos valeurs, notre cœur, je pense qu’on a pas été ridicules", a abondé le premier buteur de l’histoire des Pirates en C1. "Ce qui fait notre force depuis la saison passée, c’est d’aborder les matches avec les mêmes valeurs. Qu’importe l’équipe, on veut mettre nos idées en place, ça a fonctionné ce soir", a poursuivi Magnetti,confirmant la grande force de caractère qui habite les Finistériens ces derniers mois, y compris sur la plus grande scène d’Europe : "Si on a peur dans cette compétition on va se faire manger, donc c’est à nous de montrer les dents, on l’a fait ce soir (mercredi)".
De quoi, après 7 points glanés en 3 rencontres et donc une place parmi les huit premiers acquise avec la manière, envisager plus que jamais une accession au prochain tour. Mais ne comptez pas sur ces surprenants brestois pour prendre la grosse tête : "C’est encore loin, il reste 5 matches, mais bien sûr que, quand on voit notre début (en C1, NDLR), on veut jouer notre va-tout. Mais c’est encore loin quand même", a tempéré Magnetti, tandis que son coach, lui, se montrait plus ambitieux.
"Je pense que la qualification est dans nos têtes déjà depuis nos deux premières victoires (...) mais en tous les cas, c'est sûr que maintenant, c'est l'objectif (...) Il ne faut pas se cacher et faire les faux (modestes)", a affirmé Éric Roy en conférence de presse d'après-match, alors que son équipe tentera de lui donner raison, dans deux semaines, à l’extérieur, face au Sparta Prague.
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