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Ligue des champions I Une révolution, vraiment ?
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Publié 16/09/2024 à 23:36 GMT+2
C'est une nouvelle édition de la Ligue des champions qui débute ce mardi, et son coup d'envoi provoquera une excitation particulière. Le nouveau format de la compétition, avec une poule unique à 36 équipes pour remplacer la phase de groupes à 32 équipes, change totalement le visage de l'épreuve et ressemble à une révolution en ce sens. Mais cette impression doit être relativisée.
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On l'a attendu, ce 17 septembre 2024. Même si la reprise de la Ligue des champions provoque chaque année sa dose d'effervescence, cette nouvelle édition sort forcément de l'ordinaire. Les groupes, c'est fini. La mise en place d'une poule sous forme de championnat, avec tout ce que cela implique, c'est déjà un phénomène nouveau qui a de quoi susciter l'excitation. Elle était déjà palpable lors d'un tirage au sort inédit, et pas forcément évident à suivre, à la fin du mois d'août. Le premier signe d'une évidence. Tout va être différent, ou presque.
L'UEFA a vu grand et large pour révolutionner sa compétition reine des clubs. 36 équipes au lieu de 32, huit matches pour chaque club au lieu de six, huit adversaires différents pour chacun au lieu des oppositions classiques sur des matches aller-retour, un classement sous la forme d'un championnat, les huit premiers qualifiés directement pour le tour suivant, les seize suivants reversés dans un barrage à disputer au coeur de l'hiver pour compléter le tableau des huitièmes de finale, les douze derniers éliminés de toutes compétitions européennes... Le changement est radical.
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Des chiffres et des chocs
Et les chiffres sont toujours plus vertigineux. Dans sa version précédente, la phase de groupes de la Ligue des champions se disputait sur 96 matches, au terme desquels 16 des 32 équipes disparaissaient de la compétition. Dans sa nouvelle formule, pas moins de 144 matches seront au programme de la phase de ligue, au terme de laquelle 12 des 36 équipes seront éliminées de l'épreuve. Une orgie inédite pour laisser plus de monde en vie, cela traduit assez bien la folie des grandeurs qui s'est emparée de l'UEFA avec cette réforme.
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Plus de matches, donc, et plus de chocs, aussi. La France est bien placée pour le confirmer à l'image de son représentant phare des dernières saisons, le PSG. La moitié de ses matches sur cette phase de ligue seront d'énormes affiches avec Manchester City, le Bayern Munich, l'Atlético de Madrid et Arsenal a son programme. Mais il y aura du lourd pour tout le monde dans le camp tricolore, de Brest (Barça, Real) à Lille (Real, Liverpool, Juventus, Atlético) en passant par Monaco (Barça, Inter, Arsenal), sans même parler des autres duels entre géants de l'Europe.
Une ouverture pour les "petits"...
Il y a de quoi saliver. Et se dire que ce sera ouvert, au moins pour la course à la qualification aux huitièmes de finale. Le nouveau format laisse place à toutes les perspectives, notamment celle des surprises. Huit ou neuf points pourraient suffire pour accéder aux play-offs selon les projections. Boucler la phase de poules avec un petit point de moyenne et se qualifier quand même pour ces barrages est envisageable. Les chocs, ce seront aussi les duels entre "petits" qui vaudront leur pesant d'or tant ils pourraient ouvrir les portes vers un grand frisson en février.
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Cela promet un grand suspense. Surtout sur la dernière journée de cette phase de ligue. La qualification directe pour les huitièmes de finale ou un billet pour les play-offs peuvent potentiellement se jouer à un point ou à la différence de buts, avec la perspective de voir le destin d'un club changer radicalement dans les dernières minutes du dernier match. Ce scénario pouvait exister dans la précédente version de la compétition sur certains groupes, mais jamais sur tous les groupes. Dans ce nouveau format, chaque place au classement aura son importance. Et tout peut bouger jusqu'au dernier instant.
... mais la révolution a ses limites
Il y a ces promesses et la grande question reste de savoir si elles seront tenues pour donner à cette nouvelle Ligue des champions un côté encore plus spectaculaire. Si le show intégral promis par l'UEFA ne va pas accoucher d'une souris, elle fait déjà grincer des dents. Personne n'est dupe sur la volonté de l'institution européenne. Multiplier les matches et les chocs, ce n'est pas tant pour amuser la galerie que pour générer toujours plus de revenus. Cette révolution se base sur un concept qui, lui, n'a rien de révolutionnaire. A l'heure où les critiques contre le calendrier se font toujours plus nombreuses, le timing de ce nouveau format s'inscrit à contre-courant.
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Il faudra avoir l'estomac bien accroché pour digérer le menu de cette Ligue des champions. Alors, de ce point de vue, il ne faudra peut-être pas attendre une révolution. Les clubs qui disposent des moyens les plus importants seront encore mieux armés que les autres pour tailler leur route jusqu'au sommet de l'Europe. Cette nouvelle C1 peut être plus ouverte, elle n'en ressemble pas davantage à la cour des miracles. Il y a toutes les chances pour que le coupe aux grandes oreilles soit encore dans les mains d'un riche le 31 mai prochain. Mais d’ici ce verdict attendu, autant se laisser porter par le frisson de ce 17 septembre.
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