Ligue des champions | Qualifié aux dépens de Fenerbahçe, Lille s'en est sorti contre vents et marées

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Vainqueur à l'aller (2-1), Lille a dû attendre les derniers instants de la prolongation pour arracher sa qualification en barrages de la Ligue des champions, ce mardi sur le terrain de Fenerbahçe (1-1 a.p.). Dans une ambiance hostile, les Dogues ont su faire fi des vents contraires (un contre-son-camp, une expulsion) pour parvenir à leurs fins. Ce qui a beaucoup plu à Bruno Genesio.

La joie des Lillois après leur qualification sur le terrain de Fenerbahçe, mardi 13 août 2024. / Ligue des champions

Crédit: Getty Images

À un moment donné, on s'est dit que ça allait mal tourner. On s'est dit que Lille allait déjà rejoindre la longue liste des clubs français boutés, été après été, hors de la Ligue des champions avant même l'ouverture de la phase de groupes. Il faut reconnaître que le scénario qui prenait forme sous nos yeux n'incitait pas franchement à l'optimisme. Il y a eu le but de Fenerbahçe, tout d'abord, un contre-son-camp très malheureux de Bafodé Diakité, sur une touche et à l'entame du temps additionnel. La prolongation s'est alors ouverte, et l'expulsion d'Aïssa Mandi (110e) a placé les Dogues dans une situation encore plus précaire.
Dans un stade Sükrü Saracoglu chauffé à blanc et totalement acquis à la cause des locaux, le LOSC aurait pu sombrer. Mais le vent a fini par tourner lorsque l'arbitre, après visionnage de la vidéo, a accordé un penalty à Jonathan David en raison d'une faute de main. Le buteur canadien ne s'est pas fait prier pour exécuter la sentence (118e) et sortir son équipe d'un sacré guêpier (1-1 a.p.). Une semaine après un succès arraché de justesse à Valenciennes (2-1), le club nordiste a donc validé sa qualification pour les barrages de la C1, qui le verront affronter le Slavia Prague. Même si rien, absolument rien n'a été simple.
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Jonathan David (Lille) contre Fenerbahçe.

Crédit: Getty Images

Après le match, que ses troupes ont globalement dominé, José Mourinho n'a d'ailleurs pas cherché à cacher sa frustration. "Parfois, les statistiques ne reflètent pas le match, parfois, elles le font. Une équipe s'est créé suffisamment d'occasions pour gagner", a soufflé le technicien portugais, en référence aux frappes détournées par un Lucas Chevalier très inspiré. "Une équipe méritait de gagner, mais c'est l'autre qui a pris l'avantage", a poursuivi l'entraîneur des Canaris, qui, fidèle à sa réputation, n'a pu réfréner une moue de désapprobation en songeant au penalty fatal aux siens.
Évidemment, le son de cloche était radicalement différent du côté de Bruno Genesio. Le nouvel entraîneur lillois sait pertinemment qu'une participation à la phase de groupes de la Ligue des champions revêt un enjeu majeur pour ses dirigeants. Une élimination précoce à Istanbul aurait donc logiquement résonné comme un échec. La manière dont ses joueurs sont parvenus à s'en sortir malgré les difficultés rencontrées est, au contraire, plutôt de très bon augure pour la suite. "Nous avons fait ce qu'il fallait, s'est félicité le technicien de 57 ans. C'était un match difficile, face à des joueurs d'expérience. Mais nous nous sommes bien battus et nous nous sommes qualifiés."
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Jonathan David célèbre son penalty transformé avec Lille contre Fenerbahçe en prolongation du tour préliminaire de Ligue des champions.

Crédit: Getty Images

"Je suis fier de mon équipe", a insisté l'ancien coach de Rennes et de Lyon, avant d'ajouter : "Cela donne de bons signaux pour l'avenir." L'avenir, à court terme, ce sera un déplacement à Reims, samedi (19h). Puis Lille reprendra sa quête de qualification pour la plus prestigieuse des compétitions, au cours d'un été loin d'être reposant. Mais qui pourrait lui permettre, grâce à la force de caractère montrée dans l'adversité, de poser les bases d'une saison très prometteuse.
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