Le PSG remet son titre en jeu en Ligue des champions 2025/2026 - Paris : du rêve au règne ?
Eurosport sur GoogleLe PSG démarre ce mercredi la défense de son titre. Après des années à courir derrière la couronne, il va falloir désormais rester sur le trône de la Ligue des champions. Un défi immense que seuls deux clubs ont réussi depuis 45 ans. Il n’est plus question de devenir la meilleure équipe d’Europe mais d’établir une dynastie face à une concurrence plus dense encore. Paris en a-t-il les moyens ?
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Le 31 mai 2025 restera comme une date fondatrice, l’équivalent pour Paris du 12 juillet 1998 pour le football français. Un moment où tout a changé, où le PSG a cessé d’être l’enfant gâté incapable de souffrir pour devenir, enfin, un club capable de s’accomplir. Pour la première fois Paris a cessé de se raconter des histoires pour aller au bout de la sienne. Le destin a basculé et, désormais, une nouvelle page s’écrit. Dès ce mercredi, face à Bergame, Paris attaque la défense de son titre. Et si le challenge semble moins lourd, il demeure aussi exigeant.
Il n’est plus question de devenir la meilleure équipe d’Europe mais d’installer une puissante dynastie. En 45 ans, seuls deux clubs ont réussi à conserver leur couronne d’une année sur l’autre. Deux clubs dont l’identité et la trace laissée à travers le temps disent tout de la dimension de l’exploit : le grand AC Milan d’Arrigo Sacchi, Marco Van Basten et Paolo Maldini, l’intouchable Real Madrid de Cristiano Ronaldo, Karim Benzema et Zinedine Zidane. Soit pour la trace tactique soit pour la force de leurs individualités soit pour leur science du jeu, soit pour les trois, ces deux équipes figurent aujourd’hui parmi les plus grandes de l’histoire et non plus d’une saison.
Plus que l'usure du pouvoir, l'usure tout court
C’est précisément ce sommet que vise le PSG de Luis Enrique et Ousmane Dembélé alors qu’il faudra remettre le couvert dans une Ligue des champions encore plus longue et encore plus concurrentielle. Le défi paraît dingue d’autant que Paris est enfin parvenu à ses fins l’année où, précisément, son équipe ne semblait plus taillée pour y parvenir en Europe. Un paradoxe qui n’a pas survécu à l’épreuve des faits ni à la métamorphose spectaculaire du meilleur collectif du monde.
Il s’agit désormais de faire tenir la mayonnaise plus d’un an en évitant tous les écueils du genre : l’usure du pouvoir, le contentement, souvent ennemi de l’esprit de conquête, de ceux qui ont atteint leur rêve et l’appétit vorace de ceux qui ont échoué. Pour les deux premiers obstacles, la jeunesse de l’effectif et l’exigence de Luis Enrique restent les meilleurs remparts. Ce qui peut mettre en péril Paris n’est pas tant l’usure du pouvoir que l’usure tout court.
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Avec 65 matches joués l’an passé et simplement une semaine de préparation dans les jambes, Paris démarre sa nouvelle campagne avec la langue qui pend. Deux joueurs majeurs ont déjà payé le rythme infernal : Ousmane Dembélé et Désiré Doué. Khvicha Kvaratskhelia est, lui aussi, sur le flanc. Leurs absences ne devraient pas entraver la qualification de Paris qui, malgré un premier tour coton (Barcelone, Bayern Munich entre autres), semble avoir suffisamment de marge pour sortir indemne de la phase de Ligue.
Les victimes du PSG ont tout changé
Mais les blessures musculaires de Doué et Dembélé rappellent une évidence : Paris va vivre une saison en sursis. Bien sûr, la plupart des grands favoris de la C1 ont, eux-aussi, disputé la Coupe du monde des clubs à l’exception du FC Barcelone, qui aura l’avantage de la fraîcheur. Et d’autres ont vu leur expérience américaine s’achever tôt ou ont davantage fait tourner leurs effectifs.
Le Real, sorti par Paris, fut de ceux-ci et Kylian Mbappé arrive avec du feu dans les jambes. Le Madrilène a, enfin, eu droit à une vraie préparation après plusieurs années sans souffler. Son excellent début de saison suggère que le Real n’aura pas exactement la même tronche ni le même pouvoir de nuisance. Les concurrents, plus frais, ont aussi décidé de muscler leurs ambitions là où Paris a fait le choix de la stabilité avec seulement trois recrues (Lucas Chevalier, Ilya Zabarnyi, Renato Marin).
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Alexander Isak
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Liverpool et Arsenal, deux des victimes du PSG l’an passé, ont travaillé sur les limites de leurs effectifs sans regarder la dépense. Les Reds ont recruté pour 484 millions d’euros, les Gunners pour 293 millions. Des sommes qui ne garantissent pas la victoire finale, Paris le sait mieux que quiconque, mais on est en droit de penser que les deux géants anglais seront mieux armés avec Hugo Ekitiké, Alexander Isak, Florian Wirtz, Martin Zubimendi, Eberechi Eze ou Viktor Gyökeres.
Le jeune PSG a pris un an... mais Yamal aussi
La bonne nouvelle, c’est que le PSG et ses jeunes conquérants, ont pris de la bouteille. Plus jeune équipe de la Ligue des champions l’an passé, elle conservera, à ne pas manquer, le feu intérieur qui l’a animé et tenu jusqu’à la finale de Munich. Mauvaise nouvelle, en revanche, c’est une loi physique : tout le plateau a pris un an de plus et même Lamine Yamal qui portera avec plus de force encore un Barça prétendant naturel au titre.
S’il ne faut pas oublier le Manchester City convalescent de Pep Guardiola, le Bayern de Luis Diaz ou l’Inter de l’autre Luis Henrique, le Real, le Barça, Arsenal et Liverpool semblent les mieux armés pour briser l’hégémonie de Paris. Le PSG est désormais la référence, le club à abattre. En remportant sa première C1, il a sans doute fait le plus dur. Mais la suite est à peine moins corsée.
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"Yamal, j’espère qu’il ne va pas devenir Neymar !"
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