Ligue des champions | Ce Bayern Munich est effrayant pour tout le monde… sauf le PSG
Par Julien Pereira
Publié 16/04/2026 à 01:19 GMT+2
Tantôt étouffant pour l'adversaire, tantôt spectaculaire grâce à la qualité de certaines de ses individualités, comme Michael Olise, le Bayern Munich a encore étalé sa puissance offensive face au Real Madrid, mercredi (4-3) en quart retour de Ligue des champions. Mais il a aussi exposé des failles qui le rendent moins impressionnant face à un PSG plus complet qu'il affrontera en demi-finale.
"Bayern-PSG, ce sera une finale avant l'heure"
Video credit: Eurosport
Mardi, Luis Enrique avait annoncé qu'il regarderait le choc entre le Bayern Munich et le Real Madrid assis confortablement dans son canapé, une bière à la main. On imagine que, comme nous, l'entraîneur du Paris Saint-Germain a passé une agréable soirée… et qu'il ne s'est pas couché particulièrement inquiet. Parce que ce n'est pas franchement le genre du bonhomme, et surtout parce qu'il y a, pour le champion d'Europe, moins de matière à s'inquiéter que l'on aurait pu l'imaginer avant ces quarts.
Ce Bayern-là est fort, très fort, et il faut forcément l'être pour coller six buts en deux matches au Real Madrid. Collectivement, le club bavarois dégage la même impression qu'à ses plus grandes heures sur la scène européenne : ses certitudes collectives sont si grandes qu'il est capable d'étouffer n'importe quel adversaire. À plusieurs reprises durant cette rencontre, les hommes de Vincent Kompany ont vécu dans les 30 derniers mètres adverses, face au Real, comme ils l'auraient fait durant un match de Coupe.
Il y a, au sein de cette équipe munichoise, des effluves de football total, une menace qui vient de partout : mercredi soir, sept joueurs différents ont été impliqués de manière directe sur les quatre buts. Avant la deuxième réalisation bavaroise, le défenseur Dayot Upamecano a percé le bloc madrilène pour servir Harry Kane comme un meneur de jeu. Le milieu de terrain défensif Aleksandar Pavlovic a marqué de la tête sur un corner frappé par son binôme de l'entrejeu, Joshua Kimmich et Jamal Musiala, sorti du banc, a ouvert la brèche pour permettre à Luis Diaz de remettre le Bayern devant.
Une grande force... et des failles
Il faudrait vraiment ne pas apprécier ce sport pour ne pas admettre que la philosophie de cette machine bavaroise a quelque chose de rafraîchissant dans un football que l'on dit souvent – et particulièrement en ce moment – stéréotypé, voire ennuyeux. Manuel Neuer, révolutionnaire de son poste (avec les énormes prises de risque que cela implique…), Dayot Upamecano, remarquable relanceur, Michael Olise, magnifique d'insouciance ou Harry Kane, buteur et meneur, accrocheraient n'importe qui à l'écran.
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"Si le Real est éliminé, c'est tout sauf la faute de l'arbitrage"
Video credit: Eurosport
Mais cette grande force cache aussi une certaine fragilité. Le Bayern en a collé six au Real mais il en a aussi encaissé quatre, sans que les Madrilènes n'aient eu, véritablement, à se torturer l'esprit. Avec un jeu direct, avec de la spontanéité et, bien sûr, beaucoup de qualités individuelles, Kylian Mbappé et Vinicius Jr ont encore ouvert de nombreuses brèches, comme ils l'avaient fait à l'aller.
"Nous n'étions pas au meilleur de notre forme aujourd'hui, a admis Kimmich sur DAZN après la rencontre. Nous avons commis beaucoup d'erreurs." Les Bavarois ont perdu des ballons (huit au total) et des duels (48% de duels remportés) et ces failles-là sont une aubaine pour un PSG. Le champion d'Europe en titre est certes moins spectaculaire, mais il est aussi apparu beaucoup plus solide défensivement, et toujours très à l'aise pour piquer même quand il n'avait pas la maîtrise. L'opposition de styles est alléchante et Kimmich, encore lui, a bien résumé ce qui caractérise la demi-finale à venir : "Ce sont les deux meilleures équipes d'Europe qui vont s'affronter."
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