Le jeu : Sérieux, comme il le fallait

Il y avait eu la Finlande et ses déceptions. Le Portugal et ses immenses satisfactions. Avant même le coup d'envoi de cette dernière de l’année sans enjeu manifeste, Didier Deschamps a fait comprendre qu'il n'avait guère envie de terminer l'année sur une mauvaise note. Son onze ? Huit titulaires de Lisbonne et un champion du monde de retour : Olivier Giroud. Plus deux Finlandais : l'un qui était sorti du lot, Marcus Thuram, et l'autre qui s'était noyé, Moussa Sissoko. Mardi, l'attaquant de Mönchengladbach a évolué dans une position souvent plus axiale que lors de sa première sélection. Avec une réussite certaine, puisqu'il fut à l'origine des deux premiers buts français.

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Le grand gagnant et les vrais perdants : Deschamps a fait le tri

Menée rapidement, l'équipe de France a livré une prestation sérieuse, avec des velléités offensives bien plus affirmées que mercredi dernier - ce qui n'était pas forcément compliqué. Ça s'est notamment vu sur quelques phases de pressing énergiques et au cœur d'un match que la sélection n'a pas bâclé et logiquement remporté. Deux revers en un rassemblement, ça n'aurait pas fait très sérieux.

Les joueurs : Increvable Giroud, intenable Thuram

C'est l'histoire de sa vie de footballeur. Être fragilisé. Puis répondre sur le terrain. Mardi, Olivier Giroud y est allé de son petit doublé, qui porte son total à 44 réalisations en équipe de France. Mission accomplie pour lui, comme pour Marcus Thuram. L'attaquant de Mönchengladbach, toujours aussi peu timide sous la tunique tricolore, a confirmé ses bons débuts. Quant à Antoine Griezmann, il est décidément métamorphosé en équipe de France.

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La stat : 15

La France restait sur deux matches à domicile sans but. Ce qui ne lui arrive pas tous les jours. Elle s'est rattrapée ce mardi soir, avec quatre réalisations face aux Suédois. Et une victoire 4-2, plus en phase avec ses prestations de "début" de saison : 7-1 face à l'Ukraine, 4-2 contre les Croates. A l'arrivée, ça fait 15 buts en cinq matches à la maison en 2020. Tout sauf anecdotique.

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Le tweet qui tient les comptes

La décla : Didier Deschamps

On a eu encore de nouvelles réponses, entre des jeunes qui rentrent, qui ont du temps de jeu, que je peux observer, et les cadres qui sont toujours là comme Olivier Giroud.

La question : 2020, année réussie ?

Dans un monde normal (et idéal), on aurait jugé l'année des Bleus à l'aune de son été. De son Euro, gagné et donc réussi. Ou prématurément terminé et donc raté. Le coronavirus a changé les plans de l'équipe de France et remis à juin prochain ses travaux herculéens.

La saison internationale a été compactée en deux mois et trois rassemblements qui n'auront pas été inutiles. Notamment le dernier, pourtant mal fagoté au cœur d'un automne encombré. C'est celui-ci qui aura apporté le plus de réponses à Didier Deschamps en vue de l'Euro, et pas seulement parce que, comme le sélectionneur l'a concédé lundi avec une lapalissade d'une efficacité à faire pâlir Olivier Giroud, "la dernière impression est celle du dernier match".

Cet enchainement Finlande - Portugal - Suède aura servi à faire le tri, rappelé que le 4-2-3-1 à la sauce russe restait le système qui allait le mieux au teint des Bleus et, cerise sur le gâteau, novembre aura ouvert des perspectives réjouissantes à une équipe qui avait quelques trous à combler, notamment à gauche. Marcus Thuram, heureux bizuth, et Adrien Rabiot, revenant ravi, se sont évertués à les boucher, dans des styles résolument différents et qui laissent imaginer le meilleur pour la suite. Le report de l’Euro n’aura pas été une mauvaise nouvelle pour tout le monde.

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