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France - Belgique - "Cette saison, je vais tenter d'être plus personnel" : Dembélé, le but de la persévérance
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Publié 10/09/2024 à 00:54 GMT+2
Spécialiste du gâchis devant le but, Ousmane Dembélé a marqué son sixième but en équipe de France ce lundi face à la Belgique (2-0). Il assure qu’il travaille pour se montrer plus clinique et plus efficace. Lundi, il a proposé des pistes de réflexion. Suffisant pour éloigner ses démons à 27 ans ? C'est loin d'être certain mais, au moins, le Parisien pose un diagnostic lucide sur ses limites.
Que retenir de ce rassemblement ? "On n'est pas plus avancés"
Video credit: Eurosport
Un but en 2017, un but en 2018, un but en 2021, deux en 2023 et un en 2024. Ousmane Dembélé continue son petit bonhomme de chemin en équipe de France avec des statistiques indignes de ce que son talent, son poste et la confiance du sélectionneur réclament. Mais l’affaire n’est pas nouvelle, elle traîne depuis le début de sa carrière. Pour éliminer, il est un des tous meilleurs joueurs du monde. Pour marquer, c’est une tout autre histoire. Alors chaque but est en évènement. Il en est à 6 buts en 51 sélections, c’est à peine mieux qu’un Benjamin Pavard (5 en 54 capes) par exemple.
Ce lundi a nourri la frustration en même temps qu’il a temporairement rétabli l’aura du Parisien. Chaque année, il rappelle quel joueur fantastique il peut être. Face à la Belgique, il ne s’est pas contenté de faire danser la défense, il a enfin fait mal jusqu’au bout avec un but, enfin. Le premier depuis la déculottée face à Gibraltar en nombre dernier (14-0). Ses limites sont beaucoup trop identifiées pour croire que le verrou a sauté et qu’il sera le nouveau grand buteur de l’équipe de France.
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"Je ne vais pas vous dire : 'Tout est beau, tout est réglé'"
Video credit: Eurosport
Mais Dembélé, même à 27 ans, a le mérite de reconnaître ses faiblesses et de les travailler pour en venir à bout. "Je suis trop généreux, je cherche toujours la passe, reconnaissait-il après le match au micro de TF1. On me rabâche tout le temps de tenter ma chance que ce soit le coach du PSG ou mes coéquipiers." Comment un joueur de son niveau avec une telle facilité naturelle pour le dribble n’a-t-il jamais dépassé plus de 8 buts par saison en championnat depuis son départ de Rennes en… 2016 ? Voilà l’un des grands mystères qu’il cultive.
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La joie tricolore, après le but du 2-0, inscrit par Ousmane Dembélé | France-Belgique, le 09_09_24
Crédit: Getty Images
Mais ce lundi, il a donné une réponse convaincante et désarmante de sincérité : "Quand je dribble un ou deux joueurs, je manque de fraîcheur sur les frappes et mon corps se lève un peu, a-t-il expliqué. C’est pour ça que je ne cadre pas souvent. Luis Enrique me râbache toujours de cadrer, de prendre ma chance. Même si c’est contré, un coéquipier peut la toucher et marquer. J’essaie de travailler ça à chaque entraînement." Un constat très honnête qui a déjà marqué en Ligue 1 et donc en équipe de France en moins d’un mois.
Un déclic ? C’est évidemment beaucoup trop tôt pour le dire et on n’efface pas si facilement une carrière d’éclairs mais aussi de maladresses. Il le jure pourtant : "Cette saison, je vais tenter d'être plus personnel." Le départ de Kylian Mbappé oblige naturellement les autres attaquants parisiens a comblé le vide. Bradley Barcola a pris le pli avec une adresse qu’on ne lui soupçonnait pas devant le but (4 buts en 3 journées de L1). Et s’il était temps pour Dembélé de tenir ses promesses ? Ce rassemblement a montré le chemin. A lui de jouer.
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