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France - Italie (3-1) - "C'est ma responsabilité" : Deschamps n’a pas tenu sa promesse
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Publié 07/09/2024 à 00:34 GMT+2
Déjà tourmenté par un Euro insipide en dépit d’avoir atteint la demi-finale, Didier Deschamps comptait sans doute sur la rentrée internationale pour donner un nouveau souffle à son équipe. L’Italie a contrecarré ses plans (1-3). Deux mois après la défaite contre l’Espagne, les Bleus ont pris une nouvelle leçon dont le sélectionneur endosse la responsabilité.
"On attendait un renouveau, on ne l'a pas eu"
Video credit: Eurosport
L’éclaircie a duré 20 minutes. Le temps pour l’Italie de retrouver ses esprits, de trouver un ajustement tactique et de prendre la mesure de l’équipe de France (1-3). Deux mois après un Euro soporifique, l’équipe de France est revenue armée de bonnes intentions mais elle n’est pas guérie. Pour le nouveau souffle, les idées novatrices, la dynamique naissante, il faudra patienter. Vendredi au Parc des Princes, ce fut un nouveau naufrage. Cette fois, les Bleus ont, au moins, eu des occasions mais ils se font fait transpercer de tous les côtés.
La promesse de jours meilleurs après un été à faire la sieste n’est pas tenue et le crédit de cette équipe s’amenuise. Elle a tout un tas de circonstances atténuantes avec des blessés et, surtout, des états de forme disparates. Mais les prestations très molles d’Antoine Griezmann et Kylian Mbappé, dans le sillage de leur été pourri, nourrissent, par exemple, les inquiétudes. "Ça fait mal et ça doit faire mal à tout le monde, a prévenu Didier Deschamps après la rencontre. Bravo à l'Italie qui a su faire ce qu'il fallait pour venir gagner parce que nous, on a eu des manques."
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Griezmann ou Mbappé : qui est le plus inquiétant ?
Video credit: Eurosport
Des trous un peu partout sur le terrain et l’impression générale que, même face à une Italie à l’envers en juin dernier, il n’y avait rien à faire. "Naufrage, je pense que c'est un peu dur, tempère Manu Koné qui a amené un peu d’impact et de personnalité par son entrée en jeu. Je vois que vous parlez de fragilité, etc. Moi, je pense que c'est juste un peu plus d'efficacité, un peu plus d'énergie. Et ça va le faire contre la Belgique." Difficile de s’en convaincre tant les Bleus traversent une année difficile.
Ce revers face à l’Italie rappelle celui concédé face à l’Allemagne en mars Lyon (1-2) et, entretemps, c’est l’Espagne qui avait infligé une autre leçon, encore plus douloureuse celle-là, en demi-finale de l’Euro (2-1). Les revers s’enchainent et le sélectionneur peine à trouver des remèdes. "Je ne vais pas me satisfaire de ce qu'on a fait. Il faut l'accepter sans chercher d'excuses, a continué Deschamps. C'est ma responsabilité et ça le sera toujours. On n'a pas été collectivement à la hauteur par rapport à ce que nous a proposé l'Italie. On a été en dessous, mis à part le 20 premières minutes."
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Antoine Griezmann et Kylian Mbappé lors de France - Italie
Crédit: Getty Images
En Allemagne, le sélectionneur avait échoué à trouver des parades au manque d’efficacité et d’idées en attaque. Ce vendredi, il s’est montré bien démuni face au plongeon spectaculaire de ses hommes. Sa responsabilité est entière et la pression va s’accentuer autour de lui surtout si la réaction n’intervient pas lundi contre les Belges. "La pluie de critiques qui va arriver ? J’ai l’habitude, a-t-il commenté sur les antennes de la Raï. Même si j’ai plus gagné que perdu." "On est des grands joueurs. Ça veut dire qu'on va relever la tête, pas d'inquiétude", a promis Koné. Il serait temps désormais de tenir ses promesses.
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