LIGUE DES NATIONS - L'Allemagne avale l'Italie et se qualifie pour le Final Four
Par Maxime Claudel
Mis à jour 23/03/2025 à 23:30 GMT+1
Victorieuse au match aller à Milan, l'Allemagne a concédé un match nul fou face à l'Italie dimanche soir à Dortmund (3-3). Joshua Kimmich, puis Jamal Musiala et Tim Kleindiest pensaient avoir mis les leurs à l'abri avant la pause, avant que Kean et Raspadori ne ramènent l'Italie à égalité dans le temps additionnel. L'équipe de Julian Nagelsmann a craint le pire mais se qualifie pour le Final Four.
Moïse Kean contre l'Allemagne, le 23 mars 2025.
Crédit: Getty Images
L’Allemagne s’est fait peur. Alors que les hommes de Julian Nagelsmann menaient 3 buts à 0 à la pause, face à une équipe d’Italie totalement hors du coup, ils ont tendu le bâton pour se faire battre. Au retour des vestiaires, ils ont subi une remontada adverse (3-3), fort heureusement sans conséquence pour leur participation au Final Four de la Ligue des nations, compte tenu de leur courte avance obtenu à l’aller (5-4 au cumul des deux matchs). Outre la qualification, la Mannschaft s’offre aussi le droit d’organiser les dernières rencontres de la compétition et recevra donc le Portugal en demi-finale.
Comme si souvent dans leur histoire, l’Allemagne et l’Italie ont gratifié le public d’une rencontre spectaculaire. Pourtant, c’est peu dire que cette confrontation n’en prenait pas du tout le chemin. Dix-neuf ans après sa victoire à Dortmund pour éliminer l’Allemagne de sa Coupe du monde, l’Italie a d’abord fait bien pâle figure. Les hommes de Luciano Spalletti ont été totalement dominés pendant les 45 premières minutes, alors qu’ils étaient éliminés de la Ligue des nations au coup d’envoi. En tout logique, ils ont concédé l’ouverture du score, quand Joshua Kimmich a transformé un penalty avec une frappe puissante et précise (1-0, 30e).
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Leon Goretzka pendant Allemagne-Italie, le 23 mars 2025.
Crédit: Getty Images
L’Italie y a cru
La suite a ressemblé à un cauchemar pour la Nazionale. Surtout pour Gianluigi Donnarumma, qui a réalisé une parade incroyable face à Tim Kleindienst (36e) puis s’est fait piéger par Jamal Musiala sur le corner qui a suivi (2-0, 37e). Le gardien a poussé une gueulante sur ses partenaires, qui ne se sont pas replacés assez rapidement sur le coup de pied arrêté malicieusement joué par Kimmich. Déjà buteur à l’aller et très actif, Kleindienst, a fini par marquer, avec une tête que Donnarumma pensait arrêter avec l’aide de son poteau. Malheureusement pour lui, le ballon est bel et bien rentré (3-0, 45e).
À 3-0 à la pause, on n’imaginait pas l’Italie s’en remettre, surtout par rapport à ce qu’elle avait si peu montré pendant les 45 premières minutes, encore moins face à cette Mannschaft en totale confiance. C’était sans compter deux choses : la réaction d’orgueil des Italiens et la baisse abrupte, sinon inexplicable, de régime du côté des Allemands. C’est ainsi que Moise Kean a profité d’une mauvaise relance adverse pour amorcer la révolte (3-1, 49e). L'attaquant s’est ensuite distingué par un doublé, avec un bon travail dans la surface (69e, 3-2).
Et après un nouvel arrêt de Donnarumma face à Kimmich (82e), Giacomo Raspadori a transformé à son tour un penalty pour l'égalisation synonyme d'ultimes secondes bouillantes (3-3, 90e+5). L’Italie en avait d’ailleurs obtenu un plus tôt dans le match, avant que l’arbitre ne revienne sur sa décision (75e). À l’arrivée, on a failli avoir un spectacle renversant, et l’Allemagne s’en sort au forceps. L’Italie a eu du cœur, mais cela n’a pas suffi.
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Allemagne
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Italie
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Score en cumulé (5-4)
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