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OM - Atlético Madrid - "Si on avait Griezmann à l'OM, ce ne serait pas la même chose"

"Si on avait Griezmann à l'OM, ce ne serait pas la même chose"

Le 17/05/2018 à 10:19Mis à jour Le 17/05/2018 à 12:11

LIGUE EUROPA - Adil Rami a rendu hommage à Antoine Griezmann à l'issue de la vicotire de l'Atlético (3-0) face à l'OM en finale de la Ligue Europa. Le buteur des Bleus fut l'homme du match et a donné un éclat nouveau à sa carrière sous le maillot des Colchoneros.

L'histoire est belle même si cousue de fil blanc. C'est celle d'un petit prodige de 27 ans au palmarès vierge de titre majeur. Celle d'un jeune Mâconnais parti en Espagne pour revenir à quelques kilomètres de chez lui lever sa première Coupe d'Europe et vaincre le signe indien. Cette histoire, c'est celle d'Antoine Griezmann. Il devait être l'homme de cet ultime choc en Ligue Europa. Il n'a laissé personne d'autre décider du sort de cette finale, lui qui en avait perdu deux en 2016. Ce fichu penalty raté face au Real en Ligue des champions, cette satanée tête détournée par Rui Patricio à l'Euro : l'attaquant de l'Atlético et des Bleus a dû porter comme un fardeau ces histoires inachevées.

Ce mercredi, pas question pour lui de voir l'histoire se répéter : "J'avais perdu déjà deux finales", a-t-il rappelé après la rencontre. "Je suis parti à 14 ans de chez moi pour gagner des titres. Ce soir j'avais l'opportunité de gagner un trophée." Et il ne l'a pas laissée filer. Son doublé - ses quinzième et seizième buts sur ses dix-huit derniers matches - a fait basculer la rencontre. Avec sang-froid et talent, il a fait honneur à son statut et a même initié l'action du troisième but.

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Il a rétabli une sorte d'anomalie

D'abord, ce premier but plein d'opportunisme, ce second, génial, au terme d'un une-deux délicieux, ses remises si intelligentes, cette défense tellement rigoureuse, ces appels si saignants, ces décalages si bien sentis et cette conduite de balle parfaite. "Griezmann a confirmé ce qu'il fait année après année", s'est félicité son coach, Diego Simeone. "Il a été décisif au moment le plus important du match. Il a toujours fait les bons choix." Rami ne disait pas autre chose : "Il y a un joueur qui a fait la différence ce soir, c'est Antoine Griezmann. Si on avait à l'OM, ce ne serait pas la même chose."

Si les grands joueurs décident du sort des grandes rencontres alors la carrière de Grizou avait encore un goût d'inachevé et il a rétabli une sorte d'anomalie à Lyon ce mercredi. Parce qu'il a beau être le meilleur buteur du dernier Euro, troisième du Ballon d'Or 2016, son palmarès ne rendait pas justice à sa carrière. Une Supercoupe d'Espagne en 2014 et un titre de Segunda Division avec la Real Sociedad : c'était trop peu pour un joueur de sa classe. "C'était un rêve de remporter un titre avec l'Atlético et Diego Simeone, mes partenaires", a-t-il savouré.

Antoine Griezmann, Atletico Madrid, Getty Images

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Un cadeau d'adieu ?

Il était temps. Parce qu'il flotte déjà dans l'air l'idée d'une fin de cycle après quatre magnifiques saisons à l'Altético. Griezmann a sans doute disputé son avant-dernière rencontre sous ce maillot qui lui colle pourtant à la peau. Cette équipe qui a fait de lui un des meilleurs attaquants du monde et cet entraîneur qui a tant compté dans son ascension.

"El Cholo Diego Simeone m'a beaucoup appris", lui a-t-il rendu hommage. "Grâce à lui, je suis devenu un meilleur joueur et il m'a amené au plus haut niveau." Son futur se dessinera sans doute du côté du Barça dès le mois d'août prochain. Lui a balayé : "Je ne pense pas que c'est le bon moment de parler de mon avenir." Il a raison. Mais ce fut une belle soirée pour des aurevoirs. Griezmann y a mis les formes.

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