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Chaud comme la Breizh

Chaud comme la Breizh

Le 07/03/2019 à 20:39Mis à jour Le 07/03/2019 à 21:25

LIGUE EUROPA - Quelle performance du Stade Rennais ! Les Bretons ont largement dominé Arsenal ce jeudi et pris deux buts d'avance (3-1) en 8e de finale aller de la Ligue Europa. Si Iwobi avait ouvert la marque (4e), l'expulsion de Sokratis (41e) a totalement changé la physionomie du match.

Ces Rennais sont dopés à l’enthousiasme. Dans un Roazhon Park en fusion, le Stade Rennais a disputé un match de Coupe d’Europe, un vrai, du genre de ceux qui laissent une empreinte sur la destinée d’une équipe. Transcendée par l’évènement et déchaînée après le carton rouge reçu par Sokratis en fin de première mi-temps, l’équipe de Julien Stéphan a réussi à retourner Arsenal après avoir été menée (3-1). Seul point noir d’une soirée de folie à Rennes, ce but encaissé en tout début de match (4e, Iwobi) qui limite la casse pour des Gunners pourtant clairement dépassés par la furia rennaise.

Du rythme, des occasions, une expulsion, un stade chauffé à blanc et la victoire au bout. Voilà comment résumer au mieux la prestation des Bretons ce jeudi soir. À l’heure où certains oublient les ingrédients nécessaires aux combats européens, les coéquipiers d’Ismaila Sarr ont su se relever d’un début de match cauchemar pour réaliser le plus grand exploit de l’histoire du club. Qui a dit que Rennes était un club qui ne connaît que la culture de la défaite ?

L’expulsion de Sokratis a tout changé

Pourtant, tout avait mal commencé. Dans une ambiance folle, Arsenal a vite calmé les ardeurs bretonnes. Sur sa première incursion dans le camp rennais, la troupe d’Unai Emery a su marquer sur un faux centre d’Alex Iwobi, curieusement jugé par Thomas Koubek, pour ouvrir le score avec l'aide du poteau (0-1, 3e). Mais cette équipe de Rennes a trop de fougue pour se laisser dicter sa loi.

Les Bretons l’ont joué crescendo. En mode rouleau-compresseur. Après quelques alertes sur la cage d’un Petr Cech pourtant impeccable (14e, 16e, 34e), c’est Ismaila Sarr qui a mis la panique dans la défense londonienne sur une accélération foudroyante (40e). Déjà averti, Sokratis a laissé ses coéquipiers à dix et fait passer ce match dans une autre dimension.

Benjamin Bourigeaud a alors pris les habits du canonnier en chef. Sa frappe sur coup franc est venue mourir dans le mur ? Pas grave, la demi-volée qui a suivi a fait chavirer le Roahzon en venant terminer sa course en lucarne (1-1, 42e). Ce n’était que le début du calvaire pour les Gunners.

Benjamin Bourigeaud of Rennes celebrates

Benjamin Bourigeaud of Rennes celebratesGetty Images

Tout pour l’attaque

La seconde mi-temps n’a été qu’une succession de vagues bretonnes à même de faire sauter la digue londonienne. Seul Cech a réussi à contenir un temps les assauts des Ben Arfa et autres Sarr, déchaînés mais parfois imprécis (45e, 56e, 59e, 62e, 64e). Alors, le sort s’en est mêlé. Sur un centre anodin, Nacho Monreal a trompé son gardien et remis Rennes devant (2-1, 65e). Mais le mieux était encore à venir. Sur un ultime contre, Lea Siliki a servi sur un plateau Sarr pour le but du break de la tête (3-1, 88e), celui qui donne un léger matelas aux Bretons avant de se rendre à l’Emirates.

Et Arsenal dans tout ça ? Que ce fut poussif. Dans le sillage d’un Pierre-Emerick Aubameyang fantomatique, les coéquipiers de Mesut Özil ont montré un pâle visage et ont peiné à inquiéter Koubek (12e, 68e). Il faudra montrer autre chose au retour. Sous peine de subir la même peine : se faire désarçonner par cette équipe de Rennes qui ne semble, elle-même, ne pas connaître ses limites.

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