Cette fois, l'OM ne pourra pas s'en contenter. Couplé à une victoire de la Lazio face au Lokomotiv Moscou, un nouveau résultat nul sur la pelouse de Galatasaray ce jeudi soir écarterait définitivement Marseille de la course aux huitièmes de finale. Le club phocéen n'a donc plus le choix. Après sept partages des points lors de leurs onze derniers matches, dont cinq sur un score vierge, les hommes de Jorge Sampaoli doivent réapprendre à gagner. Et réapprendre à surprendre.
Au ralenti depuis la deuxième moitié de septembre, l'OM a identifié ses maux mais peine encore à en trouver l'origine. "Nous sommes à la recherche d'explications", concédait Jorge Sampaoli avant un choc qui n'a pas eu lieu, le week-end dernier. "Quand on revoit les matches à la vidéo, ce qui nous fait défaut, c'est le manque de justesse, dans l'avant-dernier ou le dernier geste, à la finition, avait lui avancé Dimitri Payet. Les occasions arrivent à la même fréquence qu'au début de saison mais on est un peu moins efficaces."
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L'OM est moins réaliste, mais pas seulement

Sur ce plan, la victoire face à Rennes (2-0), le 19 septembre dernier, a pourtant marqué un avant et un après dans la saison marseillaise. Avant cette rencontre, la moyenne d'"expected goals" (les buts attendus) de l'OM s'élevait à 1,93 par match, avec un nombre de buts réels légèrement supérieur (2,17 en moyenne). Après ce match, le nombre moyen "d'expected goals" a chuté à 1,21, avec un nombre de buts réels cette fois-ci légèrement inférieur (0,91). Preuve que le réalisme et la justesse sont effectivement des pistes à explorer… mais qu'elles ne sont pas les seules.
Si l'équipe phocéenne se crée moins d'occasions franches, c'est aussi parce qu'elle éprouve plus de difficultés à surprendre ses adversaires. Les systèmes et les mécanismes sampaoliens, illisibles en début de saison, ont fini par être éprouvés. Et contrés.
"Contre Moscou et Monaco, on a eu la possession et complètement déstabilisé l’adversaire grâce à notre système, les équipes en début de saison n’étaient pas prêtes à nous affronter", confiait justement sur RMC Sport Valentin Rongier, bien placé pour en parler, lui qui évolue dans un rôle hybride de latéral replacé au milieu de terrain lors des phases de construction. "Ils ne savaient pas sur qui sortir ni dans quelle zone…".

La fameuse "crise de novembre"… physique

Faut-il en déduire que le technicien marseillais est - déjà - à court d'idées ? Pas forcément. L'Argentin est avant tout confronté au même problème que certains de ses prédécesseurs. "Tu ne peux pas aller à la pharmacie et acheter la créativité", soulignait André Villas-Boas il y a tout juste deux ans, à la même période de l'année. L'OM joue tous les trois ou quatre jours et sa grosse chute de créativité colle d'ailleurs avec le début de sa campagne européenne. Le temps des innovations tactiques est restreint au profit des séances de récupération et de préparation physique.
D'autant que la fraîcheur physique est le socle de l'exigeante philosophie de Jorge Sampaoli. Après le nul concédé face à Metz, juste avant la trêve, plusieurs joueurs avaient exprimé le besoin de souffler. D'ailleurs, la dernière prestation convaincante des Phocéens en Ligue 1, un succès (4-1) devant Lorient, avait suivi une autre coupure de deux semaines. Et si ce n'était pas un hasard, l'OM, qui a été bien plus éprouvé psychologiquement que physiquement le week-end dernier, pourrait retrouver beaucoup d'allant à Istanbul.

Jorge Sampaoli (Marseille)

Crédit: Getty Images

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