Le karma d'Onana, le parfum d'Europe et Mikautadze : les tops et flops d'OL - Manchester United
Mis à jour 11/04/2025 à 00:47 GMT+2
Soirée à rebondissements du côté du Groupama Stadium : grâce à Rayan Cherki, l'OL a arraché un nul mérité face à un Manchester United (2-2) pas aidé par un André Onana coupable après ses propos d'avant-match. Si le parfum européen régnait à Lyon ce jeudi, il n'a en revanche pas transcendé Georges Mikautadze. Les tops et flops de ce quart de finale aller.
André Onana of Manchester United fails to hold on to ball leading to a goal for Lyon in final minute of game by Rayan Cherki of Lyon during the UEFA Europa League 2024/25 Quarter Final First Leg match between Olympique Lyonnais and Manchester United at OL Stadium on April 10, 2025 in Decines-Charpieu, France
Crédit: Getty Images
- Un scénario si européen
C'est le charme de la Coupe d'Europe. Des duels plus appuyés qu'à l'accoutumée, des scénarios changeants et un suspense toujours intact. Ce jeudi, cet OL-Manchester United n'a pas forcément atteint des niveaux techniques exceptionnels mais les ingrédients du blockbuster étaient malgré tout là avec un but contre le cours du jeu des Red Devils (88e) en fin de match avant une égalisation arrachée au bout de l'espoir par une subtile finition de Cherki (90+4e). Ce parfum-là est décidément inimitable.
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Rayan Cherki, buteur face à Manchester United
Crédit: Getty Images
- Le Groupama Stadium des grands soirs
Le public lyonnais attendait un grand frisson européen depuis des années maintenant et a très vite fait sentir que la soirée serait spéciale en tribunes. Les deux Virages ont réservé un accueil… musclé à André Onana, puis les Bad Gones ont lancé une première Marseillaise. Dès l’échauffement, les deux Kops se répondaient en faisant monter les décibels, qui ont atteint des niveaux dangereux pour les tympans sur les deux buts lyonnais, en particulier l’égalisation de Rayan Cherki, naturellement. Les supporters rhodaniens, qui ont poussé du début à la fin, méritaient cette récompense. Au coup de sifflet final, ils ont d'ailleurs fêté ce nul comme une victoire lors du tour d'honneur des joueurs.
- Le Groupama, antre imprenable, même pour les gros
Comme lors de ses derniers parcours européens, l'Olympique Lyonnais a conservé sa souveraineté territoriale face à un très grand – même si mal-en-point – d'Europe. Et il a fallu le caractère de l'équipe qui veut absolument défendre son terrain pour aller chercher cette égalisation ce jeudi soir. Contre la Juventus Turin et Manchester City en 2020, ne pas perdre le match aller à domicile leur avait donné un avantage décisif pour se qualifier au match retour. Cela remonte un peu maintenant, mais ces nouveaux lyonnais ont gardé un bel héritage de leurs prédécesseurs.
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L'ambiance des grands soirs au Groupama Stadium pour OL-Manchester United
Crédit: Getty Images
- Lacazette, le bonus personnalité
On ne dira pas qu'il n'a rien raté ou qu'il a changé le cours du match. On pourrait même lui reprocher ces deux occasions ratées, notamment l'une sur un service royal de Cherki, alors que le score était de 1-1. Mais, par sa présence, par son travail dos au but, libérant notamment Mikautadze, et son aura, Alexandre Lacazette a pesé de tout son poids dans cette fin de match. Il n'a plus grand-chose à voir avec le sérial buteur des années passées. Mais il reste un joueur à l'intelligence tactique rare et à l'engagement indiscutable.
Flops
- Onana, le discours et les couacs
On ne reprendra pas ici les termes de Nemanja Matic, estimant qu'André Onana était "l'un des pires gardiens de l'histoire de Manchester United" selon les chiffres après les mots offensifs du Camerounais à l'encontre de l'OL. On dira simplement que les modèles statistiques estimaient ce jeudi que, dans 94% des cas, les gardiens n'encaissaient pas de buts sur les coup-francs similaires à celui botté par Thiago Almada au milieu de la première période. Puissance limitée, trajectoire lisible, potentiel joueur gênant loin de la ligne de but : rien n'aurait dû transformer la frappe de l'Argentin en but. Rien sauf un Onana mal placé et pas assez réactif sur ses appuis. Bis repetita sur ce ballon relâché sur la dernière action du match... S'il voulait passer inaperçu au Parc OL, c'est raté : entre ses erreurs et les sifflets, il a vécu une soirée pénible. Comme souvent cette saison…
- Mikautadze, grand soir raté
Sans Alexandre Lacazette au coup d'envoi, les espoirs lyonnais portaient sur un Georges Mikautadze en forme ces dernières semaines. Mais l'ancien Messin est passé au travers de son match, malgré une frappe à l'origine de l'égalisation finale. D'habitude si insaisissable en un contre un, le Géorgien a été cadré sans souci majeur par Maguire, Dalot ou Yoro. L'entrée de Lacazette lui aura permis de décrocher davantage mais son grand soir lyonnais en Europe attendra encore…
- United, c'est d'une tristesse
Minimaliste. Voilà comment définir brièvement le visage montré par Manchester United ce jeudi, dans la lignée de ses dernières sorties. Cette équipe ne dégage pas grand-chose mais a bien failli réussir le coup parfait. Une ligne directrice floue, des joueurs effacés, à l'image d'un Rasmus Hojlund perdu et le seul Bruno Fernandes pour allumer des mèches : si l'OL garde espoir pour le retour, c'est aussi que ce Manchester United n'a absolument rien de terrifiant.
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