L'étoile brille encore

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Le public du Stade de France a rendu un vibrant hommage aux champions du monde 1998 et d'Europe 2000 au cours d'une courte cérémonie, mercredi, en marge du match France-Grèce. La conclusion d'une journée de retrouvailles marquée par quelques absences de m

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Crédit: Eurosport

"Plaisir", "émotion", "fête", les mots sont simples mais les héros d'hier n'ont pas caché leur joie de communier une nouvelle fois avec le public français dans l'enceinte qui les a faits rois. Malgré les 7 absents, dont certains de marque (Marcel Desailly, Bernard Lama, Emmanuel Petit, Vincent Candela, Johan Micoud, Robert Pires, Stéphane Guivarc'h), un Stade de France pas totalement rempli, et la brièveté de la cérémonie (13 minutes en tout et pour tout), la bande à Deschamps a joué le jeu jusqu'au bout.
Le spectacle son et lumière mis en scène par Bruno Agati a débuté par les images des plus belles heures de cette génération diffusées sur les deux écrans géants du stade, du match fondateur d'octobre 1995 en Roumanie (victoire 3-1), lors des éliminatoires de l'Euro-96, jusqu'aux deux sacres, mondial et européen, de 1998 et 2000. Une mise en bouche avant l'entrée des artistes. Tout le monde a eu droit à son ovation, même si la palme est naturellement revenue au "maestro" et jeune retraité Zinédine Zidane, qui a déclenché des "Zizou, Zizou" dans l'assistance. Le spectacle s'est conclu, comme il se devait, sur l'air d'"I will survive", hymne des Bleus lors de l'aventure du Mondial-98.
Sept absents
"On a quelque chose de très fort en commun, a déclaré l'ancien capitaine Didier Deschamps à son arrivée au Stade de France. On a gagné ce qu'il y avait de plus beau. Cette génération a véhiculé des valeurs importantes dans lesquelles chaque citoyen a pu s'identifier. On a communié énormément avec les gens. Les années passent, mais on a l'impression que c'était hier." Pas question de polémiquer sur la date ou la forme de l'hommage. L'heure était visiblement au consensus. "On ne cherche pas à savoir si c'était trop tôt ou trop tard, a expliqué l'actuel entraîneur de la Juventus Turin. Même si c'était très court, il faut remercier le président (de la fédération française de football) Escalettes."
"Dès qu'il y a un hommage, cela montre qu'il y a une reconnaissance", a pour sa part résumé Youri Djorkaeff. Cette journée de commémoration avait débuté par un déjeuner où il avait été question de tout sauf de football, aux dires des participants. "On se revoyait tous pour la première fois , a indiqué Bixente Lizarazu. On a parlé de la vie en général et on a partagé nos expériences de la reconversion."
Deschamps : "Trop court"
"L'après-midi a été trop court pour partager nos expériences et raconter notre vie , a affirmé le président Laurent Blanc. Nous revoir, c'est un clin d'oeil pour les gens et cela leur fait remémorer une époque qui a amené beaucoup de plaisir." Tel une bande de copains, et non comme des "anciens combattants" , dixit Lizarazu, les anciens champions ont ensuite occupé leur après-midi par une réunion de l'association France 98 et évoqué ses futurs projets (match de futsal en mars 2007, match revanche contre le Brésil en 2008 pour les dix ans du titre de champion du monde). Avant de retrouver le public de Saint-Denis et leur éternel jardin.
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