Deux matches. Deux victoires. Face à la Côte d’Ivoire (2-1) et contre l’Afrique du Sud (5-0), la rentrée des Bleus s’est pour le moins bien passée. Et Didier Deschamps a globalement aimé ce qu’il a vu. Ce qu’il a vu, plus que ce qu’il a entendu, d’ailleurs. Vendredi au Vélodrome, les spectateurs avaient ciblé les joueurs du PSG. Mardi à Pierre-Mauroy, les tribunes avaient décidé de faire payer ses couleurs sang et or à Jonathan Clauss.

Mbappé, c’est irréel : "A son âge, Henry n’avait marqué que 8 buts"

Conspué lors de la présentation des équipes, puis dès son premier ballon, le Lensois (2 sélections) a vu la majorité silencieuse se résoudre à l’encourager au bout de quelques minutes, afin de couvrir les sifflets qui, s’ils ont continué tout au long du match, ont baissé en intensité au fil des minutes.
Equipe de France
Zidane ne ferme pas la porte au PSG... mais vise surtout les Bleus
23/06/2022 À 06:28
Ça va à l’encontre de l’équipe de France avant d’aller à l’encontre de Jonathan Clauss
Vendredi, Didier Deschamps avait fait une référence discrète aux encouragements du Vélodrome surtout destinés à Saliba et Guendouzi et qu’il aurait aimé mieux partagés. Mardi, il a sorti la sulfateuse. En deux temps. Appelé à juger la prestation de Jonathan Clauss qui honorait sa première titularisation sous le maillot blanc des Bleus, le sélectionneur national a vite dévié du terrain vers les tribunes. "Je trouve regrettable ce qu’il s’est passé, pour ne pas dire plus, a-t-il lancé, regard sombre. Ça va à l’encontre de l’équipe de France avant d’aller à l’encontre de Jonathan Clauss. Ce qu’il a fait sur le terrain a atténué les sifflets de ceux qui ont manifesté bêtement. C’est son mérite."
Quelques questions et quelques minutes plus tard, DD est revenu sur le cas Clauss. Et a un peu plus chargé les siffleurs, tout en regrettant la publicité paradoxale qui leur avait été faite en amont : "Le simple fait d’en parler, ça incite des personnes à faire ça. Ça ne devrait pas. On n’en parlerait pas… il y en aurait peut-être quand même eu, mais..."
En fin de match, Didier Deschamps a fait sortir le Lensois à dessein. Parce qu’il sentait qu’il pouvait y aller. Et que son piston droit recevrait l’ovation méritée. Il l’a reçue, même si les huées étaient encore audibles. "Les sifflets ont été noyés à sa sortie, s’est tout de même réjoui l’ancien entraîneur de l’Olympique de Marseille. La rivalité entre les clubs, je peux la comprendre quand il y a des derbies. Mais moi, je cherche à créer une unité. Ce ne sont pas des supporters ces personnes-là. Mais ça existe... En parler, c’est leur donner de l’importance. Et ils n’ont pas d’importance."

"Est-ce imaginable de partir à la Coupe du monde sans Giroud mais avec Ben Yedder et Nkunku ?"

Euro 2020
Mbappé reprend Le Graët : "Il considérait qu’il n'y avait pas eu de racisme après l'Euro"
19/06/2022 À 13:22
Coupe du monde
Zidane : "Bixente est le seul qui aurait pu me contenir"
19/06/2022 À 11:10