Habituellement, en mars, on sait. Hormis lorsque Didier Deschamps sort un Karim Benzema de son chapeau, les dés sont jetés lors des premiers jours du printemps. Parce que le grand rendez-vous est prévu pour juin. En 2022, il ne vous aura pas échappé que le calendrier est quelque peu bouleversé par la perspective de cette Coupe du monde disputée au Qatar. Le Mondial, ce n’est donc pas pour tout de suite. Mais cela ne veut pas dire pour autant que Didier Deschamps a le temps. Rassemblements courts, préparation inexistante en automne, le sélectionneur doit se nourrir de tout d’ici le grand rendez-vous de fin d’année. Et ça commence dès ce vendredi face à la Côte d’Ivoire.

Un 3-4-3 de plus en plus maîtrisé

On le croyait définitivement enterré après l’Euro, le 3-4-3 a refait surface à la rentrée. Didier Deschamps a trouvé ce qu’il cherchait à gauche et qui lui avait tant manqué à Bucarest, Théo Hernandez. Il est encore en train de travailler à droite. Mais une chose est certaine, même sans Benzema, le système destiné à mettre en orbite ses joueurs offensifs est celui en lequel DD croit dur comme fer. Et qu’il faut travailler, toujours et encore. Même avec une Ligue des nations en poche. “On n'a pas assez de culture de ce système, a reconnu le sélectionneur en conférence de presse. Ça a bien marché, mais sans avoir maîtrisé nos deux matches en Ligue des nations et surtout les premières périodes, puisqu'il avait fallu apporter des corrections.” Réussir un match plein face à un adversaire de qualité, voilà la mission des Tricolores.
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Coman, un piston qui attend confirmation

Il est désormais acté que Benjamin Pavard n'est plus le piston droit de l'équipe de France. Didier Deschamps l'a officialisé en conférence de presse. Le grand chantier du sélectionneur jusqu'au Qatar sera de trouver l'homme capable de faire du poste faible des Bleus un point fort. Le chemin est long mais à neuf mois de l'échéance, le favori s'appelle Kingsley Coman. En sélection, il n'a occupé qu'à une reprise le poste, face au Kazakhstan (8-0), pour un festival dans son couloir.
La Côte d'Ivoire lui offrira une opposition plus coriace et devrait donner un peu plus d'enseignements à son sélectionneur. Si Coman tient le choc, sa candidature prendra plus de poids. Deschamps, contraint d'appeler un Jonathan Clauss vierge de toute expérience du très haut niveau à 29 ans, n'a pas beaucoup de solutions de secours. Autant dire que la performance de Coman sera scrutée avec intérêt. Voilà sans doute le plus grand enjeu de ce double rendez-vous de mars car il concerne directement un onze de départ par ailleurs largement rodé.

Nkunku - Giroud, la chance des doublures

Ce mois de mars devait marquer les retrouvailles de Karim Benzema et Kylian Mbappé, les deux grands bonhommes de l'automne 2021 et principaux artisans de la renaissance des Bleus après l'Euro. Le premier est forfait. Le second, très incertain contre les Ivoiriens. Voilà qui offre un boulevard à leurs doublures. Trois hommes, Wissam Ben Yedder, Olivier Giroud, Christopher Nkunku ont l'occasion de montrer ce qu'ils ont dans le ventre. Tous ont au moins une bonne raison de briller face aux Ivoiriens.
Ben Yedder, quelconque en Bleu depuis ses débuts, doit prouver qu'il peut endosser le costume de doublure et rendre la confiance que lui témoigne Didier Deschamps depuis des mois. Giroud pourra, encore, prouver qu'il est indispensable à la sélection même si son sélectionneur semble avoir hypothéqué son avenir tant que Karim Benzema tiendra sur ses deux jambes. Nkunku, l'un des trois petits nouveaux de la bande, doit saisir le taureau par les cornes. Les places sont chères en attaque et les rendez-vous internationaux jusqu'au Qatar se comptent sur les doigts d'une main. Trop souvent discrets, les habituels remplaçants offensifs ont une occasion, peut-être unique jusqu'en novembre, de faire briller leur candidature et de rappeler que l'attaque des champions du monde ne se résume pas à trois noms, aussi rutilants soient-ils.

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Revoir le grand Varane

C’est à Marseille qu’il avait marqué son premier but en équipe de France. C’est aussi ce jour-là, face à la Suède, qu’il était devenu un très jeune capitaine des Bleus, à 21 ans. De l’eau a coulé sous les ponts, depuis. Varane n’est plus jeune, il est champion du monde et ne joue plus au Real depuis l’été dernier. Mais le défenseur central a quelque peu perdu de sa superbe ces derniers mois. Il s’était blessé en finale de la Ligue des nations, juste avant la mi-temps (adducteurs).
La suite de sa fin d’année 2021 a été tronquée et on ne l’avait pas vu sous le maillot bleu lors du précédent rassemblement, en raison d’une blessure aux ischio-jambiers. Son adaptation au football anglais n’en a été que ralentie mais, petit à petit, Varane avance en slalomant entre les pépins. A lui de donner un coup d'accélérateur avec les Bleus.
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