L'antisèche de France-Allemagne (0-2) : Le néant

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Complètement à côté de la plaque face à l'Allemagne, et ce dès l'entame, les Bleus ont concédé l'une des défaites les plus implacables de l'ère Didier Deschamps ce samedi à Lyon (0-2). Dépassés par la qualité d'une Mannschaft retrouvée, les vice-champions du monde ont été indignes de leur statut. Un vrai rappel à l'ordre à trois mois de l'Euro. Notre antisèche.

"C'est l'une des plus grosses démissions collectives de l'ère Deschamps"

Video credit: Eurosport

Le jeu : Dépassés et amorphes ces Bleus

Les Bleus ont découvert la vie sans Antoine Griezmann. Et c'est franchement fade. Alignés dans un 4-3-3 avec un milieu a priori travailleur, les hommes de Didier Deschamps ont démarré la rencontre par un coup de poignard d'entrée, lançant vingt minutes d'une domination totale adverse. Souverains, inspirés et bien plus cohérents, les Allemands ont fait vivre un calvaire d'entrée aux Tricolores. Puis, petit à petit, les Bleus ont retrouvé le fil sans forcément trouver le cadre.
A nouveau cueillis au retour des vestiaires, ils ont sombré comme rarement dans l'ère Deschamps, surtout dans la combativité et l'état d'esprit. En face, la troupe de Julian Nagelsmann a retrouvé un niveau bien plus conforme à son statut, bien aidée par le retour de Toni Kroos. Un match à oublier, à trois mois de l'Euro.

Les joueurs : Kroos et Wirtz au sommet, Thuram et Zaïre-Emery en difficulté

Difficile de trouver des satisfactions côté bleu. Seuls Adrien Rabiot et Ousmane Dembélé, en première période, ont secoué le cocotier. Pour le reste… La charnière Pavard-Upamecano a souffert tout au long du match tandis que Warren Zaïre-Emery, un peu perdu, et Marcus Thuram, complètement transparent, ne bousculeront pas la hiérarchie sur cette soirée. A l'inverse, Toni Kroos, pour son grand retour, est déjà redevenu essentiel à la Mannschaft où la pépite Florian Wirtz a encore crevé l'écran. La Deutsche Qualität est toujours là.
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Thuram, Zaïre-Emery et Pavard ont-ils perdu gros ?

Video credit: Eurosport

Le facteur X : L'absence de Griezmann

Comme le nez au milieu de la figure. Ce samedi, les Bleus ont manqué de vista et de grinta. La définition parfaite d'Antoine Griezmann. Sans l'homme aux 84 matches consécutifs avec le maillot tricolore, ce n'est pas la même limonade. Peut-être faut-il encore ce genre de matches pour mesurer justement l'importance de "Grizou" depuis dix ans.

La nouveauté

La seule réussite bleue de la soirée, c'est ce maillot (et cette tunique d'avant-match). D'un bleu électrique, avec un beau liseré bleu, blanc, rouge et un coq proéminent, cette tunique Nike risque de se vendre comme des petits pains cet été. Surtout si les Bleus lui font plus honneur que ce samedi.
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Quel est le plus beau maillot de l'histoire des Bleus ?

Video credit: Eurosport

La stat : 7''

Comme le temps qu'il a fallu à Florian Wirtz pour ouvrir le score. C'est la troisième fois dans leur histoire que les Bleus encaissent un but dès la première minute. Mais sept petites secondes, c'est une vraie "performance".

La décla : Aurélien Tchouaméni, au micro de TF1

"On s'est fait surclasser dans tous les compartiments du jeu. […] C'est une piqûre de rappel avant ce qu'il nous attend en juin."

La question : Une vraie alerte ou un simple rappel à l'ordre ?

Des défaites aussi écrasantes, sans personnalité ni créativité, les Bleus de Didier Deschamps n'en ont pas connues beaucoup. Ce samedi, il n'y avait rien, physiquement, techniquement et tactiquement. Apathiques et déboussolés, les Tricolores ont été mis face à leurs limites sans Antoine Griezmann. L'absence du maître à jouer tricolore dessine un simple accident de parcours, encore contre l'Allemagne, dont il ne faut pas tirer trop d'enseignements dans une trêve dénuée d'enjeux collectifs.
En revanche, cette mauvaise soirée lyonnaise rappelle à Didier Deschamps que son réservoir sans fin n'est qu'une théorie qui se heurte aux constatations empiriques. Cette équipe mixte a simplement mis en lumière que la rotation n'a pas toujours du bon. Marcus Thuram, Warren Zaïre-Emery voire Benjamin Pavard jouaient gros ce samedi et ont, par conséquence, perdu autant. A trois mois d'un Euro où ils partiront malgré tout favoris, les Bleus ne retiendront pas grand-chose d’autre de cette soirée lyonnaise. Un tel néant collectif, c'est rare. Heureusement…
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Brice Samba et Benjamin Pavard lors de France - Allemagne

Crédit: Getty Images

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