Michel Platini se défend : "On m’a viré pour que je ne sois pas président de la FIFA"

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Michel Platini a accordé un long entretien à Europe 1, diffusé en intégralité samedi soir. Le triple Ballon d’Or français (1983, 1984, 1985) y évoque sa carrière de joueur, de sélectionneur et de dirigeant. Celle-ci est écornée par les accusations dont l’ancien président de l'UEFA (2007-2015) fait l’objet, avec Sepp Blatter, depuis plusieurs années. Platini clame son innocence à ce sujet.

Michel Platini, le 21 août 2020 à Bern

Crédit: Getty Images

"Je n’ai pas de responsabilité pour la première fois depuis 50 ans." C’est en se réjouissant de cette liberté de parole et d’esprit que Michel Platini a longuement discuté avec nos confrères d’Europe 1, dans le cadre d’un entretien diffusé intégralement ce samedi, dans la soirée. Mais l’ex-président de l’UEFA (2007-2015) n’a pas seulement raconté ses exploits sur le terrain et son accession au poste de sélectionneur des Bleus. Il a aussi parlé du sujet susceptible de fâcher.
Dans le viseur de la justice suisse, Platini et Sepp Blatter, ancien président de la FIFA, sont accusés d'avoir "illicitement arrangé un paiement de 2 millions de francs suisses de la FIFA", soit 1,8 million d'euros, "en faveur de Michel Platini", comme écrit par le parquet confédéral dans un communiqué, relayé par l’AFP le 2 novembre dernier. Des accusations formulées de longue date et régulièrement réfutées par "Platoche".
"Je me bats toujours, je ne lâche rien et à la fin je gagnerai, vous verrez", déclare-t-il dans cette récente interview. Le meilleur buteur de l’Euro 1984 s’estime victime d’une conspiration : "Je n’ai rien fait de mal, on m’a viré pour que je ne sois pas président de la FIFA, on a inventé un arriéré de salaire, un truc bidon, de la corruption… c’est incroyable tout ce qui m’est tombé sur la tête."
Relancé sur la difficulté de vivre une telle situation, le triple Ballon d'Or (1983, 1984, 1985) insiste sur l’ampleur prise par l’affaire. "C’est la médiatisation autour de ça qui fait du mal. Quand on vous traite d’escroc, de corrompu, de blanchisseur d’argent, c’est terrible, tu prends cela dans la tronche", raconte celui qui a brillé sous les couleurs de Nancy, de Saint-Etienne et de la Juve.
En revanche, au niveau du coup porté à ses plans de carrière, Platini (66 ans) minimise la déception : "Ce n’est pas un problème pour moi, pour ma vie. On m’a demandé d’être président de la FIFA, tout le monde voulait que je sois président de la FIFA (…) C’est l’injustice qui m’a perturbé." Il n’a pas grand-chose à ajouter… pour l’instant. "On en reparlera à la fin", promet-il encore.
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Sepp Blatter et Michel Platini

Crédit: Getty Images

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