National - Après le mirage saoudien, Sedan repart de zéro

Après le mirage saoudien, Sedan repart de zéro
Par AFP

Le 03/10/2016 à 13:26Mis à jour Le 03/10/2016 à 13:28

Marc Dubois, président du club de Sedan, ne sait pas comment il va pouvoir relancer le CSSA, dernier de National, après l'échec du rachat.

"On est tombé sur des escrocs qui nous ont fait perdre trois ans" : quatre mois après le retrait du prince Fahd d'Arabie Saoudite, Marc Dubois en veut toujours aux intermédiaires qui lui ont vendu du rêve et tente de trouver des partenaires pour son club, Sedan, dernier de National après un été agité.

Le président ardennais, qui avait repris le CSSA en août 2013 après la liquidation judiciaire et la rétrogradation en CFA2 (5e niveau), reste marqué par la fin brutale de l'épisode saoudien.

"La cession de 40% des actions avait été signée en décembre et, fin mai, le prince nous a dit qu'il ne mettrait pas un centime dans le club. Ce revirement reste une énigme absolue", raconte-t-il à l'AFP.

Marc Dubois ne décolère pas en pensant à ceux qui ont permis le rapprochement avec le prince Fahd, neveu du roi d'Arabie Saoudite: "Ces intermédiaires nous ont donné des perspectives en sachant qu'ils n'avaient pas la moindre chance de les atteindre".

Comme lors du rachat du club, "on doit repartir de zéro", explique le président. A l'époque, Marc Dubois, qui avait placé son frère Gilles au poste de président délégué, avait récupéré "un tas de ruines" mais avait réussi à obtenir deux montées consécutives pour retrouver le National la saison dernière.

Début 2016, les dirigeants ardennais ont même attiré sur le banc Roger Lemerre, ancien joueur du CSSA dans les années 1960 et ancien sélectionneur des Bleus.

"Le Goff nous a planté"

Mais six mois plus tard, le coach quitte Sedan sur un bilan mitigé (6 victoires, 6 nuls, 6 défaites). Ce départ marque alors le début de l'incertitude sur le plan sportif, alors que le président a dû débourser 1,7 million d'euros en juin pour apurer le déficit de la saison dernière et boucler le budget de cette année.

"On avait trouvé un entraîneur, David Le Goff, mais il nous a planté cinq jours avant la reprise, il a été très déloyal. On a alors recruté Colbert Marlot (en provenance de Tubize, en D2 belge, ndlr) mais le passage à la DNCG (gendarme financier du foot français, ndlr) fin juin a fortement retardé le recrutement. Tous ces éléments ont perturbé la préparation, donc on s'attendait à un début de saison difficile", plaide M. Dubois.

Si la situation n'est pas encore catastrophique, les +Sangliers+ vont devoir vite réagir: après une inquiétante défaite à domicile (2-1) vendredi contre la lanterne rouge, Epinal, ils sont désormais derniers.

"L'entraîneur n'est pas menacé. On ne va pas céder à la panique. On a identifié les problèmes et on sait ce qu'on doit faire pour les résoudre", tente de rassurer Pierre Mbappé, le directeur sportif sedanais.

"Le club n'est pas à vendre"

Malgré les incertitudes sportives, les dirigeants ardennais travaillent toujours pour faire aboutir leur projet qui comporte trois volets: ramener le CSSA dans le monde pro, créer des centres de formation à l'international et attirer encore plus de partenaires pour assurer l'avenir du club.

"Il faut retenir la leçon de l'épisode saoudien: il est plus cohérent de chercher plusieurs partenaires et on travaille actuellement sur différents dossiers internationaux. On n'a pas vocation à remettre au pot tous les ans. Mais le club n'est pas à vendre, on souhaite rester majoritaire et garder 51% du capital", détaille Marc Dubois.

Du côté des supporters, l'inquiétude n'est pas encore de mise non plus. "Il faut rester confiant, assure Clément, membre du kop sedanais. On a perdu nos meilleurs joueurs cet été et l'effectif a été construit tardivement, donc c'était prévisible. Sedan existait avant la venue du prince saoudien et existera après son départ."

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