Il y a quelques jolis noms. Avec des profils qui peuvent intéresser plusieurs clubs. C'est la force et la richesse de cette Premier League, où l'argent coule à flots depuis des années : même les clubs relégués disposent de beaux arguments ou de noms connus. A Watford, il y a ainsi les anciens Rennais, Abdoulaye Doucouré et Ismaïla Sarr. Ou encore l'ex-espoirs du Barça Gerard Deulofeu et Etienne Capoue, passé par Toulouse mais aussi Tottenham. A Bournemouth, les noms de Nathan Aké et Max Aarons sont porteurs de promesses. Et à Norwich, Todd Cantwell fait saliver nombre de formations.

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Alors des bonnes affaires sont-elles à prévoir en tentant de piller ces clubs relégués ? Pas forcément. Dans certains cas et alors que les Hornets, les Cherries et les Canaries vont chercher à réduire leur masse salariale, cela va aider les dossiers à avancer. Sur les tablettes de Manchester City qui serait disposé à aligner près de 40 millions, Nathan Aké ne va ainsi pas poursuivre sa carrière en Championship qui ne semble pas à la hauteur de son potentiel. Selon The Independent, Liverpool aurait de son côté des vues sur Ismaïla Sarr. A l'image de ces deux cas, les relégations de Bournemouth et Watford vont sûrement accélérer des deals déjà dans les tuyaux. Mais de là à parler de jolis coups …

Des salaires conséquents…

Il faut bien avoir conscience que Watford, Bournemouth et Norwich ne vont pas brader leurs joueurs, loin de là. Pour les clubs de L1 par exemple, il y a ainsi peu ou pas de belles opportunités à saisir. Tout simplement pour une question financière. Grâce à leurs moyens colossaux, les formations de Premier League offrent des contrats conséquents à leurs joueurs. Rares sont les équipes de l'Hexagone, touchées de plein fouet par la crise, aptes à s'aligner. Surtout que ces clubs relégués dans le Royaume vont encore bénéficier de la manne financière de la PL. De plusieurs manières.

Dernier de Premier League, Norwich devait ainsi toucher près de 107 millions d'euros de droits TV à l'issue de cette saison, un montant qui sera revu à la baisse avec la pandémie du Covid-19 et le désir de certains diffuseurs étrangers de baisser leurs versements. Mais comme la PL a été au bout de son championnat, cela ne sera pas une chute colossale. En attendant le pactole du nouveau contrat en France pour la période 2020-2024, ces montants resteront dans tous les cas bien loin de ce que les pensionnaires de L1 gagnent, encore plus avec l'arrêt du championnat. Alors que le PSG avait touché 59.8 millions d'euros via les droits TV en 2018-19, Lyon a par exemple inscrit une somme de 33 millions dans son exercice 2019-2020 pour ses revenus audiovisuels liés à ses performances en L1 et dans les coupes nationales…

Le système de parachutes aide à protéger les clubs relégués

Cerise sur ce beau gâteau anglais : la Premier League n'oublie pas ses clubs relégués et leur donne les moyens de conserver certains de leurs atouts, même en cas de descentes. C'est une histoire de parachutes. Presque dorés. Dans un but égalitaire et pour éviter le choc financier, la Premier League a mis en place depuis 2016 un système de "Parachute Payments", que certains assimilent à des prémisses d'une ligue fermée. Le principe ? Pendant trois années après leur descente et s'ils ne remontent pas, les clubs continuent de recevoir de l'argent des droits de TV de Premier League.

West Brom, descendu à l'issue de la saison 2017-2018 et qui remonte cet été, a par exemple vu la PL lui verser 46.6 millions d'euros en 2018-2019 et 38 millions cette saison. Un apport bienvenue pour ses comptes. L'été dernier et malgré l'intérêt d'Everton, Fulham a ainsi pu garder Aleksandar Mitrovic. Le Serbe, auteur de 11 buts en PL en 2018-2019 et de 26 cette saison en Championship, a pourtant un salaire annuel estimé à 3.4 millions d'euros. Ce qui n'est pas rare en D2 anglaise, où le salaire moyen est de 142 000 euros par mois selon une étude révélée par le Daily Mail. En clair, la grande braderie n'est peut-être pas prévue. Et la L1 peut regarder ailleurs.

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