JO 2024 - La France perd face à l'Espagne - Les notes : Badé et Lukeba ont coulé les Bleus, Akliouche s’est démené

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Plombés par une défense maladroite et dépassée par la vivacité espagnole, les Bleus ont couru après le score. L’entrée d’Akliouche et le réveil d’Olise ont sonné une jolie révolte. Mais cette équipe de France a trop de carences, en particulier son axe Badé – Lukeba. Difficile de s’en sortir en encaissant cinq buts.

Scénario dingue mais crève-coeur : le résumé de la finale des Bleuets perdue face à l'Espagne

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Guillaume Restes : 4

S’il ne peut pas grand-chose sur les deux premiers buts, ses pieds sont coulés dans le béton sur le coup-franc espagnol. Mais pourquoi diable ne tente-t-il rien ? Ses sorties tardives sur les quatrième et cinquième buts n’arrangent pas son cas… Il sort une belle frappe à la 106e minute et dévie une mine sur sa barre juste avant la prolongation. Mais c’est trop peu.
En bref… Passif.

Killian Sildillia : 3

Il a vécu une première période infernale. Délaissé par Olise, il a dû se coltiner Miranda et Aimar Oroz. Il laisse le second centrer tranquillement sur le deuxième but espagnol. Pris par les combinaisons sur son côté, il a trop souvent couru derrière ses adversaires. Il oublie deux fois Miranda dans son dos qui aurait pu plier le match (60e, 96e). 
En bref… Trop tendre.
Remplacé par Rayan Cherki (110e) qui a apporté un peu de folie, sans doute trop tard.

Loïc Badé : 2

Sa responsabilité est engagée sur trois des cinq buts espagnols. Sur l’égalisation, il laisse Fermin Lopez absolument seul. Puis, débordé par la vivacité de Miranda, il provoque le coup-franc du troisième but de la Roja. Globalement, il a souffert face aux petits gabarits vifs et techniques. Et c’est un miracle qu’il ait réussi à finir ce match tant il a commis de fautes. Bien sûr, il a une vraie qualité de passes qui permet de gagner du terrain. Mais derrière, il a souffert. Et c’est lui qui couvre Sergio Camellon (100e) qui ouvre la voie de l’or aux Espagnols. 
En bref… Un calvaire.
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Après l'euphorie, la douche froide pour les Bleus : les 3 buts espagnols pris en 10 minutes

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Castello Lukeba : 2

Lui-aussi a eu un mal fou à se situer face aux attaques espagnoles avant la pause. Il a laissé trop d’espace entre les lignes et il est en retard face à Abel Ruiz sur le deuxième but des champions olympiques. Dans les duels, c’est vraiment du solide et ses impacts ont résonné dans le Parc. Mais il manque son intervention sur le troisième but (100e) et se fait manger à la course sur le dernier but du titre. Ça commence à faire beaucoup.
En bref… A côté de ses pompes.
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Lukeba en grosse difficulté face à l'Espagne aux JO de Paris 2024

Crédit: Getty Images

Adrien Truffert : 6

Il a démarré à contretemps et il laisse Fermin Lopez, complètement libre de son marquage, inscrire tranquillement son doublé. Mais le Rennais, hyperactif ce vendredi, a réagi en seconde période en offrant une solution constante sur son côté. Il a multiplié les bons voire les excellents centres et stimulé un collectif qui avait souffert. Il est un des responsables du spectaculaire réveil bleu. Et sa sortie a cassé la dynamique.
En bref… Quel cœur !
Remplacé par Bradley Locko (90e), qui se fait aspirer sur le quatrième but espagnol.

Manu Koné : 6

Une première à l’envers avec des récupérations mais beaucoup de déchets. Il a surtout ouvert son équipe en canalisant mal ses courses. En revanche, il faudra se souvenir de sa seconde période parce que c’est lui, par son cœur et son talent, qui a réveillé tout le monde et sonné la révolte à l’image de sa percée après un relais avec Kalimuendo (72e). Dans ses projections vers l’avant, Koné a fait mal aux Espagnols et n’a cessé de les enfoncer. Il a piqué du nez pendant la prolongation.
En bref… Une sacrée réaction.
Remplacé par Soungoutou Magassa (105e).

Enzo Millot : 4,5

Il marque un but heureux sur une énorme faute de main de Tenas (12e) mais a eu le mérite de tenter sa chance. De l’activité mais un mal fou à peser dans ses replis défensifs comme la plupart des milieux avant l’heure de jeu.
En bref… Parti fort, il s’est éteint.
Remplacé par Désiré Doué (78e), auteur d’une prolongation pleine d’envie et d’audace, tel qu’on le connaît.
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Un piqué façon coup de poignard : le but du 4-3 pour l'Espagne

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Joris Chotard : 4

Il a d’abord fait le lien entre les deux extrémités du terrain avec une grande disponibilité. Mais très vite, comme le reste du milieu de terrain, il a été submergé par les vagues espagnoles. Dépassé par les événements, il n’a pas su se situer et a laissé des espaces dans son dos. 
En bref… Englouti.
Remplacé par

Maghnes Akliouche : 7

La rentrée qui a tout changé. D’un seul coup, la France a eu la maîtrise de ses actions grâce à sa justesse. Il a enfin fourni ses attaquants en munitions. Sa grosse activité a été récompensée par le but de l’espoir (80e). Lui n’a jamais hésité à couvrir, à réguler, à donner le tempo.
En bref… Pourquoi n’a-t-il pas démarré la rencontre ?

Michael Olise : 6

Il est l’homme le plus important de cette équipe. Olise a quelque chose en plus, quelque chose de spécial et quand il prend la balle, il se passe un truc. Il s’est d’abord distingué par la légèreté de ses replis et son peu de goût pour le combat. Il est d’ailleurs très loin de son homme sur l’égalisation espagnole et laisse un boulevard. Mais à partir de l’heure de jeu, quand il a pris les choses en main, le film du match a basculé. Il trouve Akliouche sur le deuxième français et sonne la révolte. Mais il s’est éteint lors de la prolongation.
En bref… L’or n’est pas autour de son cou mais il en a plein les pieds.

Alexandre Lacazette : 4

C’est son pressing qui perturbe la relance espagnole sur l’ouverture du score. Mais pour le reste, le Lyonnais a vécu un match passif. Dans un match très engagé, il a souffert et manqué de lucidité ou de promptitude dans ses choix. Et on comprend facilement pourquoi Thierry Henry l’a sorti du terrain très rapidement en seconde période. 
En bref… A contretemps.

Remplacé par

Arnaud Kalimuendo (52e) : 5
Il a le mérite de provoquer le penalty qui arrache la prolongation. Mais le Rennais s’est montré beaucoup trop discret. Ses coéquipiers ont eu un mal fou à le trouver et il s’est embourbé dans le trafic. Un manque d’impact évident.
En bref… Effacé.

Jean-Philippe Mateta : 5

Sa présence a d’abord gêné les Espagnols, pris dans les airs par le grand gabarit du Français. Mais ses coéquipiers ont eu du mal à le trouver hormis sur cette tête parfaitement sortie par Tenas (45e). Il manque de clairvoyance sur un service parfait d’Akliouche (67e) mais inscrit le penalty qu’il faut au moment le plus chaud du match (90e).
En bref… Pas au niveau de ses dernières sorties.
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Miracle au Parc des Princes : les Bleus égalisent dans les arrêts de jeu face à l'Espagne

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