Premier League : Tottenham peut donner des leçons à Arsenal

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Comme Arsenal, Tottenham opère une gestion rigoureuse de ses comptes. Mais les Spurs continuent de progresser, au point de sérieusement bousculer les Gunners.

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Crédit: Eurosport

C'est une marotte dont l'exécutif d'Arsenal n'entend pas se départir : la politique sportive et économique des Gunners se retrouvera validée par la pleine entrée en vigueur du fair-play financier. D'ici là, il s'agit de prendre son mal en patience, le club ne luttant pas à armes égales avec la concurrence. Une théorie contestée par une partie des supporters (qui accusent Arsène Wenger et l'encadrement de mal exploiter les ressources du club) et ladite concurrence. À commencer par celle du rival le plus intime des Gunners, Tottenham. Les Spurs ne se permettent pas plus de folies dépensières sur le marché des transferts que leur voisin. Eux aussi prônent le fair-play financier et se financent en partie par la vente de certains de leurs meilleurs actifs. Mais pendant qu'Arsenal s'enfonce dans le marasme sportif, Tottenham n'a de cesse de progresser.
En 2013, l'armoire à trophées des Spurs reste bien moins garnie que celle des Gunners. Depuis 2005 (année de la dernière compétition remportée par Arsenal, une Coupe d'Angleterre), Tottenham n'a ajouté à son palmarès qu'une Coupe de la Ligue (2008) mais ses performances épousent une courbe inverse à celle des Gunners. Il y a huit ans, les Spurs étaient encore une formation de milieu de tableau. Arsenal, un prétendant incontournable au titre de champion d'Angleterre. Aujourd'hui, les deux équipes sont au coude à coude dans la course au podium, Tottenham ayant même pris une légère avance (51 points contre 47 pour Arsenal). Si bien que l'ailier gallois des Spurs Gareth Bale peut clamer haut et fort : "Tottenham est meilleur qu'Arsenal."
Arsenal a pourtant les moyens
Recruté par Tottenham avant même ses 18 ans, Gareth Bale aurait pu signer à Arsenal. Il avait le profil de ces jeunes talents qu'Arsène Wenger aime couver. Près de six ans plus tard, il est devenu l'un des joueurs les plus décisifs d'Europe (9 buts sur ses 7 derniers matches toutes compétitions confondues). L'illustration même de la réussite des choix de Tottenham ces dernières années. Cet hiver encore, les Londoniens ont encore probablement réalisé un autre coup de maître pour les années à venir, en recrutant le jeune meneur de jeu allemand Lewis Holtby pour moins de deux millions d'euros. Avec Adebayor (5,8M) ou Van der Vaart (9,2M), Tottenham a également su s'attirer à bas prix des joueurs capables d'offrir immédiatement un rendement apprécié.
Pour Arsenal, c'est bien là que le bât blesse. Le club reste une formidable pépinière dont les talents irriguent les plus grands clubs européens, de Manchester (Van Persie à United, Nasri et Clichy à City) à Barcelone (Fabregas et Song). Mais les Gunners ne parviennent pas à recruter les joueurs qui lui permettront de retrouver les sommets. Pourtant, ils en auraient les moyens. Les derniers résultats financiers annoncés font état de 141 millions de réserve. De quoi offrir une certaine marge de manœuvre à Arsène Wenger pour l'été prochain. Parmi les joueurs déjà annoncés vers Londres, Stevan Jovetic ou encore Mario Götze. Du jeune, du talentueux. Du gagnant ?
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