Eurosport

Après ses débuts ratés à Tottenham, Moussa Sissoko compte bien retrouver son second souffle

Après ses débuts ratés chez les Spurs, Sissoko compte bien retrouver son second souffle

Le 28/12/2016 à 00:42

PREMIER LEAGUE - Recruté 35 millions d'euros l'été dernier, Moussa Sissoko n'a pas répondu encore aux attentes de Mauricio Pochettino, son nouveau coach à Tottenham, mais le finaliste de l'Euro 2016 semble monter doucement en puissance. Il aura peut-être l'occasion de le prouver ce mercredi face à Southampton (20h45).

"Vous engagez un joueur dont vous attendez des choses et finalement vous n'avez pas ce que vous espérez." Le mois dernier, Mauricio Pochettino n'a pas pris de pincettes pour secouer sa recrue star de l'été dernier. Tottenham a arraché Moussa Sissoko à Newcastle lors du dernier jour du mercato en signant un chèque de 35 millions d'euros. Jusqu'à présent, l'international tricolore n'a pas répondu totalement aux attentes de son nouveau coach. "Sissoko doit travailler davantage et me montrer à l'avenir qu'il mérite d'être dans l'équipe", a lâché Pochettino dans le Guardian.

Ce mercredi (20h45), les Spurs boucleront la 18e journée de Premier League par un déplacement à Southampton. Moussa Sissoko n'est pas certain de faire partie du onze de départ mais signe encourageant, il a participé aux quatre dernières rencontres de championnat (1 titularisation et 3 entrées en jeu), distillant au passage ses deux premières passes décisives face à Swansea et à Burnley et réalisant sa meilleure performance de la saison face à Hull (3-0).

Il a raté les chocs face à Arsenal et Chelsea

Cette montée en puissance ne peut pas encore effacer une première partie de saison en demi-teinte. L'ex-joueur de Newcastle a vécu une fin d'été pénible après la finale de l'Euro 2016. Annoncé un jour au Real Madrid, l'autre au PSG, l'ancien Toulousain a dû attendre le 31 août, soit la deadline du mercato, et un aller-retour express en Angleterre à la veille d'un match amical des Bleus en Italie pour conclure son arrivée à Tottenham.

A court de préparation physique après avoir couru seul tout le mois d'août lors des entraînements des Magpies, le Français de 27 ans a déçu les supporters des Spurs lors de ses premières sorties sous son nouveau maillot, loin des souvenirs laissés par son match énorme face au Portugal à l'Euro. Il ne s'est pas non plus aidé en assénant un coup de coude à un joueur de Bournemouth le 22 octobre, puni par trois matches de suspension. Sissoko a ainsi raté le derby face à Arsenal et Pochettino l'a laissé à la maison los du choc face à Chelsea. Incontournable à Newcastle où il portait le brassard de capitaine, il doit désormais se faire une place au sein d'un effectif très fourni (Alli, Dembélé, Eriksen, Wanyama, Son et Lamela).

Moussa Sissoko ne cherche pas d'excuses pour expliquer ses débuts plus que moyens à Londres. Mais il a par exemple été étonné par l'intensité des entraînements concoctés par Pochettino. Celui qui a participé aux 11 derniers matches de l'équipe de France n'a pas été vexé par l'avertissement lancé par son coach : "Il a dit ce qu'il avait à dire. Ça ne change rien pour moi car je continue à donner le meilleur de moi-même aux entraînements. Je sais ce que je peux apporter à l'équipe. Je connais mon niveau. J'ai juste besoin d'un peu de temps supplémentaire."

Hors de question pour lui de s'en aller au bout de quatre petits mois contrairement aux rumeurs de la presse anglaise, qui évoque un échange avec Ross Barkley, l'international anglais d'Everton, pendant le mercato hivernal. Sissoko a beaucoup discuté avec son entraîneur et tout son staff pour tenter de corriger les imperfections de son jeu dans les différents systèmes de Pochettino. Il ne cache pas être plus à l'aise en participant davantage au jeu derrière Harry Kane plutôt que collé à la ligne de touche en pur ailier. Mais pour combler les treize points qui séparent les Spurs du leader Chelsea (avec un match en moins) lors des prochaines semaines, la polyvalence du Tricolore pourrait se révéler très utile à son coach. Et ça, Didier Deschamps l'a compris depuis bien longtemps chez les Bleus.

0
0