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Aston Villa - Manchester United (0-3) - 453 jours plus tard : Pogba, libéré et délivré
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Publié 09/07/2020 à 23:57 GMT+2
PREMIER LEAGUE – Buteur pour la première fois depuis plus d’un an, Paul Pogba a récolté les fruits d’un retour réussi ce jeudi face à Aston Villa (0-3). Le nouveau visage de Manchester United lui offre de nouvelles perspectives et des ambitions qui collent enfin à son statut.
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14 mois. 14 mois et des poussières, 453 jours pour être tout à fait exact. Voilà bien longtemps que Paul Pogba n'avait plus marqué. Plus d'un an. A l'échelle de celui qui tourne à plus de dix buts par saison, l'attente fut interminable. Et il fallait le voir tout sourire ce jeudi lors de la victoire sur la pelouse d'Aston Villa (0-3) pour comprendre la frustration nourrie par les blessures, l'interminable convalescence et les prestations franchement moyennes. Paul Pogba va beaucoup mieux. Merci pour lui. Et ce but récompense une séquence franchement emballante du champion du monde.
Sa frappe n'est pas sans rappeler son but à Moscou, face à la Croatie, en finale du dernier Mondial. Entrée de la surface, sang-froid, plat du pied, petit filet. Et pour célébrer la troisième réalisation mancunienne du soir, il ne pouvait pas faire autrement que de tomber dans les bras de Bruno Fernandes. Passeur décisif, le Portugais est la principale raison pour laquelle Pogba est redevenu Pogboom. Leur complémentarité technique saute aux yeux. Le Français avait quitté les terrains au mois de décembre flanqué de Fred, McTominay et Lingard. Il les a retrouvés en compagnie de Matic et Bruno Fernandes. Entretemps, Mason Greenwood a émergé.
Nouveau casting, nouvelles espérances
Un casting qui accompagne une renaissance inattendue après six mois de repos forcé. Depuis qu'il a retrouvé les terrains et sa cheville, il s'est libéré d'un spleen qui enveloppait ses sorties d'un épais brouillard. Si son talent n'a jamais vraiment été remis en cause, son dévouement corps et âme aux Red Devils posaient question. Pogba est un sentimental et conçoit d'abord son métier comme un jeu. Et c'est d'abord le plaisir qui le guide. José Mourinho, des performances en dents de scie, un corps qui le trahit : rien n'allait pour celui qui ne rêvait que d'une chose, revenir là où tout avait commencé et finir le travail. En juin 2019, il officialisait ses envies d'ailleurs, séduit par un Zinedine Zidane qui n'a cessé d'en faire son objectif au Real.
Mais Manchester enchaine enfin les résultats (quatre victoires de suite avec plus de trois buts d'écart, une première en Premier League depuis 1987). Il n'y avait qu'à le voir distribuer des transversales millimétrées ce jeudi pour comprendre qu'il avait retrouvé son influence dans l'entrejeu. "Nous jouons beaucoup plus en équipe qu'avant, nous attaquons et nous défendons ensemble, l'équipe est plus forte", témoignait-il cette semaine sur le site officiel de son club. La Ligue des champions est à portée de fusil et pour la première fois depuis bien longtemps les ambitions de la Pioche semble coller avec celles de son club.
Une prolongation plutôt qu'un départ
Un départ vers le Real Madrid n'est d'ailleurs plus franchement à l'ordre du jour. La crise est passée par là, certes, mais cette belle fin de saison a surtout permis à Pogba de s'imaginer un futur à Manchester. Si son contrat s'achève dans un an, la presse anglaise croit savoir qu'une prolongation est bien plus envisageable qu'un départ. Alors qu'il semblait possible de ne plus le revoir sous le maillot rouge, Pogba semble désormais plus épanoui que jamais. 453 jours, l'attente fut longue. Mais cela valait visiblement le coup d'attendre.
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