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Avec Kevin de Bruyne, héros face à Newcastle, Manchester City n'est plus le même
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Publié 13/01/2024 à 22:41 GMT+1
Il a joué moins de 30 minutes, pourtant, ce match porte à jamais son empreinte. Kevin de Bruyne a enfilé le costume du héros samedi à St James' Park, pour sortir Manchester City de l'impasse face à Newcastle (2-3). Un but d'abord, une passe décisive comme lui seul sait les faire ensuite, et un rappel qui s'impose comme une évidence : lorsqu'il est là, les Skyblues sont encore plus forts.
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Video credit: Eurosport
Personne ne s'y est trompé. Ni le réalisateur, ni Pep Guardiola, ni ses coéquipiers. Quand M. Kavanagh a sifflé la fin de la rencontre à St James' Park samedi soir, tout le monde s'est précipité sur Kevin de Bruyne. Un petit attroupement bleu ciel s'est formé au milieu de la pelouse, célébrant comme il se doit la majestueuse performance du Belge. Depuis le 11 août, il n'avait plus joué en Premier League avec Manchester City, 30 minutes lui ont suffi pour rappeler à quel point il leur avait manqué.
Deux fois décisif, deux fois extraordinaire
Entré à la 68e minute de jeu, alors que son équipe tambourinait sur le but de Martin Dubravka pour refaire son retard (Newcastle menait 2 buts à 1), le rouquin des Skyblues a pris les choses en main. Il a d'abord marqué (73e), d'une frappe à ras-de-terre comme il les affectionne, parfaitement placée bien qu'assez peu puissante.
Puis, dans le temps additionnel, il a offert une somptueuse passe décisive à un autre entrant, Oscar Bobb (90+1e). Auteur d'un enchaînement admirable pour conclure, le Norvégien sait pertinemment qu'il a été servi par le maître en la matière. "Je l'ai remercié après. Il est le seul au monde à pouvoir faire ça." Le seul à savoir forcer le verrou quand Manchester City semble bloqué, le seul à savoir faire basculer un grand match, même lorsque son sort semble scellé. Aucun joueur de Manchester City n'avait réussi à marquer et à signer une passe décisive en sortie de banc depuis dix ans, et Sergio Agüero en janvier 2014, rappelle Opta.
Décisif, crucial même, Kevin de Bruyne aura autant marqué la rencontre par ses gestes pour forcer la décision, que pour le visage qu'il donne a toute son équipe. A peine entré, tout City n'a plus juré que par lui, maître à penser et à distribuer du champion d'Europe en titre. "KDB" a comme aimanté le jeu, touchant 35 ballons en autant de minutes passées sur le pré. Soit autant ou plus que toute la ligne offensive de Newcastle sur l'ensemble de la rencontre.
Euphorique au coup de sifflet final, Pep Guardiola a préféré verser dans le sarcasme une fois la pleine conscience recouvrée. "Je suis agacé avec Kevin, parce que sa première touche était un coup franc et il ne l'a pas marqué", s'est amusé le coach catalan devant TNT Sports.
Et pourtant, il est encore loin d'être à 100%...
Tout sourire, le Belge n'en menait pourtant pas large après la victoire. "Je sais que je ne suis pas capable de faire cela pendant 90 minutes encore. Je le sens dans mes poumons, surtout avec le froid." Si les rumeurs bruissaient autour d'une potentielle titularisation du maître à jouer des Cityzens avant la rencontre, lui-même sent qu'il doit encore progresser physiquement pour retrouver ses standards.
"Je me suis gravement blessé, j'avais besoin de temps. J'ai pris du plaisir, savourait le Belge après la rencontre devant TNT Sports. Je crois que c'était plus de la force de volonté que n'importe quoi d'autre, ce soir." C'était aussi le retour aux affaires éclatant d'un joueur hors du commun. De ceux à qui le jeu manque, mais qui plus encore manquent au jeu. Et avec lui, Manchester City, déjà si costaud, devient irrésistible.
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