Domenech : "Aérer le jeu"

Pour battre Chypre, marquer beaucoup de buts et espérer se qualifier pour la Coupe du monde, Raymond Domenech estime que les Bleus ne devront pas tomber dans le "hourra football". Malgré l’aspect couperet de la rencontre, le sélectionneur de l’équipe de F

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Crédit: Eurosport

RAYMOND DOMENECH, à quelques heures de France-Chypre, comment vont vos joueurs ?
R. D. : Mardi, j'ai enfin dirigé une séance d'entraînement avec tous mes joueurs sur le terrain. C'est déjà une première victoire. Pour organiser une séance, c'est bien mieux, même s'ils ne sont pas à 200%.
Mercredi soir, sachant que vous devrez marquer, allez-vous aligner une formation plus offensive ?
R. D. : Je n'aime pas ça. Je n'apprécie pas cette notion de formation plus offensive. Il y a un état d'esprit qui fait que l'on attaque ou pas. Une équipe plus offensive, je ne sais pas ce que ça veut dire. On ne va pas aligner six attaquants. Il faut que l'équipe aille de l'avant.
Avez-vous, avec les joueurs, digéré le match de samedi en Suisse (1-1) ?
R. D. : Moi oui. Eux aussi. Ils y ont pensé mais c'est désormais fini. Logique. Depuis, ils ont vu les images du match de l'équipe de Chypre face à l'Irlande et ont également remarqué que les Chypriotes avaient posé beaucoup de problèmes aux Irlandais.
Comment sentez-vous l'atmosphère autour de l'équipe de France ?
R. D. : Bonne. Je me limite à ce qu'il se passe autour du château de Clairefontaine. Ça s'arrête là. Je ne m'imprègne pas des événements extérieurs, ni des médias... Cela me permet de garder un jugement sain.
Avez-vous pensé qu'en cas de coup dur mercredi face à Chypre, cette rencontre pourrait être votre dernière à la tête de l'équipe de France ?
R. D. : Je ne me préoccupe pas de l'après. Chaque match a sa vérité. Pour tout vous dire, je dors bien à Clairefontaine. Quand on est dans l'action, on ne pense pas aux conséquences.
Au Stade de France, vous allez certainement affronter une équipe recroquevillée sur son but. Qu'allez-vous dire à vos joueurs ?
R. D. : Je vais leur dire de jouer vite. Surtout ne pas tomber dans le "hourra football" et ne pas balancer des ballons dans la surface. Il faudra aérer le jeu. Les Chypriotes, je les ai vus face aux Irlandais et j'ai pu me rendre compte qu'ils avaient évolué. L'Irlande peut s'estimer heureuse de s'en être sortie.
80 000 spectateurs vous attendent mercredi. Le Stade de France sera plein. Qu'attendez-vous du public dionysien ?
R. D. : D'être un vrai supporter. Il faudra nous encourager. Eux sauront ce qu'il se passe à Dublin et nous aussi par conséquent. Le public aura un vrai rôle d'acteur. Pour ma part, ce n'est qu'à dix minutes de la fin que je me préoccuperai de l'autre match. Peut-être pour gérer ou marquer. Mais avant cela, pas question de faire de calcul.
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