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Par ici le Mondial !
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Publié 13/10/2005 à 10:00 GMT+2
Mercredi, l'équipe de France s'est qualifiée pour la Coupe du monde 2006 en battant Chypre (4-0) au Stade de France, lors de la dernière journée des éliminatoires de la zone Europe. Les hommes de Raymond Domenech terminent premiers du groupe 4 grâce au ma
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Crédit: Eurosport
FRANCE - CHYPRE : 4-0Buts : Zidane (29e), Wiltord (32e), Dhorasoo (44e) et Giuly (84e)
Première période : Et 1, et 2, et 3-0
Enfin ! L'équipe de France a décroché son billet pour la dix-huitième Coupe du monde de l'histoire. Vainqueurs de Chypre (4-0), les Français ont tremblé jusqu'au bout, alors que la Suisse poussait en Irlande pour décrocher le précieux sésame. Finalement, les Helvètes sont restés à quai (0-0) et disputeront les barrages au mois de novembre, permettant aux Bleus de mettre fin à une malédiction qui durait depuis vingt ans et qui voulait que l'Equipe de France ne dispute pas une Coupe du monde sans y être conviée en tant qu'organisateur (1998) ou en tant que tenante du titre (2002).
On respire d'autant plus que sans remonter deux décades, il suffit de revenir treize mois en arrière et de se replonger dans les souvenirs de Thorshavn où, par une rude fin d'après-midi, les Bleus avaient peiné pour battre les Iles Féroé (0-2). Depuis, l'eau a coulé sous les ponts, la Sainte Trinité Zidane-Thuram-Makelele a repris du service. Apportant à l'équipe de France une forme d'assurance. Pas suffisante pour survoler la fin des éliminatoires mais assez pour se qualifier. Et c'est bien là l'essentiel.
Emmenée par un quatuor offensif composé de Wiltord, Govou, Cissé et Zidane, l'équipe de France ne tarde pas à se montrer dangereuse. Par l'intermédiaire d'une inspiration de son capitaine qui, d'une demi-volée de quarante bons mètres, est proche de tromper Morfis (2e). Plus en jambes que samedi, les Bleus partent à l'abordage du but chypriote. Un peu trop.
Décidés à jouer et ne pas subir, les insulaires jouent les coups à fond. Et il faut même une bonne sortie de Coupet devant Yiassoumi (6e) pour éviter le pire. Confondant parfois vitesse et précipitation, les Bleus se créent des occasions mais laissent des espaces dans leur dos. Heureusement, les visiteurs n'en profitent pas. De l'autre côté du terrain, Govou tente une demi-volée. Au-dessus (17e). Même chose pour Cissé en un-contre-un avec Morfis (22e). Vendangeant les occasions, les Bleus commencent à douter d'autant que Patrick Vieira, touché, doit les quitter et laisser sa place à Alou Diarra (25e).
Zidane va ouvrir le festival. A la réception d'un centre de Sagnol, le capitaine prend le temps de contrôler de la poitrine et enchaîne du droit dans les six mètres (1-0, 29e). Le Stade de France exulte. Et remet ça trois minutes plus tard. Après une nouvelle occasion manquée par Cissé (30e), Wiltord double la mise d'une subtile pichenette du droit (2-0, 32e). Avec deux buts d'avance, les hommes de Raymond Domenech se libèrent totalement. Sauf Cissé qui rate encore une énorme occasion (41e). Vikash Dhorasoo rattrape le coup en battant Morfis d'un bel extérieur du droit. Bien servi par Wiltord, le Parisien marque son premier but "international" (3-0, 44e).
Seconde période : L'attente et la délivrance
La tête dans le sac après quarante-cinq premières minutes riches en occasions ratées, Djibril Cissé revient sur la pelouse avec la ferme intention de participer à la fête offensive. C'est d'ailleurs le "Scouser" qui force Morfis à un premier arrêt (47e). Héros à Berne, l'ancien de l'AJA passe complètement à côté. Ses coéquipiers tentent de le réconforter. Mais rien n'y fait. Les minutes passent, le rythme baisse. Raymond Domenech décide de lancer Ludovic Giuly dans le grand bain (60e).
Sylvain Wiltord sorti, Sidney Govou passe à gauche et est proche de battre Morfis d'une belle frappe enroulée du droit (71e). En cette seconde période, le Lyonnais est omniprésent. C'est lui qui offre une nouvelle balle de but à un Cissé toujours aussi malheureux (83e). Le temps de lever les yeux au ciel et l'attaquant de Liverpool sert Zidane pour une action d'école. Dans la surface, le Madrilène remet sur le Barcelonais Giuly, laissé seul aux six mètres (4-0, 84e). Les 80 000 spectateurs jubilent.
Et explosent quelques minutes plus tard lorsqu'ils apprennent que la Suisse n'est pas parvenue à gagner à Lansdowne Road. Les Bleus peuvent commencer à sourire. Raymond Domenech aussi. L'équipe de France sera au Mondial. Ce fut dur. Mais que c'est bon !
LA DECLA : Raymond Domenech (France)
"C'est un vrai bonheur mais ce n'est qu'une étape. C'est ce qu'on voulait tous. Il n'y a qu'à regarder la joie dans le vestiaire. Ce n'est pas la joie exubérante mais une vraie joie intérieure. L'avenir c'est une petite coupe de champagne et après la préparation de la Coupe du monde dès lundi. Il faudra prendre les bases de 1998 et construire petit à petit, avec enthousiasme et envie. Ce sont les joueurs qui se sont qualifiés. Un grand bravo à tous. Si je serai en Allemagne ? Quoi qu'il arrive j'y serai."
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