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Place à Chypre
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Publié 11/10/2005 à 07:00 GMT+2
Après la déception de Berne, les joueurs de l'équipe de France doivent oublier et repartir du bon pied. Mercredi face à Chypre, les hommes de Raymond Domenech ont une qualification à décrocher. La Coupe du monde 2006 passe par une remobilisation des jambe
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Si le voyage victorieux en Irlande (0-1) avait marqué les esprits et l'équipe de France au début du mois de septembre, la soirée de samedi semble avoir également laissé des traces dans les têtes bleues. Malmenés par une étonnante formation suisse et proches de la rupture à certains moments, les joueurs et Raymond Domenech n'ont pas caché leur amertume une fois la partie terminée. Claude Makelele - qui sera suspendu mercredi - a parlé de "déception " tandis Grégory Coupet est allé jusqu'à qualifier l'atmosphère du vestiaire de "glauque".
Si le portier de l'Olympique Lyonnais exagère sans doute un peu sur l'ambiance d'après match, nul doute que les Bleus ont dû ruminer leur désillusion durant de longues heures. Désormais, l'essentiel est d'oublier. "L'objectif, c'est de laisser de côté ce match contre la Suisse, et penser à la rencontre qui arrive contre Chypre, lance Florent Malouda. Il est très important. Il faut le gagner, ne pas se poser de question". Même son de cloche du côté du sélectionneur national. "La déception est logique. Tout le monde l'a ressentie après le match car on pouvait se qualifier directement. Ce qui compte, c'est maintenant de vite se projeter sur le match de mercredi contre Chypre." Un impératif.
Rien d'irrationnel
Néanmoins, les Bleus n'ont pas à rougir et encore moins à paniquer : la route vers l'Allemagne est toujours grande ouverte. Après tout, il suffit d'une victoire au Stade de France, couplée à un succès ou à un nul des Irlandais face aux Suisses, pour s'envoler vers la dix-huitième Coupe du monde de l'histoire. Un scénario loin d'être irrationnel. A condition de se remettre d'aplomb d'ici mercredi. Aussi bien sur le plan physique que psychologique.
"Durant la semaine de préparation, nous n'avons pas pu faire un entraînement au complet. Ce n'est jamais évident pour préparer un tel match." Raymond Domenech résume parfaitement la situation. Avec Zinédine Zidane et Lilian Thuram diminués et à court de compétition ou de préparation, les Français ont peiné samedi. Ajoutez à cela que Patrick Vieira, autre cadre de l'équipe de France, n'était pas dans son assiette et l'on comprend mieux les difficultés rencontrées par les doubles champions d'Europe (1984, 2000).
Les présences rassurantes
"Je savais que cela allait avoir des conséquences sur le jeu. Quand on n'a pas joué depuis un mois, on est forcément moins bien. Mais je sais en quoi il nous est utile." Il est vrai que le sélectionneur national aurait pu - ou dû - changer ses plans et faire entrer des joueurs à 100%. Mais ne plus avoir les présences rassurantes de Zidane ou Thuram sur le terrain changent beaucoup de choses. Dans les têtes notamment.
Des têtes qui s'étaient toutes imaginées que la qualification serait dans la poche dès samedi. Durant toute la semaine qui a précédé Suisse-France, les membres de l'équipe de France ont, à l'unisson, répété que leur objectif était de se qualifier à Berne et que le rendez-vous chypriote restait flou dans leur esprit. A l'image de Vikash Dhorasoo qui confiait mardi dernier se concentrer " sur le match de la Suisse et pas encore sur Chypre." Avant d'ajouter : "Même si on prépare les deux matches, on se focalise sur samedi." Raté.
C'est donc sur la réception de Chypre, mercredi, qu'il faut se focaliser. Afin de donner raison à Claude Makelele qui " n'imagine même pas que l'équipe de France ne soit pas en Allemagne ". Dans un Stade de France plein à craquer (tous les billets ont été vendus) et qui attend la première victoire des Bleus à Saint-Denis depuis le 6 juin 2004 (France-Ukraine : 1-0), les Bleus doivent en terminer. Car ce qui est long n'est pas toujours bon.
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