C'est dans la poche !

L'Australie s'est qualifiée pour le Mondial 2006 à l'issue des tirs au but face à l'Uruguay (1-0, 4-2 tab), mercredi à Sydney, lors des barrages retour. Les Socceroos de Guus Hiddink participeront ainsi à la deuxième phase finale de leur histoire après la

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AUSTRALIE - URUGUAY : 1-1 (4-2 tab) (Aller : 0-1)But : Bresciano (35e)
Première période : Kewell, le bon coup de Hiddink
Est-ce l'effet Guus Hiddink ? Après quatre échecs successifs, l'Australie est enfin parvenue à franchir les barrages sous la houlette du sélectionneur néerlandais, arrivé aux commandes seulement en juillet 2005. Une qualification quasi-historique puisque le pays n'avait plus connu une phase finale de Coupe du monde depuis 1974. Pourtant, la tâche était loin d'être facile après la défaite concédée à Montevideo le week-end dernier (1-0). Un court avantage dont l'Uruguay n'aura donc pas su profiter. Dès les premières minutes, c'est pourtant la Celeste qui donnait des frissons aux 83.000 supporters du Telstra Stadium mais l'avertissement était sans frais.
Comme on pouvait le pressentir, le match était très disputé, les fautes étant plus nombreuses que les occasions de but. Privés de Diego Forlan et Javier Chevanton, les deux meilleurs buteurs de la sélection lors des éliminatoires, les Uruguayens pouvaient toutefois compter sur Alvaro Recoba pour créer le danger. Mais le milieu de l'Inter n'était pas en réussite (13e, 20e). Hiddink tentait alors un coup de poker en lançant Harry Kewell dès la demi-heure de jeu (32e). A peiné entré en jeu, le joueur de Liverpool créait le danger et transmettait, avec un peu de chance, un ballon de but à Marco Bresciano qui ne laissait aucune chance à Carini (34e, 1-0). Assommés, les Uruguayens répondaient par l'agressivité et les cartons pleuvaient.
Seconde période : L'Australie à l'attaque
Au retour des vestiaires, la Celeste montrait un semblant de réaction. Mais la tête piquée de Richard Morales, sur un corner de Recoba, passait au-dessus du but (50e). Tim Cahill lui répondait dans la foulée mais sa reprise était déviée à côté du poteau (53e). On devait toutefois en être quitte pour les occasions. Dans un match toujours aussi haché mais désormais largement dominé par les locaux, les deux équipes peinaient à s'approcher du but adverse, sans doute par peur de se découvrir. L'entrée de Marcelo Zalayeta à la place d'Alvaro Recoba, n'y changeait rien côté uruguayen.
Il fallait attendre les toutes dernières minutes pour que le match s'emballe afin de forcer la décision. Mais, à court physiquement après plus de 20 heures de voyage, les troupes de Fossati laissaient les initiatives à l'Australie, poussée comme jamais par son public. Mais Kewell, qui butait face à Carini (81e), ou Chipperfield, qui tergiversait trop dans la surface (85e), manquaient deux belles occasions de tuer le match. Direction les prolongations.
Prolongations : Morales et Zalayeta peuvent s'en vouloir
Devant la nécessité d'inscrire un but qui aurait sans doute été synonyme de qualification, l'Uruguay trouvait des ressources pour se lancer à l'assaut du but australien. Une frappe puissante de Varela (97e) ou une reprise de Sosa (101e) passaient ainsi tout près du cadre. Si les Aussies réagissaient par Viduka (115e) ou Skoko (116e), Morales rataient même le but de la qualification. Le géant de Malaga ne pouvait que se prendre la tête entre les mains après avoir vu sa frappe passer juste devant le but (117e). Zalayeta n'était pas en reste. Seul face au gardien, le Turinois adressait une tête trop molle que Schwarzer pouvait capter sans problème (118e).
Tirs au but : Schwarzer impérial
Mark Schwarzer, le portier australien, allait d'ailleurs avoir d'autres occasions de s'illustrer lors de l'épreuve des tirs au but. Car, si le capitaine Viduka manquait le cadre, Schwarzer repoussait les tirs de Dario Rodriguez et Zalayeta, propulsant l'Australie vers la 2e phase finale de son histoire. Le pari était réussi pour Guus Hiddink qui retrouvera également la Coupe du monde après avoir emmené la Corée du Sud jusqu'en demi-finale en 2002.
LA DECLA : Guus Hiddink (Australie)
"C'était un énorme défi, parce que nous n'avons pas eu beaucoup de temps pour nous préparer. Je n'ai eu que quelques semaines pour travailler avec les joueurs. Mais quand j'avais commencé à travailler avec eux, en août aux Pays-Bas, j'avais vu un groupe très motivé par l'idée d'aller, 32 ans après, en Allemagne pour la Coupe du monde."
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