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Publié 10/09/2002 à 11:18 GMT+2
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On ne peut pas encore parler de match couperet. Et pourtant. Cette rencontre face à la Serbie revêt quelques enjeux des plus importants. D'abord, et surtout, sur un plan comptable, une victoire devient cruciale. Les Bleus ont grillé un joker en Autriche (3-1), une nouvelle défaite ferait tâche et accuser un retard de six points sur un adversaire tel que la Serbie pourrait rapidement devenir un handicap insurmontable dans la course à la Coupe du monde sud-africaine. "Toutes les défaites font mal. Il faut savoir rebondir et tourner la page (...). On sait que ça ne va pas être facile", prévient Thierry Henry.
Ce match doit également permettre de soigner l'image des joueurs après la déroute en Autriche (3-1) et celle des décideurs après la reconduction du sélectionneur. Raymond Domenech avait l'obligation de rendre une copie propre à l'issue des trois premiers matches de qualification. Après le bal tragique à Vienne, il ne reste plus que la Serbie et Roumanie-France le 11 octobre pour convaincre qu'il est encore l'homme de la situation. Pour lui aussi, il y a urgence. La France n'a remporté aucun de ses cinq derniers matches officiels et reste même sur trois défaites en compétition. Pour couronner le tout, elle a encaissé 11 buts lors de ses quatre dernières sorties. Mais le sélectionneur des Bleus ne préfère pas dramatiser une situation suffisamment critique : "Tout ce qui se passe à l'extérieur n'est jamais anodin. Mais c'est presque bon signe, car à chaque fois que l'équipe de France a fait de très grands résultats, il y avait une atmosphère semblable."
Dès lors sur quels hommes va s'appuyer le sélectionneur des Bleus pour sortir les vice-champions du monde de leurs doutes ? Fantomatique en Autriche, Mexès devrait céder sa place dans l'axe à Eric Abidal alors que Gaël Clichy retrouverait le côté gauche de la défense au détriment de Patrice Evra. Enfin, l'animation offensive devrait être repensée. Thierry Henry, seul en pointe, comptera sur le soutien de Sidney Govou à droite, Karim Benzema à gauche alors que Yoann Gourcuff occuperait l'axe.
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