Ce n'est pas un match comme les autres. C'est bien plus que cela. Au bout, il y a un ticket pour la Coupe du monde 2022. Rien que cela justifie le statut de match à part. Mais en plus, cette rencontre peut priver Cristiano Ronaldo d'un Mondial, et la réciproque est vraie. Car ne pas avoir le quintuple Ballon d'or âgé de 37 ans à la plus grande fête du football planétaire serait un petit tremblement de terre et marquerait un tournant.
Depuis le début de sa carrière internationale, en 2003, CR7 n'a jamais manqué de tournois majeurs. Et dire qu'il n'a pas envie que cela commence maintenant est un doux euphémisme. Il est clairement mort de faim avant de défier la Macédoine du Nord. "Pour nous, ce match, c'est une question de vie ou de mort, a-t-il lancé en bon capitaine. Nous affrontons la Macédoine et, bien sûr, les gens pensent que ce sera un adversaire plus facile. De mon point de vue, ce sera un match extrêmement difficile car si les Macédoniens sont ici c'est qu'ils l'ont mérité. Mais si le Portugal est à son meilleur niveau, il bat n'importe quelle sélection au monde".
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C'est d'autant plus vrai avec un Cristiano Ronaldo avec le couteau entre les dents, ce qui est le cas. Bien conscient que sa carrière est plus derrière que devant lui, le serial-buteur portugais reste avide de marquer l'histoire du football. Et la Coupe du monde – l'un des rares trophées à ne pas avoir fini dans son escarcelle -, est un rendez-vous à ne pas manquer à ses yeux. S'il va au Qatar, le meilleur buteur mondial des sélections (115) et récent recordman de buts dans l'histoire du football (807) disputerait en plus sa cinquième phase finale de la plus grande des compétitions de football et entrerait dans un cercle très fermé, encore une fois. De quoi le motiver encore un peu plus peut-être si c'est possible pour ce compétiteur d'exception qui ne semble jamais rassasié.

Cristiano Ronaldo

Crédit: Imago

Celui qui va décider de mon futur, c'est moi
Muet face à la Turquie (3-1) jeudi dernier – comme lors de ses trois dernières sélections -, Cristiano Ronaldo sera donc à surveiller comme le lait sur le feu par les défenseurs macédoniens. Auteur de six buts en huit rencontres lors des qualifications pour la Coupe du monde, CR7 ne risque en plus pas de subir la pression. C'est même l'inverse. Il risque de s'en nourrir tant il aime ça, comme il l'a déjà montré à de multiples reprises. Dans le passé, il a ainsi déjà brillé dans ces matches de barrages. En 2011, il avait planté deux buts contre la Bosnie-Herzégovine (0-0, 6-2) pour permettre à la Seleção d'aller à l'Euro 2012. Et en 2013, il avait régalé le Portugal avec quatre réalisations contre la Suède (1-0, 2-3) pour s'offrir un billet pour le Mondial brésilien. Tout un pays espère qu'il va poursuivre cette formidable habitude mardi.
En attendant de voir s'il répond encore aux espoirs de son peuple, le challenge lui donne en tout cas l'eau à la bouche. "Je vais vous dire quelque chose de sincère. Hier, je me suis couché en pensant à ça : j'aimerais que l'hymne débute, puis qu'ils coupent le son et que l'on chante tous, joueurs et supporters. Pour voir la "garra", l'énergie positive. J'appelle à faire ça. Parce que je suis certain que si le soutien est aussi bon ou meilleur que celui de jeudi, on gagnera le match", a-t-il lancé lundi. Et n'allez surtout pas lui parler de dernier Mondial, ou d'une possible fin à quelque chose suite à cette rencontre. "Celui qui va décider de mon futur, c'est moi, a-t-il annoncé. Si j'ai envie de jouer davantage, je joue, si je n'ai pas envie, je ne joue pas. Point final." Le ton est donné.
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